DS
Moyennes 0,61 0,52 SIN Variations 57 % 47 % »
nee nee
SN as
Nous voyons, d’après le tableau 9, que la tangente, calculée depuis l’injection, est beaucoup plus constante. C’est qu'ici, cette tangente ne dépend que de deux facteurs : la chute maxima et le temps correspondant. Dans l’autre cas, nous avons au contraire trois facteurs : les deux déjà cités et le temps d’hyperglycémie, très inconstant chez le même chien.
On peut toutefois se demander s’il n’y a pas une relation entre la durée de l’hyperglycémie post-insulinique et cette tangente, c’est-à-dire si la chute ne serait pas d'autant plus rapide que l’hyperglycémie serait elle-même plus prolongée.
Si nous revenons à notre tableau, nous voyons en effet, que pour certains chiens à courbes relativement très constantes, les tangentes d’assimilation les plus grandes coïncident avec les plus grandes durées d’hyperglycémie. Par contre, chez les chiens à courbes tourmentées, où l’hyperglycémie initiale est inconstante, les chiffres sont euxmêmes inconstants. La divergence des résultats proviendrait d’une résorption plus ou moins rapide de l'insuline, malgré les précautions prises.
Trinquier a montré, d’ailleurs, combien tous les caractères de ces courbes étaient variables chez le même chien.
3° LIGNE DE RESTAURATION. — Comme l’a montré Trinquier, elle est généralement assez anguleuse, mais ses irrégularités ne permettent aucune démarcation nette en phases primaire et secondaire, comme pour les courbes intraveineuses. Les ondes ne sont pas isolables.
Ces faits s'expliquent. Pour produire une réaction pancréatique susceptible de s’extérioriser sur la courbe, il faut, en effet, une action hyperglycémiante assez brusque, ainsi que nous l’avons expliqué précédemment dans l’analyse de nos courbes après injection intraveineuse.
Après les injections sous-cutanées, l’hyperglycémie réactionnelle n’atteint pas le degré d’acuité voulu.
Hi
Conclusions
Les travaux que nous avons été amené à effectuer chez les chiens normaux, concordent parfaitement avec ceux de Trinquier. Nous y ajouterons toutefois les remarques suivantes :
1° A notre avis et en concordance avec les travaux de Norgaard et Hess Thayssen, la délimitation entre assimilation et restauration, doit toujours se faire au début de la première remontée, et, dans le cas d’un plateau d’hypoglycémie, au début de celui-ci. Si la glycémie est stationnaire, ce n’est pas parce que l’insuline continue à prolonger son action, mais, au contraire, parce que le système de recharge fonctionne mal, comme nous le verrons dans l’étude des chiens à jeun.
2° [ndépendamment de la critique de certaines valeurs, telles que lindex d’assimilation, l’aire d’assimilationminute, l’hyperglycémie initiale, nous nous sommes attaché à montrer l’intérêt des tangentes moyennes des lignes d’assimilation et de restauration qui nous paraissent remarquablement illustrer l'intensité dans le temps des processus auxquels ils correspondent; et surtout nous avons cherché à expliquer les particularités présentées par les lignes de restauration.
Après injection d'insuline par voie intraveineuse, la ligne de restauration fait suite à la ligne d’assimilation en formant avec la ligne des abscisses un angle (angle a) qui est d'autant plus grand que la réaction adrénalino-glycogénique est elle-même plus intense.
Cette réaction déclanche à son tour une vague d’insulinémie endogène dont l’intensité est elle-même proportionnelle à la rapidité et à la puissance de l’action hyperglycémiante. Si cette dernière est rapide et intense (a élevé), le pancréas endocrine, vivement excité, peut exporter de l’insuline en quantité suffisante pour entraîner une phase d’'hypoglycémie secondaire (phase de Thayssen) (Type II).
TEE
À un degré moindre d’excitation, l'influence de l’insuline endogène ne se fait plus sentir par une onde, mais seulement par un changement dans l’inclinaison de la ligne qui évolue ainsi en deux phases : phase primaire (tangente élevée), correspondant à l’action adrénalino-glycogénique seule; phase secondaire (tangente abaïissée) pendant laquelle la recharge glycémique s'effectue plus lentement du fait de l’action insulinique endogène (Type ID.
Enfin quand la recharge glycémique s’amorce d’une façon lente et progressive, la réaction pancréatique ne se fait pas ou peu sentir sur la courbe correspondante.
La ligne de restauration permet donc de mesurer la sensibilité vis-à-vis de l’hypoglycémie du système adrénalinoglycogénique de recharge glycémique; et même la réactivité du tissu Langerhansien lorsque, du moins, cette sensibilité du système adrénalino-glycogénique est assez grande pour provoquer une réascension de la glycémie, elle-même assez importante et assez brusque pour déclancher, à son tour, une réaction insulaire.