‹ Action des sulfites alcalins sur les acides acétyléniques et leurs éthers-selsChapitre 21 sur 32 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Action du Bisulfite de sodium sur le Phényipropiolate de méthyle

J'ai rencontré, dans l'étude de cette réaction, de très sérieuses difficultés, en raison de sa complexité. J'ai pu 1s0ler non seulement le dérivé disulfoné attendu :

CSH5--C?H2 (SON a) —CO?CH°

analogue aux composés formés dans les mêmes conditions

par les éthers acétyléniques de la série grasse, qui seront

décrits plus loin, mais encore le dérivé monosulioné ré-

sultant de la fixation d’une molécule de bisulfite par une

molécule de phénylpropiolate de méthyle, soit le corps : CH = CASONa) = COCHE

De plus, j'ai observé une réaction secondaire du bisulfile sur les deux composés que je viens d'indiquer. Ceuxci peuvent, dans les conditions qui seront définies plus loin, voir saponifier leur fonction éther-sel, ce qui donne naissance à deux nouveaux sels :

CSH5—C?H(SOSN a} —CO?Na CSH5—C?H (SOSNa) —CONa

que j'ai également isolés comme produits de la même réac- Uion. Ces produits contiennent donc six sels à séparer, Si l’on tient compte de la présence du sulfate et du sulfite. Ce qui complique encore la question, c'est que les composés

disulfonés possédant un noyau aromatique sont beaucoup moins solubles dans l'alcool fort que ceux de la série grasse.

Enfin, une autre difficulté que je crois intéressante à signaler, parce quelle m'a longtemps induit en erreur, est la faible solubilité du sel tribarytique de l'acide :

CSH°—C?(S0H)—CO°’H

qui m a fait croire longtemps à la présence de sulfates dans des produits qui n'en contenaient plus.

À la longue, en remarquant que ces produits, après des purifications répétées, contimuaient, en liqueurs diluées, à donner des précipités barytiques, très ténus, ne présentant pas l'aspect cristallin, ne se formant pas instantanément, j ai pensé à caractériser les sulfates par une autre réaction.

Les sels de strontium, tout en donnant de meilleurs résultats, n'ont cependant pas donné une sécurité complète. Toutefois, je puis signaler que le sel de strontium de l'acide phényldisulfopropionique est beaucoup plus soluble que le sel de baryum.

Je suis arrivé à caractériser les sulfates, avec certitude, en employant une solution à 1 0/0 d'acétate neutre de plomb. La réaction se fait en liqueur hydroalcoolique et une solution,même concentrée, de phényldisulfopropionate trisodique, ne précipite, dans ces conditions, que si elle contient du sulfate. De plus, j'ai vérifié que le précipité de SO‘Ph formé ne se dissout pas dans un excès de réactif, même important.

J'ai dit plus haut que, dans la réaction du bisulfite de sodium sur le phénylpropiolate de méthyle, on obtenait toujours des mélanges. Elle donne lieu, en effet, à des équilibres chimiques, et les facteurs principaux qui influent sur la composition du mélange final sont :

1° La température ; 2° la concentration en bisulfite ; 3° la durée de l'opération.

Une élévation de température, une durée plus grande de l'opération, une augmentation de la concentration en bisulfite, favorisent la formation de dérivés disulfonés et des produits de saponification.

Dans cette réaction, les termes extrêmes seuls ont été obtenus en quantités assez importantes ; aussi, au cours de ce chapitre, ne décrirai-je que deux types de préparations :

À. —— Préparation du cinnamate de méthyle monosulfo-

nate de sodium :

CSH5—C2H'(SOSNa) —CO?CH°

B. —— Préparation du phényldisulfopropionate trisodique :

CSH5—C2H{SOSNa)—CO’Na

C’est dans cette dernière préparation que j'ai isolé, je dirai par quelle méthode, le sulfocinnamate disodique : CSH°—C?H (SOSNa) —CO*Na

et le phénylpropionate de méthyle-disulfonate de sodium : CSH5—C?H{SONa) —CO?CH

De ces deux derniers corps, Je n'ai guère isolé à l'état pur que les quantités nécessaires à l'analyse.

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