MUTATIONS
Nombre de repiquages. Progression des mutations. Coexistence de différents types de plages.
Nous avons déjà dit que les repiquages, en milieu liquide, des différentes souches, favorisaient les mutations rapides. Les mutations sont beaucoup plus lentes avec les repiquages sur gélose, nous en avons pourtant constaté au bout de quelques mois. Les caractères des mutants ont été seulement observés à un double point de ‘vue : le pouvoir pathogène et les réactions aux phages. Pour la souche 0, par exemple, le pouvoir pathogène était tel que l’on provoquait la mort de la souris en six à huit jours avec 200 germes administrés par voie intrapéritonéale; il nous a fallu par la suite administrer des doses plus importantes de germes, de l’ordre de 1.000 à 2.000, pour observer la mort dans le même laps de temps. Le second point intéressant est que nous avons vu l’aspect des plages du phage D 4, sur la souche, varier au fur et à mesure des mutations chez celleci. Initialement, ce phage donnait, sur la souche 0, des plages moyennes et.bien percées, puis, au bout d’un certain temps, un mélange de plages moyennes et de grandes plages avec auréole; ensuite, seulement, des grandes plages avec auréole. Il s’agissait toujours du même phage, ce que nous avons prouvé en faisant des prélèvements sur des plages différentes : à partir de chacun, on obtenait toujours, sur un nouvel étalement, les deux types de plages. R. WaHL et
L. BLUM-EMERIQUE ont montré que l’ phage S 13 sur la souche Y6Re mutations dans la souche.
phénomène.
aspect des plages du st fonction du degré des Nous observons ici le même