‹ Action des lysats bactériophagiques sur Salmonella enteritidis var. Danysz dans l'infection expérimentale de la souris et dans les culturesChapitre 7 sur 59 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

La thérapeutique par le bactériophage est un sujet qui a été très controversé par les auteurs qui ont étudié ce problème. On sait que, pour d'HÉRELLE [18], le bactériophage fait merveille dans le choléra asiatique, la peste, la dysenterie bacillaire. Ses succès seraient moins marqués dans la fièvre typhoïde et les septicémies à staphylocoques. D'’autres auteurs affirment qu'ils guérissent par le phage de nombreuses affections en foyer comme les furoncles, anthrax, ostéomyélites, etc. Le pouvoir thérapeutique du bactériophage est cependant très loin d’être reconnu par tous les auteurs. D’après KRUEGER et SCRIBNER [9], qui ont fait, en 1941, une revue d'ensemble sur les usages thérapeutiques du phage, l’action lytique de celui-ci sur les bactéries serait peu vraisemblable dans l’organisme à cause des différents facteurs empêchants qu’il y rencontre. Ils admettent cependant que les lysats pourraient exercer une action favorable : 1° en provoquant des dissociations microbiennes en variantes moins pathogènes que le germe initial envahisseur; 2° en augmentant l’activité des phagocytes; 3° en apportant dans l’organisme les antigènes bactériens spécifiques mis en solution par le phage et qui provoqueraient une immunisation rapide; 4° en apportant des protéines non spécifiques qui, en provoquant un choc, déclencheraient un mécanisme d’immunité non spécifique et stimuleraient la formation d'anticorps spécifiques. Ces auteurs signalent, enfin, que les lysats peuvent être toxiques et concluent en disant que la bactériophagie in vivo tient une

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