VI -— CYANURE DOUBLE DE CUIVRE ET D’AMMONIUM
Cu’Cy°2AzH:Cy (sel cuivreux).
On lobtient en dissolvant le cyanure cuivreux dans le cyanure d’ammonium (*). Durau lui donne le nom de « cyanure cuproso-ammonique » et l’obtient de la façon suivante : il fait passer un courant d’acide cyanhydrique dans de l’oxyde de cuivre tenu en suspension dans Pammoniaque. Sous l'influence de l’acide cyanhydrique, l’excès d’oxyde de cuivre se dissout d’abord, puis on voit apparaître dans la liqueur de petites aiguilles vertes brillantes dont la quantité augmente rapidement. Ces aiguilles vertes brillantes sont constituées par du cyanure cuproso-cupri-ammomiacal (que nous étudierons au chapitre VIII, voir p. 32), ayant pour formule : Cu°Cy*CuCy°4AzH5. Si après la formation de ces aiguilles vertes on continue à faire passer de l’acide cyanhydrique, on voit d’abord les cristaux disparaître, la liqueur pâlir et devenir bientôt incolore. Par la concentration et par un refroidissement lent, elle laisse déposer de belles aiguilles prismatiques incolores de cyanure double de cuivre et d’ammonium Cu*Cy*2AzH*Cy (correspondant au cyanure
(x) Monrmers, J. Pharm. Ch., t. XI, p. 255, ann. 1847; Durau, C. R t. XXXVI, p. 1099, ann. 183.
sy
A Es
double de cuivre et de potassium Cu’Cy*2KCy). Comme ce dernier, il est peu soluble dans l’eau, et comme lui se décompose par une longue ébullition dans ce liquide. Chauffé à 100°, il perd du cyanure d’ammonium; une température un peu supérieure suffit pour le transformer en cyanure cuivreux pur.