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on assiste à la diminution de la force musculaire. SALANT et CONNET (28) perfusent le cœur avec du CoCF également mis en solution dans le Ringer et leurs observations avant été reprises en détail par Yosipa, nous nous contenterons d'exposer ici brièvement ces dernières. Le Japonais utilise pour ses expériences le CoCl? mis en solution dans du liquide de Ringer dépourvu de son bicarbonate de sodium. Le taux de ses solutions oscille entre 1/1.000 et 200/1.000°. Les recherches ont été effectuées par différentes méthodes exposées dans son mémoire. Il distingue deux phases à l’action du métal sur le cœur isolé : une phase d’excitation et une phase d2 parésie-paralysie. La première dure peu et fait place presque immédiatement à la seconde. On observe dans celle-ci la diminution des battements et de la force du cœur. Les pulsations tombent par exemple de 40 à 9 en 3 secondes avec la solution au 1/1.000°, l'amplitude des pulsations réduisant en même temps de 40 % leur valeur initiale. Le cœur se ralentit et à un certain moment de ce ralentissement, on observe une allorythmie toxique caractérisée par un pouls dicrotique et du bi ou du trigéminisme qui précèdent immédiatement l’arrêt du cœur en diastole. Le rythme reste en général régulier avant que n’apparaisse cette allorythmie. L'auteur insiste sur la paralysie de l’oreillette qui précède celle du ventricule. Celle-ci est encore excitable alors que l’oreillette est déjà arrêtée surtout aux doses de 1/5.000° et 1/10.000° mais finalement il s'arrête toujours en diastole. Le cobalt serait donc un poison homotropo-parésique et hétérotropo-excitatif à ces concentrations. Yosipa explique la dilatation de l’oreillette comme faisant suite à une dépression de la fonction sinusale par modification de l’intensité homotropique périodique.
Le cœur paralysé par le cobalt retrouve son activité
si on le perfuse avec du liquide de Ringer pur. Cette restauration étant obtenue, si on le traite de nouveau au cobalt, on peut encore lui rendre son intégrité par le Ringer. On ne peut plus le rappeler à la vie au bout de + à 5 opérations semblables. La restauration est donc limitée. Si on prend un cœur excité par le cobalt avec une solution à 1/20.000° et qu'on l’irrigue au Ringer, l’excitation est entretenue pendant longtemps, 10 minutes par exemple, et ne disparaît que progressivement. YosipA voit dans ce fait un affaiblissement du système automatique dominateur qui a son siège dans le sinus veineux.
Si l’on irrigue un cœur traité par le cobalt avec une solution diluée de muscarine, on obtient à chaque fois une inhibition cardiaque, quel que soit le stade d'action où soit le cœur à ce moment.
La digitale dans les mêmes conditions relève l'activité cardiaque, mais son action est passagère.
Au stade d’excitation, l’atropine réaccélère légèrement te cœur; au moment où la paralysie on elle le ralentit davantage.
- Le chlorure de baryum accélère l'action paralysante du cobalt de même que le salicylate d’ésérine.
Ce dernier fait avait été signalé par CopporaA. L’adrénaline restaure complètement le cœur empoisonné par le cobalt. Au stade paralvtique, elle régularise l’allorythmie, restaure le travail, la fréquence et l'amplitude presque complétement. Antagoniste dans le stade paralytique elle est agoniste dans le stade excitatif, puisque sous son influence le cœur accéléré par le cobalt l’est encore davantage. Ceci renforcerait la théorie de Yosipa suivant laquelle le cobalt agit d’abord sur les terminaisons cardiaques du sympathique et ensuite directement sur la fibre musculaire.
Cet antagonisme du cobalt et de l’adrénaline, signalé
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pour la première fois à cette occasion, n’est nullement dénué d’intérêt, comme on le verra à la fin de cet ouvrage.
Voici les temps nécessaires pour arrêter le cœur avec les concentrations qui ont permis de les obtenir. Arrêt en diastole.
40 secondes à 1 minute 30...... 1/1.000° 10 A 2AMINULES ER TEE 1/10.000° 20 A0 DinUtES ER ee 1/20.000° OUAIS MINUTES. ne ..... 1/100.000° 25ninutes 2. 477 PERTE .. 1/200.000°
YosipA insiste sur l’activité des faibles doses qu’il appelle oligo-dynamiques; comme on peut le voir ici, elles sont plus actives que les doses moyennes. On trouve encore ici un exemple typique de la grande activité physiologique dont sont douées les solutions infinitésimales de métaux et qui confirme expérimentalement leur activité physiologique.
Il n’existe aucune expérience de perfusion exécutée sur le cœur des mammifères.