‹ Action Hypoglycémiante de l’insuline chez le chienChapitre 15 sur 54 · RITES · texte numérisé non relu

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moment-là, le glucose sanguin diminue, puis l'intensité de l’action hypoglycémiante due à l’insuline exogène décroît par fixation, élimination, destruction. Cette décroissance est progressive, donc la ligne représentative est assymptotique à l’axe des temps.

Du fait de la baisse de la glycémie, il y a déclanche-

FIG. 6. — Schéma explicatif des modifications de l'allure de la ligne de restauration (Type II).

ment automatique d’adrénalinémie. Cette adrénalinémie réactionnelle peut être amorcée par le passage de l’insuline dans la capsule surrénale, ainsi qu’il semble résulter des expériences de circulation croisée de La Barre. Mais elle est surtout sollicitée par le degré de l’hypoglycémie, et, par suite, se produit plus spécialement quand celle-ci a déjà commencé à baisser nettement. Il est clair que lhypoglycémie consécutive sera d’autant plus intense que la décharge d’adrénaline sera elle-même plus grande; mais sa

valeur dépend aussi des réserves du glycogène de lorganisme. Quoi qu'il en soit, la courbe représentative de l’action hyperglycémiante antagoniste monte, et il arrive forcément un moment où elle coupe la ligne représentative des valeurs hypoglycémiantes (point O). À cet instant-là, les deux actions sont exactement équilibrées. Ce point de rencontre est le point figuratif représentant la elyeémie minima.

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o] 5 ÿ Zemps Fi. 7. — Schéma explicatif des modifications de l'allure

de la ligne de restauration (Type I).

La remontée de la glycémie déelanche la libération d’insuline endogène. La vitesse de restauration glycémique diminue alors, mais le facteur hyperglycémiant étant toujours en valeur moyenne supérieur au facteur hypoglycémiant, la glycémie revient à son taux initial. Elle y revient seulement plus ou moins vite et plus ou moins régulièrement, suivant l’action réciproque qui s'opère entre les deux actions antagonistes, et l'observation des faits nous a montré

EPOCrE

que la ligne représentative de cet état d’équilibre revêt trois formes différentes.

Si dans les graphiques que nous avons imaginés dans les figures 5, 6 et 7, nous appelons À la courbe représentative de l’action hyperglycémiante qui se produit pendant la phase de restauration, À la courbe représentative de l’action hypoglycémiante produite par l’insuline endogène, et à l’angle formé par la direction moyenne de la ligne de restauration à son départ, avec l’axe des temps, nous obtenons trois schémas différents.

a) L'action hyperglycémiante se déclanche lentement et elle reste modérée (Fig. 7). L'action hypoglycémiante, par suite, est elle-même peu intense. Les deux lignes À et À sont écrasées, h restant constamment et très nettement audessous de HA. Ceci objective l’allure régulière et traînante de la ligne de restauration des courbes du type IL, caractérisées par une absence de démarcation entre les lignes primaire et secondaire de la ligne de restauration.

Ce phénomène peut être dû à une réactivité modérée de la fonction surrénalo-glycogénique et il est synthétisé par un angle a pratiquement nul.

b) L'action hyperglycémiante se déclanche assez vivement et de manière plus importante que dans le cas précédent (Fig. 6). L'action hypoglycémiante endogène est également accrue par rapport à ce qu’elle est dans le type I, mais elle n’est pas suffisante pour dépasser la ligne représentative de l’action hyperglycémiante : H et h sont plus amples que dans le type I, et À reste toujours au-dessous de A, mais s’en rapproche beaucoup.

La ligne de restauration évolue en deux phases : une phase primaire, due à l’action énergique encore isolée, ou tout au moins prépondérante du système surrénalo-glycogénique (ceci correspond à la ligne primaire de la ligne de restauration) ; une phase secondaire, à la ligne représentative, plus inclinée, résultant de l’équilibre survenu entre l’action de ce système et celui du pancréas endocrine (ceci

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