‹ Action Hypoglycémiante de l’insuline chez le chienChapitre 48 sur 54 · PROTOCOLE DES EXPÉRIENCES · texte numérisé non relu

PROTOCOLE DES EXPÉRIENCES

Nos recherches ont porté sur quatre chiens. L’expérimentation fut conduite de la façon suivante : Les chiens subirent à l’état normal l'épreuve d’hypoglycémie post-insulinique. Puis ils furent soumis à une diète hydrique et pesés régulièrement. Les courbes d’amaigrissement sont mentionnées dans la figure ci-jointe (fig. 21).

FiG. 21. — Courbe d'amaigrissement des chiens soumis au jeune prolongé (chiens 17, 18, 30, 31).

Les épreuves d’hypoglycémie furent répétées vers le huitième, puis vers le vingtième ou trentième jour après la mise au jeûne. Des analyses d’urines furent effectuées tous les deux jours et donnèrent les résultats suivants :

Eléments anormaux. — On constata la présence régulière

de quelques centigrammes d’albumine. Mais ce symptôme existait déjà avant la mise au jeûne. Par contre, nous

n’avons jamais observé la présence de glucose ni d’acétone à quelque stade du jeûne que l’on fût.

Eléments normaux. — Une assez forte concentration de ces substances fut à signaler du fait de l’oligurie constatée. Volume maximum quotidien 250 cm° pouvant descendre à 50 et même à 0. L’urée durant les premiers jours oscilla autour de 30 grammes pour 1.000, mais vers la fin le taux monta considérablement jusqu’à 76 g. 2 avec une élimination de 250 em° (chien 17). Les chlorures furent toujours en faible quantité, de 2 à 5 grammes pour 1.000. Les phosphates, par contre, augmentèrent en moyenne de 3 à 6 grammes pour 1.000.

Les dosages de glycogène hépatique et musculaire furent effectués sur deux de nos chiens qui furent sacrifiés, les deux autres ayant été laissés en vie, dans le but de servir à d’autres expériences, en raison de la difficulté qu’on éprouve habituellement pour se procurer ces animaux. Nous avons utilisé, pour le dosage du glycogène la méthode suivante : L’hydrolyse fut effectuée selon la technique habituelle, à l'acide chlorhydrique chloruré. Le dosage du glucose ainsi obtenu fut pratiqué par la technique d’Hagedorn et Jensen.

Nous avons opéré ainsi : Le volume du liquide d’hydrolyse étant complété à 100 em°, on filtre. Sur 10 cm du filtrat, en présence de phtaléine, on recherche la quantité de soude nécessaire pour arriver à la neutralité. On utilise pour cela, dans un premier temps, de la lessive de soude, diluée au quart, et on termine avec la solution N/10 : soit respectivement n et n’, le nombre de cm° ajoutés. Sur une deuxième prise d'essai identique à la précédente, on ajoute n et n cm° de soude. On obtient ainsi une solution neutre sans phtaléine. On prélève très exactement plusieurs dixièmes de cm’ avec une pipette de Marcano; prélèvement que l’on traitera de la même façon que du sang. Dans le cas du dosage du glycogène hépatique il y a intérêt à diluer le

liquide neutralisé au demi. On doit opérer la filtration pour le dosage sur des cotons assez fortement tassés.

Si a est la quantité de glucose trouvée par la technique d’'Hagedorn; n + n° les quantités de solutions alcalines nécessaires pour neutraliser 10 em* de liquide d’hydrolyse, p le poids des organes prélevés, la quantité du glycogène contenu dans 100 grammes d’organes est donnée par la formule :

A0 ren) 0,9 D

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