CHAPITRE IV
LE» ORIGIKBS o'oia'cOHVBBmÇI IMTBUrATIOtUUt
I. Depoii la confé d«t initlatirM pi née*. —Le projet congrès qâl font rait en Belgique.
VÀMtocitUUm inlm Uur». — Son bu tlonsl. — Uq ittc ■entatitm du Saii conchudondv tn m. Le* iMemblé Ttenlon de 1908 à
Sur l'invitation du conseil fédéral suisse, les délégués ofliciels des gouvernements européens se sont réunis le 8 mai 1905, à Berne, en vue d'examiner les questions relatives à l'interdiction du travail de nuit pour les femmes et à l'emploi industriel du phosphore blanc. Il peut n'être pas sans utilité de rechercher les origines de cette conféreuce internationale — la première dans ce genre depuis la fameuse conférence de Berlin, convoquée en 1890 par l'empereur allemand : cette étude montrera les résultats que des initiatives privées, bien disciplinées et coordonnées, peuvent obtenir dans la
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versité de Gand, afin de « red^roher lea moyeDS de donner Vine suite an congrès ». On iat c immééiBl»^ ment d'accord qae cette soite devait être avant tout nnô grande association internationale des amis de la législation dn travail.; elle devait accueillir Taile droite commeFaile ganche; elle ne devait ezchire de ses ruigs qae les irrédnctibles adversaires de Tint^rv^ition Mygale ».
L'idée pamt pouvoir être réalisée àsses rapidaimnt : M. Nyssens qui, en Belgique, dirigeait le ministère de^ rindustrie et du travail, se montrait particuHèremeot favorable; dès la fin de 1898, TOffice belge du taivaS faisait parattre V Annuaire de la Ligiekuion du iraiHtU qui, dans la pensée de ses éditeurs, devait être la pie^ mière d*une série d'importantes publications. Il semblait alors que Bruxelles allait bientôt devenir le siège d'une association internationale dont les adhérents se proposeraient le développement des lois protectrices des travailleurs. Mais des raisons d'ordre politique et, en particulier, la retraite de M. Nyssens, vinrent modifier Tétat des esprits. La commission belge dut renoncer à ses projets.
Les choses en étaient là lorsque des professeurs français, parmi lesquels MM. Cauwès et Raoul Jay, reprirent ridée : ils convoquèrent un Congrès international de législation du travail qui se tint, au Musée social, du 25 au 29 juillet 1900, à Toccasion de TExposition universelle.
A ce congrès se rencontrèrent les principaux partisans de l'intervention légale — hommes politiques, économistes de profession, chefs d'entreprises indus-