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Pour chaque phage, on étale sur une boîte la même quantité connue de germes et V gouttes de chaque phage. Les boîtes sont ensuite portées à l’étuve pendant trois jours avant de faire la numération des colonies, car celles-ci sont
souvent longues à apparaître. Nous allons mentionner nos
résultats dans un tableau d’ensemble : \9 1
| Nombre de bactéries ensemencées
EE Tune ||
| SE PR PR 2 ar | | Phages er DOS 2 X 10 | Nombre de colonies :
| | DÉLAI TEE 0 quelques-unes | quelques-unes | DEP Er 20 nombreuses nombreuses DST Ô 3 50 D'ARTS | 0 60 800 F0 | 0 | l | “0 | AV M here | (D | quelques-unes | quelques-unes | VE Soon e | () 0 0 |
Nous voyons que, sur milieu solide, les résultats sont analogues à ceux que nous avons mentionnés dans nos expériences en milieu liquide. Les phages T 5/0 et T 5/2
‘sont ceux qui donnent la meilleure stérilisation. Mais ici
chaque colonie est issue d’une bactérie présente dès le début dans la population, alors qu’en milieu liquide des mutations se produisent au cours de la multiplication. On peut donc admettre, en première approximation, que la proportion des résistants au phage considéré, présents dans
Sp ee
la souche, peut être calculée d’après le nombre de colonies. Dans les cas où il en existe, on comprend qu’il n’y ait pas de stérilisation en milieu liquide, car les germes sensibles étant lysés, une seule bactérie résistante suffit pour donner une culture.
Au contraire, quand l’étalement sur gélose montre qu’il n'y à pas de résistants à T 5/0, par exemple, dans une population de 2 millions de germes, on ne comprend pas pourquoi, en milieu liquide, T 5/0 ne stérilise souvent même pas 20.000 germes. Nous pourrions incriminer l’influence de la dilution du phage, plus grande dans le milieu liquide, mais nous verrons dans le chapitre suivant que là n’est pas la seule raison de la non concordance des résultats.
b) Expériences faites avec des mélanges de phages
Nous avons observé une action lytique beaucoup plus poussée en utilisant sur gélose des phages en mélange. Les phages D 4/1 et D 4/2, employés en mélange, donnent moins de colonies résistantes sur la souche IT que s'ils sont employés séparément. Nous allons citer deux expériences à titre d'exemple :
Phages’D 4/1, titre :. 227. 6 X 105 par cm° — D4/2, — ...... L5:x-10? — DC 9/0 Le JL C0 —
Nous avons étalé, sur quatre boîtes de gélose, 10 millions de germes de la souche IT puis un des trois phages, à raison de VI gouttes sur chacune des trois premières, et le mélange des trois phages, à parties égales, sur la quatrième.
Le phage D 4/1 donne un grand nombre de résistants qui forment une couche continue de germes sur le fond de la boîte; cette couche est parsemée de nombreuses plages secondaires. On observe la même chose avec le phage T 5/0. Le phage D 4/2 donne un assez grand nombre de colonies résistantes de deux sortes : quelques-unes assez grandes, et un grand nombre de petites colonies floues. Quant à la
boîte qui à reçu le mélange des trois phages, elle reste stérile après quarante-huit heures.
Nous avons fait une deuxième expérience avec les phages suivants
À PUS VAUT A A0 SEE APM PSE 4,5 X 105 par cm* 1 LS DT MS RE RE 1222810: er D PATATE COS a ne 10010! 2
Ces phages sont étalés en mélange, à parties égales, à raison de VI gouttes avec des quantités croissantes de germes, sur des boîtes de Pétri. ApYès quarante-huit heures d’étuve, on constate la stérilisation jusqu’à 200.000 SeTmes ; avec 2 millions de germes, on ne compte que sept colonies résistantes.
Nous voyons, là aussi, que les résultats sont meilleurs qu’en milieu liquide et que l’action améliorante de mélanges de phages sur la stérilisation est bien plus marquée.
- Au total, tous les faits, en apparence contradictoires, étudiés dans ce chapitre nous ont ramené à cette idée que, si pour stériliser les cultures, les phages doivent être concentrés et les populations bactériennes ne doivent pas contenir de résistants, il est probable que d’autres facteurs interviennent.
C’est pourquoi nous avons décidé d'entreprendre une étude plus approfondie de ces phénomènes en suivant l’évolution des cultures en présence de phages in vitro en milieu liquide. Les résultats en sont donnés dans le chapitre
suivant.