‹ Action du cyanure de potassium sur le sulfate de cuivre ammoniacal et son application au dosage de l'acide cyanhydrique et du cuivreChapitre 31 sur 57 · FH TES · texte numérisé non relu

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moléculaire étant plus élevé que celui du bioxyde de

cuivre, les résultats trouvés seraient trop forts; cela

m'est arrivé plusieurs fois, me donnant un écart, par excès, de 3 à 4 °{ environ.)

B) Dosage de l'acide cyanhydrique

L’acide cyanhydrique contenu dans le cyanure de cuivre a été dosé par pesée directe de l’argent métallique provenant de la calcination du cyanure d’argent (obtenu par laction successive de l’acide nitrique et du nitrate d’argent sur le sel à analyser).

1 gr de cyanure, exactement pesé, a été traité par la quantité d’acide nitrique dilué nécessaire pour le décomposer (comme précédemment pour le dosage du cuivre); mais, pour éviter les pertes en acide cyanhydrique libre qui se dégage, il a fallu employer le dispositif suivant :

Le sel a été introduit dans une large éprouvette fermant hermétiquement par un bon bouchon de caoutchouc. A lintérieur de cette éprouvette se trouvait placé debout un tube à essai renfermant une solution de nitrate d'argent de titre tel qu’après la réaction 1l en reste un excès non décomposé.

Quand tout fut prêt, j'ai versé rapidement, à l’aide d’un entonnoir, l'acide nitrique dilué entre le tube à essai et les parois de l’éprouvette ; jai fermé immédiatement après l’éprouvette avec le bouchon de caoutchouc pour éviter toute perte en acide cyanhydrique.

Les réactions décrites au paragraphe précédent se sont produites : attaque assez violente du cyanure par l'acide, formation de peroxyde d’azote, de nitrate de cuivre et d'acide cyanhydrique dont une partie reste

D nm

en dissolution dans le liquide et dont l'autre est à l’état gazeux à l’intérieur de l’éprouvette.

Quand tout le cyanure fut entièrement décomposé, l’éprouvette fut retournée bout pour bout plusieurs fois de suite. L’acide cyanhydrique entrant en contact avec le nitrate d’argent le transforma en un précipité blanc caillebotté de cyanure d’argent. Quelques heures seulement après, le précipité d’AgCy fut recueilli sur un filtre sans plis, en vérifiant à l’aide d’une solution de chlorure alcalin que le liquide filtrant renfermait un excès de nitrate d’argent non décomposé.

Le précipité, lavé abondamment à l’eau distillée pour le débarrasser de l'excès d'acide nitrique, fut ensuite porté à l’étuve à r00°; après dessiccation, je lai détaché du filtre, incinéré le filtre dans une capsule en quartz tarée, réuni le précipité aux cendres formées et lai calciné ensuite au rouge-vif, en évitant avec soin les projections. Dans ces conditions, 1l s’est formé de l'argent métallique, du cyanogène et du paracyanogène.

Poids de l’argent métallique recueilli : 45,205.

1 gr de cyanure de cuivre a fourni: 1#,205 d’argent métallique. | À 108 gr d’argent correspondent 26 gr Cy (AgCy

— 104) 1120905026 15,205 correspond meer ot — 08,290.0g Cy.

1 gr de cyanure analysé renferme : 0#',290.09 Cy soit : 0%,301.11 HCY Le cyanure de cuivre renferme donc :

29,009 °/ de Cy soit : 30,111 ©}, d'acide cyanhydrique

LH EEE

J’ai aussi employé d’autres méthodes de dosage de l'acide cyanhydrique afin de contrôler les résultats obtenus :

° Pesée directe du cyanure d’argent formé et séché à l’étuve à 100° (1 partie AgGy correspond à 0%,201.5 HCy pur).

2° J'ai employé un volume connu de solution AzO'AgN/10; après réaction, j'ai titré la quantité qui n'avait pas réagi sur l'acide cyanhydrique. Par dilférence, javais la quantité de nitrate qui avait été utilisée pour former le précipité de cyanure d’argent.

Ces différentes méthodes m'ont donné exactement les mêmes résultats.

Le cyanure de cuivre analysé a donc comme composition centésimale :

Cu — 70,92 Pie Cy Cr 29,00 le

Ces chiffres sont à rapprocher de la composition centésimale du cyanure cuivreux Cu’Cy° qui est :

Cu — 70,95 2}, | Fe = . E Cy — 29,04 °/. (Az — 15,66

Je suis donc autorisé à dire que c’est du cyanure cuivreux Gu’Gy°, qui s’est précipité dans la Réaction de Lassaigne.

N. B.— J'ai obtenu les mêmes résultats, c’est-à-dire du cyanure cuivreux, en opérant par la méthode Las- SAIGNE modifiée (c’est-à-dire en mettant successivement en présence le sulfate de cuivre, la potasse ou la soude, le cyanure et enfin l'acide sulfurique dilué à 1/5). Ce résultat, facile à prévoir, était utile à connaître, car, au

cours de mes recherches, j'ai souvent préféré employer cette méthode en faisant agir le cyanure de potassium sur l’hydrate de cuivre formé préalablement.

Propriétés physiques et chimiques du cyanure cuivreux

J'ai déjà eu l’occasion d’énumérer les propriétés physiques et chimiques du cyanure cuivreux en tête de ce travail (p. 15). Lors du dosage du cuivre et de acide cyanhydrique, j'ai été amené à en découvrir de nouvelles que voici:

Le cyanure cuivreux se précipite dans les réactions que j'ai opérées sous forme de précipité blanc caséeux.

Il est :

Insoluble dans l’eau ;

Difficilement soluble dans Pacide sulfurique même à chaud ;

Soluble dans lacide chlorhydrique concentré ou étendu, à Pébullition, d’où la potasse ou Peau le repré- G ipitent ;

Soluble dans l'acide nn même dilué, en dégageant de lPoxyde azotique, puis du peroxyde d’azote en même temps que de l’acide cyanhydrique (cette combinaison est très stable).

Ï se combine lentement à l’ammoniaque ordinaire, plus facilement au qaz ammoniac ou à l’ammoniaque concentrée et bouillante, pour donner une dissolution incolore qui bleuit rapidement à l'air. Il donne naissance alors à toute une série de cyanures doubles que j'ai passés en revue précédemment: cyanure cupro-

ammoniacal — cyanures CUpri-AMMONIACAUX — Cyanures cuproso-cupri-ammoniacCaux — cyanure double de cuivre et d’ammonium — cyanures doubles de

cuivre et d’ammonium ammoniacaux.

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