XX INTRODUCTION
particulier était tombée entre les mains de deux agitateurs de bas étage, Casaux et Louis d'Aix, tout disposés à la vendre au plus oflfrant. La ville fut remise sous l'autorité du roi le 17 février 1596 par Libertat, nommé ensuite Viguier en récompense de ce service.
Du Vair, après avoir choisi un certain nombre de conseillers dans le Parlement d'Aix pour constituer une Chambre de justice, se rendit à Marseille à la tête de la compagnie ainsi formée. C'est à l'Hôtel de Ville, à la fin de décembre 1596, qu'il prononça le discours reproduit plus loin.
Nous nous trouvons ici en présence de trois textes contemporains de la remontrance elle-même :
A. Remonstrance aux hahitans de Marseille. Servant d'instruction salutaire anx François qu'il n'y a rien de meilleur et plus profitable que de se conserver sou^ Voheyssance de leurs Roys naturels : Faicte le vingt-troisiesnie jour de Décembre ijp6. A Lyon. Pour Thomas Soubron. M.D.XCVIL Avec Permission. (Bibl. Nat. Lb55 688.)
Au verso de la page 27 de cet opuscule on trouve le texte de la permission : « Il est permis à Thomas Soubron, marchand libraire de Lyon, Imprimer la présente Remonstrance : et deffense à tous autres de l'imprimer, à peine d'amende arbitraire et de confiscation de l'impression : faict le 8 janvier IS97- »
Signé : De Langes.
A>. Remonstrance faite aux habitans de Marseille, par G. D. V. A Paris. Par Dominique Salis, rue Saint-Jean-de-Latran. 1597. Avec Permission (B. N. Lb35 689).
En dépit de la promesse du titre, on ne trouve nulle part le texte de la permission annoncée. Le faux titre est le suivant : Remonstrance faite aux habitans de Marseille, par G. D. V. 1596.
A'. Remonstrance aux habitants de Marseille. Servant d'instruction salutaire aux François, qu'il n'y a rien de meilleur ny plus profitable que de se conserver sous Vauthoritê et obéissance de leurs Roys naturels. Faite par Monsieur du Ver Conseiller du Roy en son Conseil privé, et Premier Président à Marseille le xxiii de Janvier, mil