CONCLUSION
Le cobalt est un métal peu toxique pour l’organisme animal. Les rares malaises ou maladies porfessionnels signalés chez l’homme sont dus à l’arsenic qui constitue une partie importante des minerais cobaltiques.
Le cobalt est doué de propriétés pharmacodynamiques qu’on retrouve avec une égale intensité sur les différents spécimens de vertébrés étudiés. Il possède :
— Une double action sur le système nerveux :
1° Une action hypnotique, centrale, dépressive, qui survient rapidement et qui persiste plus ou moins longtemps suivant les espèces étudiées.
2° Une action curarisante périphérique se manifestant plus tardivement que la précédente.
— Une action, à dose toxique, sur l’appareil neuromusculaire cardiaque.
— Une action vaso-dilatatrice importante, d’origine encore discutable, qui entraîne avec elle une chute de la pression artérielle.
— Une action sur l’hématopoïèse qui se caractérise par une augmentation du nombre des globules rouges et surtout par une élévation du taux de l’hémoglobine.
— Une action dilatatrice sur les mélanophores des poissons et des batraciens.
— Enfin deux actions encore mal élucidées, l’une portant sur la fonction urinaire, l’autre sur la sécrétion biliaire.
Les propriétés physiologiques et pharmacodynamiques du cobalt sont opposées à peu près complètement
SE) Le
à celles de l’adrénaline. Des recherches plus approfondies permettraient seules de le ranger dans les corps sympathicolytiques.
Le cobalt n’a été jusqu'ici que peu utilisé en thérapeutique; il semble cependant que ses actions bien déterminées devraient être sujettes à des applications efficaces.
KP Ne Pas À del
Vu : VU ET PERMIS: D’IMPRIMER :
Le Doyen, Le Recteur de l’Académie de Paris,
G. ROUSSY. S. CHARLÉTY.