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I. — Chez les catholiques : le Volksverein

I. Comment les catholiques allemands ont su conquérir leurs li bertés. — Leur situation actuelle : nombreux desiderata. — Le Centre doit ses succès à son programme social populaire et à son organisation. — La plus agissante des associations catholiques allemandes : le Volksverein. — II. La dernière grande pensée de Windthorst. - Les origines du Volksverein. — But et statuts de cette association. — L'organisation. — Les « hommes de confiance ». — III. Développement du Volksverein. — Quelques chiffres. — IV. Le Volksverein et les élections. — V. Comment le Volksverein mène la propagande. — Les conférences. — Los tracts ou feuilles volantes. — Méthode positive et action sociale populaire. — Brochures et journaux. — La formule des trois iren. — La Correspondance sociale et la Correspondance d'Apologétique. — VI. Cou7's pratiques sociaux et Cours d'économie politique, — A quels besoins différents ils répondent. — Le Volksverein : contre d'action.

En France, on est porté à croire que les catholiques allemands n'ont eu qu'à s'organiser et que, presque instantanément, cet effort une fois fait, ils ont obtenu satisfaction.

[1 n'en est rien.

Ce n'est que progressivement, et très lentement, qu'ils ont pu conquérir leurs diverses libertés. Et,

de notre part que de reculer devant la lutte imposée par une brutale intolérance... »

Nous avons fait cette citation pour bien établir que, contrairement à ce que beaucoup se figurent, les catholiques allemands sont loin d'avoir encore obtenu tout ce à quoi ils ont droit. Mais la lenteur des progrès réalisés par eux ne les a jamais découragés. Bien au contraire, ils ont poursuivi avec plus d'ardeur l'œuvre commencée, il y a plus de vingt ans, et patiemment continuée depuis lors.

Donc, aux élections du 16 juin 1903, pour le Reichstag, malgré la coalition de ses adversaires, le Centre a brillamment maintenu ses positions, gagnant environ 400.000 voix dans tout l'Empire.

Or, ses succès, il les doit à deux causes principales : son excellente organisation et son programme social populaire.

De toutes les ligues et associations dues à l'initiative des catholiques allemands, la plus agissante et la mieux constituée est certainement le Voiksçferein.

Le Volksverein est la dernière grande pensée de Windthorst. Depuis longtemps, le chef des catholiques d'outre-Rhin se préoccupait des progrès du socialisme ; il se convainquit qu'à la tactique et à la propagande révolutionnaires les chrétiens sociaux devaient opposer, sans tarder, une tactique et une propagande efficaces, sous peine de voir tout le pays passer peu à peu au collectivisme.

De cette constatation sortit le Volksverein fur das Katholische Deiitschlandy c'est-à-dire V Association populaire pour V Allemagne catholique.

F, Hitze, député et professeur à TUniversité de Munster, et A. Pieper. Ce dernier a le titre de secrétairegénéral ; il réside à Mûnchen-Gladbach et Ton peut dire qu'avec son maître, le professeur Hitze, il est Tâme de la grande Association. Le docteur Pieper n'est pas seulement un organisateur émérite^ c'est aussi un orateur de talent et j'ai pu personnellement constater qu'il savait intéresser un auditoire populaire, même à des questions de chiffres.

Les autres membres du conseil directeur appartiennent aux catégories sociales les plus diverses : on y rencontre plusieurs ecclésiastiques, des négociants, des avocats, des journalistes, des notabilités de l'aristocratie terrienne et de très nombreux députés.

Voilà pour le bureau central (der Vorstand),

Mais la caractéristique administrative du Yolksverein nous paraît être une très opportune décentralisation et une remarquable simplicité d'agencement.

Qu'on en juge.

Pour chaque diocèse ou pour chaque région \ le bureau choisit un représentant (un Diozesançertreter ou bien un Landesi^ertreter) qui est avec lui en relations diverses et constantes. Puis ce « représentant » a sous sa direction des « agents » (Geschaftsfiihrer), plus spécialement chargés d'un district ou d'une ville. Enfin, au dernier échelon de cette hiérarchie du dévouement à l'Association, se trouvent les « hommes de confiance », les Vertraaensmànner. Ceux-ci, deux ou trois par paroisse, travaillent à recueillir des adhésions nouvelles, reçoivent les cotisations des membres auxquels, en échange, ils remettent les cartes des

1. Suivant les régions de l'Allemagne, le Volksverein a adopté comme cadres territoriaux de son administration, soit les circonscriptions ecclésiastiques, soit les circonscriptions politiques.

268 QUELQUES ORGANLSATIONS DE PROPAGAÎIDE SOCIALE.

à d'innombrables recrues... » D'ailleurs les chiffres sont là : ils corroborent pleinement ces affirmations. Considérons d'abord les effectifs croissants des adhérents du Volksverein.

£(j 1391 100.000 membres

En 189:?.*.'*.*'.'.'.*. n0.000

En I89G 179.172

En juin 1901 18&.3&4

En juin 190-i 209.000

En juin 1903. .. * i. 300.000

En juin 1904 410.509

Enjuinl9(fe 480.925

Ainsi donc, dans une seule année, de Juin 1903 à juin 190^, l^ Volksi^erein a gagné plus de cent mille adhérents nous^eaux. C'est, avec la première année, Texercice qui, croyons-nous, a été marqué par le plus <rrand progrès, et ce fait est d'autant plus notable que. Tannée précédente, l'association avait vu ses effectifs augmentés de plus de quatre-vingt-dix mille membres. Le Volksverein semble donc entré dans une période de particulière prospérité.

Après les chiffres globaux, examinons le détail des effectifs du Volksverein pour les diverses parties de l'Empire allemand.

i;K)i 1903 4îK)i 11)0,*

Royaume de Prusse . .

Province rhénane.. 08.336 110.002 137.992 101.576 membres

Hesse-Nassau 8.218 11.521 10.701 2.3.632

Wostplialie :'>5.973 70.050 01.021 106.723

Hanovre 10.518 19.500 20.328 23.257

Schloswig-Holslein.. 818 877 1.030 1.124

Province de Saxe. . . 1.991 2.520 3.208 3.747

Brandebourg 310 509 1.111 5.580

Poméranie 56 53 27 260

Prusse orientale .... 203 2% 384 39:)

Reichstag (juin 1903), on constate que les socialistes révolutionnaires ont surtout gagné des voix, et parfois des sièges, dans les contrées où le Volksverein n'a pas encore reçu grande extension.

Le Volksverein est, en effet, le plus redoutable, le plus tenace et le mieux armé des adversaires du collectivisme. C'est pour combattre cette doctrine qu'il a été institué, et l'article premier des statuts rappelle ce but précis. Depuis sa fondation, la grande Association n'a pas perdu de vue ce but que Windthorst assigna à ses efforts.

Par contre, le protestantisme est pour les théories socialistes un merveilleux introducteur. Dans VAlle" magne religieuse, M. Georges Goyau a mis ce fait en très nette lumière. Voici entre autres choses ce qu'il écrit ^ : « ... Les seules circonscriptions de la Prusse rhénane où le socialisme ait pénétré sont celles de Solingen et d'Elberfeld-Barmen, protestantes en grande majorité : la vallée de la Wipper que certains^ libertins appellent, par une allitération railleuse, la <( vallée des bigots », est un fief socialiste ; et il en est de même de la ville de Nuremberg... »

Commentant les élections de 1903 pour le Reichstag, M«^' Kannengieser a fait, par le menu détail, semblable démonstration. Nous ne le suivrons pas dans cette démonstration, toutefois nous relèverons trois ou quatre des faits significatifs que mentionne l'auteur d'Etapes en étapes ^.

11 constate d'abord que & toutes les grandes villes de l'empire oà les protestants sont en forte majorité sont tombées au pouvoir des socialistes, quelques-

i, cf. U Allemagne religieuse, par Georges Goyau (Perrin, éditeur, Paris, 1898), tome I, p. 37 et suiv.

2. Cf. D'Étapes en étapes, par M^' Kannengieser (Lethielleux, éditeur, Paris), p. îi6.

en respect. Je me trompe, à Elberfeld-Barmen et à Solingen, deux circonscriptions de la province rhénane, les candidats socialistes ont été élus le 16 juin 1903. Mais cette soi-disant exception confirme singulièrement la règle, puisque dans ces villes les protestants sont en immense majorité. Dans les villes voisines — non moins industrielles — de Crefeld et de Mûnchen- Gladbach, les candidats du Centre ont battu les socialistes à plate couture, parce que ces villes sont catholiques. Ainsi l'épreuve^ comme la contre-épreuve, tourne également à V avantage du catholicisme » .

De tout ceci, il ressort avec évidence qu'en Allemagne le protestantisme a plutôt favorisé la diffusion des doctrines socialistes, tandis qu'au contraire le catholicisme, partout où il est la religion dominante, s'est victorieusement opposé au développement du collectivisme.

Or, dans cette lutte triomphante du catholicisme contre les révolutionnaires, le Volksverein a été l'agent de résistance et de succès le plus puissant. Il est donc du plus haut intérêt de voir comment l'Association populaire a mené le combat contre les hommes de la Sociale rouge.

C'est d'abord par la parole publique.

Un peu partout, le Volksverein organise des confé renées dans lesquelles des orateurs, sachant parler la langue populaire, viennent dire à un auditoire d'ouvriers et de paysans ce qu'ont déjà réalisé les catholiques allemands en faveur des prolétaires, et, par contre, ce que rêvent les meneurs du socialisme. Chaque année, le Volksverein donne en moyenne un millier

clarté des principales questions à Tordre du jour : ces brochures minuscules ont pour but « de familiariser le peuple avec celles des vérités chrétiennes et sociales qui sont le plus vivement attaquées parle socialisme ». Il en est qui sont de véritables petits chefs-d^œuvre, comme par exemple celle qui a pour titre : Les nouçeaux amis des paysans à la craçate rouge *,

Ces quatre feuilles contiennent, « ramassés » avec une vigoureuse concision, tous les arguments qui peuvent détourner du socialisme Thomme des champs : ces sept ou huit cents lignes ont, paraît-il, préservé bien des esprits des chimères collectivistes.

Dans les régions catholiques, pour ne pas effaroucher le public chrétien, les révolutionnaires allemands se faisaient bons apôtres : ils protestaient quand on les accusait d'athéisme ; volontiers, ils se réclamaient du Christ — « le premier des socialistes », disaient-ils — et déclaraient que les questions religieuses regardaient uniquement la conscience d'un chacun. C'était là une tactique habile qui pouvait induire en erreur les âmes simples. Le Volksverein vit le danger, et, pour y parer, il publia une Flugblatty portant ce titre : Les Pères de V Eglise sont-ils les précurseurs du socialisme P On bien : Peut-on être à la fois bon catholique et colleciiviste '^ ? Mais ce tract ne fut pas jugé suffisant : quelque temps après, on faisait paraître quatre pages avec cet en-tête : Les socialistes sont-ils ennemis de la religion ^ ?

1. Les socialistes allemands ont adopté la cravate rouge, d'où le titre (le la brochure en question. Son titre allemand est le suivant : Die neueii Bauernfreunde mit (1er roten Krawatten.

-2. Sind die Kirchenvater die Vorlaufer des Socialismus, oder :Kann man ein guter Katholischer Christ und dabei doch Socialdemokrat sein?

S. Sind die Socialdemokralen Religionsfe indlich?

commerçants y pour les trasfailleursy ou bien encore, pour la clause agricole, et cela, soit au Reichstag, soit dans les Landtage de Prusse, de Bavière, du Wurtemberg, de liesse et du grand-duché de Bade. Dans ces pages, que j'ai là sous les yeux, point de phrases déclamatoires, mais des faits accumulés et dont chacun devient un argument.

Et il ne suffit pas au Volksvereiç de faire connaître au pays ce que les catholiques du Parlement ont déjà réalisé en matière de législation protectrice du travail et des travailleurs, il s'applique aussi à très nettement établir la nécessité pour ces mêmes catholiques de continuer une politique sociale, résolument réformatrice. Il semble même que le Comité directeur tienne à accentuer cette tendance. Aussi, parmi de récentes Flugblàtter, trouvons-nous un extrait d'un discours du •docteur Hitze, l'un des chefs et le théoricien des catholiques sociaux au Reichstag, répondant par une énergique et affirmative déclaration à cette question : La législation protectrice des travailleurs doit-elle être poursuivie ^ ? C'est la même note, peut-être encore plus accusée, que le docteur Pieper, secrétaire général do rAssociation populaire, a fait entendre à rassemblée de Neisse : « Le plus important des devoirs qui s'impose actuellement au Volksverein, a-t-il dit, c*est la poursuite de la réforme sociale dans V intérêt des agriculteurs y des artisans et des ouvriers^, »

En lisant pareille déclaration, que vient appuyer, d'ailleurs, une action précise et continue, on comprend que le Centre puisse rallier autour de son drapeau les gros bataillons populaires ^ : les députés ca-

1. Discours prononcé au Reichstag, le 20 janvier 1890. ^. Cf. Der Volksverein, 7^ livraison, 1899, p. 101. 3. Mais il ne faut pas exagérer Vunion du Centre allemand. « On s'imagine parfois, dit M»?"" Kannengieser, qu'autour de Windthorst les

278 QUELQUES ORGANISATIONS UfL PROPAGANDE SOCIALE.

de ces feuilles volantes qui pénètrent jusque dans la chambre du dernier des mineurs westphaliens ou dans la demeure du plus pauvre paysan bavarois, TAssociation populaire é^ite des brochures destinées aux c dirigeants », à ceux qui, à un titre quelconque, jouent ou pourraient jouer un rôle utile dans le mouvement catholique : c'est la collection des Soziale Toges fra-gen. On y trouve, par exemple, des études sur c les chambres de travail », sur « les conférences sociales dans le clergé » ou bien encore sur « les œuvres de formation populaire ».

Toujours pour les « dirigeants », le Volksverein donne des « Matériaux pour discours » — Material fur Reden — à Fintention de ceux qui sont appelés à prendre la parole dans des réunions ouvrières, dans des assemblées de paysans ou dans des séances de TAssociation populaire : dans ces petits volumes, il y a un grand nombre de plans d'allocutions, avec les renseignements bibliographiques nécessaires pour le développement du sujet. Ces Material fur Reden rendent de grands services : les orateurs sont moins « creux » et leur éloquence peut ne pas être pure déclamation.

Enfin, s'adressant et envoyé à tous les membres de la ligue, paraît huit fois par an le bulletin de l'Œuvre : Der Volksverein, Stimmen ans dem Volksverein fiïr das Katholische Deutschland, Cette publication n'a pas seulement pour but de tenir les associés au courant de la vie de l'Association, de leur faire connaître ses efforts et ses progrès, mais aussi et surtout « d'être un véritable arsenal où les militants viennent puiser les arguments dirigés contre le socialisme » . Nous avons sous les yeux la collection de ce périodique et nous admirons fort l'habileté pratique qui préside à sa rédaction; à côté d'études théoriqu-es,

catholiques leurs devoirs envers la presse, devoirs que le Centre a résumés dans ce qu'on appelle la formule des trois « iren » :

Abonireriy

Inserireriy

Co rrespondiren .

S'abonnery première obligation qui concerne toutes les familles catholiques; insérer des annonces, obligation qui regarde particulièrement les commerçants et industriels catholiques; envoyer des correspondances et des informationsy troisième obligation pour tous ceux qui sont à même d'adresser au journal des nouvelles et reAseignements utiles. La pratique des trois iren a contribué puissamment à la prospérité des journaux catholiques allemands.

Le Volksverein n'eut donc pas à créer des feuilles quotidiennes ^ , mais grâce à une innovation ingénieuse, il sut tirer tout le profit possible des organes déjà existants : il proposa d'envoyer gratuitement tous les

Centre, et il en est plusieurs centaines, suivent la môme voie, observent la même consigne, soutiennent les mêmes candidats... Dans chaque circonscription, il y a un seul candidat du Centre, et tous les journaux te soutiennent énergiquement, même ceux qui ne l'aiment pas ». Enfin, un dernier caractère de la presse catholique allemande, c'est d'être très décentralisée : elle est constituée à peu près uniquement par des journaux locaux. « A Berlin, il n'y a, je crois, que deux journaux caiiioliques; à Munich, il n'y en a guère plus. Excepté la Germania qui est l'organe officiel du Comité central , ces journaux n'ont point d'action au dehors. Chaque ville de province, voire même chaque petite ville, a ses feuilles locales qui font réellement l'opinion. Très rapprochés de leurs lecteurs, ces journaux connaissent mieux leurs besoins, leur manière de sentir, leurs traditions : ils savent mieux quelles susceptibilités sont à ménager, quelles cordes on peut faire vilirer, sur quel terrain il faut se placer pour ^gner la confiance des électeurs. Sans doute, ce contact plus immédiat entre le journal et le public ne supprime ni les malentendus, ni les difficultés; mais il en diminue singulièrement le nombre. » Nous ajouterons que le clergé soutient avec énergie la presse catholique : beaucoup de journaux sont rédigés par des ])rêtre3 et tous comptent des ecclésiastiques parmi leurs correspondants.

i. Le Volksverein soutient des journaux ouvriers chrétiens, parais-

dans un cercle d'études, soit pour une conférence populaire, veulent approfondir telle ou telle question économique ou politique. Aussi, le bureau du Volksverein a-t-il organisé à Mûnchen-Gladbach une bibliothèque centrale qui envoie gratuitement à tous les membres de Tassociation les brochures et les ouvrages sociaux dont ils peuvent avoir besoin. Il serait superflu d'insister sur les services que cette institution rend tous les jours à ceux qui veulent se tenir au courant du mouvement des sciences économiques et politiques.

Le Volksverein compte à son actif deux autres institutions d'une haute portée : ce sont les Cours pratiques sociaux et les Cours d'économie politique.

Nous avons parlé plus haut* des Cours pratiques sociaux qui sont les plus anciens en date et qui permettent aux chrétiens de bonne volonté de s'instruire assez facilement des questions et institutions sociales. Nous n'y reviendrons pas.

Mais les Cours pratiques sociaux ne convenaient guère qu'aux membres du clergé et aux bourgeois. Le bureau du Volksverein ne pouvait oublier les ouvriers qui, eux aussi, réclamaient un enseignement social.

Toutefois cet enseignement devait être organisé un peu différemment de celui destiné aux « intellectuels » : sa durée devait être plus longue et son programme quelque peu modifié.

M. le docteur Pieper résolut avec habileté toutes les difficultés : il institua en 1901 à Mûnchen-Gladbach un cours annuel d'économie politique qui dure deux mois

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