EE
Il se dissout facilement dans les cyanures alcalins pour donner des cyanures doubles cristallisables de formule générale Cu*Gy*, 2MCy (M étant un métal monovalent). Dans ces sels, les caractères analytiques du cuivre, du radical Cy, et du nouveau métal qui est entré en combinaison, sont masqués, ainsi que nous avons déjà eu Poccasion de le voir.
I se combine au cyanure cuivrique pour donner trois cyanures Cuivroso-cuivriques différents.
En réagissant sur les sels de potassium ou de sodium, il peut donner trois cyanures doubles de cuivre et de potassium différents et un cyanure double de cuivre et de sodium.
Il est presque insoluble dans les alcalis caustiques (potasse ou soude) de concentration moyenne (10 à 19°/). Si la potasse ou la soude sont très concentrées et à chaud seulement, 1 se forme un précipité jaunâtre constitué probablement par de l’oxyde de cuivre et du cyanure Cuivroso-cuivrique.
Soluble à froid dans le carbonate d’ammoniaque en faibles quantités — —— succinate — — — à chaud dans le chlorhydrate — -ee + sulfate he — — nitrate —
Très faiblement soluble, même à chaud, dans les solutions à titres divers des sulfates, azotates, chlorures alcalins, même très concentrées.
Contrairement au cyanure cuivrique, il est très stable,
Sensibilité de la Réaction
Pour vérifier la limite de sensibilité de la Réaction de LassaiGNe, je me suis placé exactement dans les conditions d'expérience indiquées par l’auteur, e’est-à-
QT, PTE
dire en opérant sur 1 em’ de solution titrée de cyanure de potassium dont j'ai diminué progressivement le ütre jusqu’à ne plus avoir qu'un léger louche au lieu du précipité de blanc de cyanure cuivreux.
(La solution de cyanure a été auparavant exactement titrée par la méthode cyano-argentimétrique de Denr- GÈS.)
Dans un tube à essais parfaitement transparent, j'ai introduit successivement :
1 cm3 solution titrée KCy
3 gouttes solution SO4Cu à 10 °/,
Q.S. potasse ou soude jusqu’à précipitation de l’hydrate de cuivre, et enfin
SO à ne (environ 6 à 8 gouttes) jusqu’à réar. tion acide.
Avec des quantités relativement faibles de cyanure de potassium, on obtient un précipité assez volumineux de cyanure cuivreux. Au fur et à mesure que la teneur en acide cyanhydrique diminue, le précipité diminue également de volume. En continuant toujours à diluer la solution de cyanure, on n’obtient plus, à un moment donné, qu’un léger louche, une opalescence bleuâtre du liquide, plus facilement visible en se plaçant devant un fond noir ou en observant la teinte dans l’axe du tube: c’est la limite de sensibilité de la Réaction (Si on diluait davantage encore, le ‘liquide serait parfaitement transparent et on n’observerait plus rien).
C’est peut-être un point délicat à saisir, purement subjectif et qui varie avec chaque expérimentateur, mais un œil exercé y arrive facilement.
La composition moléculaire du cyanure de potassium nous montre que la quantité d'acide cyanhydrique est sensiblement deux fois et demie plus faible que celle du poids total de cyanure (Cy et KOCy étant dans le rapport de 26 à 65). L’erreur que lon pourrait com-
meltre en cyanure de potassium, rapportée à la quantité correspondante d’acide cyanhydrique, est donc très faible.
J’ai pris pour point de départ une solution de cyanure de potassium 2N/10 que j'ai diluée avec Q. S. d’eau distillée pour n’apercevoir plus finalement qu’un fable louche. J'y suis arrivé en la diluant de cent fois son volume d’eau, soit KCy 2N/1.000.
J'ai donc pris 10 em’ solution rigoureusement ütrée KCy 2N/10 que j'ai dilués dans Q. S. d’eau distillée
pour 1.000 Cm.
2N Fer 1 cm5 KCy — — 08,013 KCy 10 :
: cm3 KCy se
—= 08%,000.13 KCy
ce qui correspond à 0°',000.054 HCy.
La sensibilité de la Réaction de Lassaigne est donc de cinq centièmes de milligramme,4 d'acide cyanhydrique, c’est sensiblement celle indiquée par Lassaigne dans son Traité de Toxicologie : 05,000.06 (six centièmes de milligramme).
N. B. — Cette réaction ne peut pas servir à la recherche de traces de cuivre : elle ne peut s'appliquer qu'à l'acide cyanhydrique et aux cyanures alcalns.
Essai de dosage pondéral et volumétrique des cyanures et du cuivre au moyen de la Réaction de Lassaigne.
La Réaction de LassaiGne étant, nous venons de le démontrer, d’une très grande sensibilité, 1l était naturel de rechercher si elle ne pourrait pas servir de base à