II. ANALYSE QUANTITATIVE
A) Dosage du cuivre du précipité bleu verdâtre
05,50 de sel à analyser ont été introduits dans un ballon de 150 cm’ environ avec 30 à 4o gr d’eau distillée, puis traités par la quantité suffisante d’acide nitrique pur pour les dissocier en cyanure cuivreux d’abord et les transformer ensuite en azotate de cuivre en chauffant légèrement pour faciliter la réaction. On est alors ramené à un dosage de cuivre ordinaire. Il suffit de précipiter le cuivre de sa solution au moyen de la potasse ou de la soude à l’ébullition, en suivant exactement la technique indiquée page 49.
Le poids d'oxyde de cuivre trouvé dans ces conditions d'expérience — of", 367.
08,50 sel — 05,367 CuO
gr isel== 10 4,794 Cu O
igr sel 0 ,734 X 08,798.7 — 08°,586.2/4 Cu 100 gr sel—58 ,62 de cuivre.
Le cyanure de cuivre analysé renferme donc 585,62 ‘|, de cuivre.
D’autres dosages effectués de la même manière sur 1 gr et sur 0,25 de sel sont venus confirmer ce résultat.
B) Dosage de l’acide cyanhydrique
Même technique que pour les dosages précédents (Voir p. 52) en employant une large éprouvette contenant à l’intérieur un tube à essais renfermant un excès de solution [titrée ou non] d’AzO5Ag N/10, de manière à précipiter tout le cyanure à l’état de cyanure d'argent).
D Ent
1 gr de sel à analyser a été introduit dans l’éprouvette avec 4o cm° d’eau distillée. L’addition d'acide nitrique a provoqué immédiatement la formation d’un précipité blanc caséeux de cyanure cuivreux qui s’est ensuite redissous à la longue sous l'influence d’un excès d’acide. C’est à ce moment-là seulement que l’éprouvette a été retournée plusieurs fois bout pour bout.
Le nitrate d'argent, en réagissant sur le cyanure, a donné un précipité blanc de cyanure d’argent qui, après lavages et dessiccation, a été calciné au rouge vif dans une capsule de quartz. Du poids d’argent métallique trouvé, il est facile de déduire la quantité d'acide cyanhydrique qui était entrée en combinaison :
(A 108 gr d’Ag correspondent 26 gr Gy.)
Poids d’argent métallique formé — 1#,194 qui correspond à :
1,194 X 26 __ 0,287.4 Cy 108 o,298.3 HCy
100 gr de sel renferment donc 288,74 Cy — — 298,83 HCy.
Le cyanure analysé contient par conséquent 28:°,74 °|, de Cy, soit 29,83 °/, d'acide cyanhydrique HCy.
C) Dosage de l’ammoniaque
Pour doser l’ammoniaque contenue dans le cyanure à analyser, il suffit d’en traiter une quantité connue et à chaud par un lait de magnésie calcinée. L’ammoniaque, déplacée de sa combinaison, distille et va se condenser dans un vase à précipitation renfer-
en, AU
mant un volume déterminé et connu (toujours en excès) d’acide sulfurique titré. On dose ensuite, en retour, l'acide non combiné au moyen de la soude N/10, par les méthodes habituelles, en se servant de préférence de teinture de tournesol sensible comme réactif indicateur coloré. Dans d’autres essais, j'ai employé la teinture de cochenille, qui m’a donné des virages plus nets.
Il faut bien se garder de déplacer l’ammoniaque par la potasse ou la soude, bases trop énergiques, qui, agissant en quelque sorte sur un nitrile en présence d’eau, viendraient augmenter la quantité réelle d’ammoniaque contenue dans le sel et fausser ainsi les résultats.
On peut aussi, si l’on veut, se servir d’un lait de chaux.
Pour remédier à cet inconvénient fâcheux qui vient d’être signalé, il est avantageux de se débarrasser de l'acide cyanhydrique en traitant le sel par Q. S. d’acide nitrique pour le décomposer et le dissoudre. Dans ces conditions, tout l’acide cyanhydrique se dégage, et en chauffant légèrement il ne reste plus dans le liquide qu’un mélange de nitrate de cuivre et de nitrate d’ammoniaque. Îl suffit d’évaporer au bain-marie la solution, reprendre par l’eau et déplacer ensuite l’'ammoniaque soit par la potasse, la soude, la chaux ou la magnésie; on est alors ramené au premier cas.
1 gr de sel a été trituré au mortier avec un lait de magnésie. Le mélange a été introduit dans un matras et porté à l’ébullition, La distillation a été poussée jusqu'à ce qu'une goutte du distillat ne bleuisse plus le papier rouge de tournesol,
Dans le vase à saturation : 10 em; SOH°N.
L’acide libre restant a été dosé ensuite à l’aide d’une solution NaOH N/ro;1l a fallu en employer 26,3 (soit 2°%5,63 Naoï N).
Re eur PE
73,87 (10,00 — 2,63) d’acide sulfurique se sont pan combinés à Pammoniaque, ce qui correspond à : 73 X0,017— 08',125.29 AzH
t gr sel 2 0%',125.29 d’ammoniaque 100 gnsele + 128,52 d’ammoniaque
Le cyanure analysé renîerme donc 125,52 ‘|, d'’ammoniaque.
Sa composition centésimale est donc :
Cu — 58,62 Li Cy—928, 74 (29,83 HCy) | AzH3 — 42, 152 ” 99,88
En jetant un coup d’œil sur le tableau donnant la composition centésimale des dix cyanures cuprosocupri-ammoniacaux connus (Voir p. 30), il est facile de se rendre compte que l’on a affaire sans aucun doute au sel n° 7 ayant pour formule :
2 Cu-Cy° GuCy°, 4 AzH;
N.B.— On peut donc facilement préparer ce cyanure double de cuivre en faisant réagir le cyanure de potassium sur une solution de sulfate de cuivre ammoniacal. Ce mode de préparation est plus simple que celui indiqué par les auteurs jusqu'à présent.
Propriétés physiques et chimiques du cyanure cuproso-cupri-ammoniacal
QCu-Cy° CuCy’, 4AzH5 — 542.16
Cu = 58,65 Je Cy — 28,77 °o AzH5 — 42,54 ©},
Ce cyanure double cuproso-cupri-ammoniacal a été étudié et décrit pour la première fois par HizkeNKamP