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M. Desgrez (1), a réussi à hydrater directement un cerlain nombre de carbures acétyléniques par l'action de l’eau à 329° C. Mais l'hydralation peut être oblenue à une température bien inférieure quand on opère par l’intermédiare de réacüls, parmi lesquels les sels mercuriques, les acides organiques, et surtout l'acide sulfurique (2), les alcools, les phénols et les amines (3) : ex.:
CéHH1— C(NCEH 0) CH —CN+HHE0 — CiHtt- CO—CH2—CNHNHCSH
Jusqu'à présent, l'expérience a montré que tous les réac- Ulis indiqués plus haut, à l'exception de l'eau, se fixent aussi, et par un mécanisme analogue, sur la liaison éthylénique.
Par contre, un certain nombre de réactifs, tels que’: NOCI, N°0°, N°0", qui sont fixés par la liaison éthylénique, n'ont pas encore été signalés comme capables de se fixer sur la liaison acétylénique.
Je veux particuhèrement souligner le fait que le bisulfite de sodium SO°NaH et l'acide sulfureux SO°H?, qui, d'après un certain nombre d'expérimentateurs, se fixent sur la liaison éthylénique (4) en conduisant à des acides sulfoniques, n'ont donné lieu, jusqu'à présent, dans la série acétylénique, à aucune remarque du même ordre.
Pourtant, en 1904, M. Moureu (5) indiqua nettement que le bisulfite de sodium réagissait sur les éthers-sels acétyléniques, et il parvint à isoler des sels de sodium bien eristallisés. Aussi, est-ce sur son conseil, que J'ai repris l'étude de cette réaction.
Le présent travail a pour objet d'exposer les résultats que j'ai obtenus jusqu'ici. Dans une première partie :
(1) Descrez. Bull. Soc. Chim., t. IX, p. 641.
(2) Berræeror. Comptes rendus Acad, des Se., T. V, p. 805 (1862). Frrepez et Bazsoax. Bull. Soc, Chim., T. XXXV, p. 54. Béxaz. Bull. Soc. Chim., (1885-1888).
(3) Moureu et Lazenxec, Bull. Soc. Chim., (4° s), T. I, p. 1064.
(4) J'ai relevé plus d'une douzaine de mémoires se rapportant à ce sujet,
(5) Moureu. Journal de Pharmacie et de Chimie, 6 série, T. XX, p. 85,