‹ Activités sociales (volume 2)Chapitre 35 sur 51 · EN FACE DES LOIS ET DES FAITS SOGUUX · texte numérisé non relu

EN FACE DES LOIS ET DES FAITS SOGUUX

mina les deux questions qui viennent de recevoir à Berne une solution internationale.

Sur la question du travail de nuit pour les ouvrières on se prononça en principe pour l'interdiction générale. On chargea une commission de rechercher les moyens d'introduire cette interdiction dans les diverses législations; on la chargea notamment d'examiner comment les exceptions actuelles pourraient être supprimées. Cette commission, composée de deux membres désignés par chaque section nationale, devait faire appel aux personnes les plus compétentes et déposer son rapport dans les deux ans.

Sur la seconde question (interdiction du phosphore blanc et du plomb], l'assemblée générale vota les résolutions suivantes :

l"" Les dangers que présentent pour la santé des ouvriers et ouvrières les manipulations et l'emploi du phosphore blanc et du plomb étant exceptionnellement graves, il est urgent de charger une commission de rechercher les moyens propres à faire disparaître ces dangers et à amener par entente internationale la prohibition générale du phosphore blanc et la suppression, dans la mesure du possible, de l'emploi du blanc de céruse;

2° Cette mission sera confiée à la commission chargée d'étudier la question de l'interdiction du travail de nuit des femmes ;

3° En ce qui concerne les travaux publics, le comité international fera immédiatement, par l'entremise de son bureau, des démarches auprès des gouvernements et des autorités publiques, pour que l'emploi de la céruse soit interdit dans les travaux que ces gouvernements et ces autorités entreprennent.

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Le bureau de l'associati commissioa et, sur sa Eollicitation, le gouvememeot helvétique accepta de provoquer la conférence internatiooale désirée. Les décisions pHseB par cette assemblée officielle réanie à Berne, tendent toutes à la tuppression progressive et presque complète en Europe du travail de nuit pour les ouvrières de ^industrie.

C'est là un fait extrêmement important.

1. ED outre, la comEaiuian émettait le vœu qu'une enqa£te fût Inililuée dans les divers pa;a concernai l« tnTsil indajirjel i domicile et, en particulier, concernanl riaDuencc de la légiiiatlou actuelle pour la praiecilon des tnvallleurB adonnés à ce genre de boiogne : la question du travail à domicile est une des plus importantes de tontes celles qoi se posent i l'heure actuelle et une de celles^lont U solution est Is plu délicate.

LES ORIGINES DUiNE CONFÉRENCE INTERNATIONALE. 361

Important d'abord au point de vue de l'intérêt des classes populaires qui verront ainsi disparaître une cause de souffrances et de misères.

Important au point de vue social, car le travail industriel de nuit est aussi funeste à la santé morale qu'à la santé physique : il contribue singulièrement à la désorganisation de la famille.

Important enfin par les leçons qui s'en dégagent ; il est démontré par là que l'action des simples citoyens^ — pourvu qu'elle soit coordonnée dans une associatîon^ — peut beaucoup pour l'amélioration de la situation des travailleurs. Cette action n'est-elle pas arrivée, en effet, à préparer une entente entre les divers gouvernements pour supprimer un des abus du régime moderne ? Et cette entente sur un point particulier ne permet-elle pas d'en espérer d'autres sur des points plus nombreux? On peut donc entrevoir dans le lointain de l'avenir cet accord international pour la solution des questions du travail que le Pape Pie X appelait de ses vœux dans une lettre à M. Scherrer, président de l'Association — et ne devons-nous pas tous souhaiter la prompte réalisation de cet accord?

Les catholiques sociaux — et en particulier ceux de France — ont le droit de réclamer une part dans ces premiers et très heureux résultats : leur loyale collaboration aux travaux de l'Association établit aux yeux du monde ouvrier qu'ils savent passer de la théorie à la pratique : ils ne se contentent pas de faire des déclarations de principe, « ils posent des actes ». C'est dans cette voie positive que nous devons de plus en plus nous engager.

AGTITITE8 SOCIALES. 21

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oLtentiB par les tribunaux pour enfants. — Statistique édiflante. — V. Essais d'adaptation à la France. — Uu auditeur qui a profité d'une conféreoce et, par surcroît, qui en fait profiler les autres. — Comment H. Rollet sut faire appliquer par la huitième Chambre du tribunal de la Seine le principe américain de la mise en liberté surveillée. — Le rôle nouveau du Patronage ite l'enfance. — De quoi tenter les œuvres et Ira personnes qui s'intéressent à l'enfance.

C'est un lieu commun que de déplorer l'accroissement rapide et terrifiant de la criminalité juvénile. Les statistiques sont instructives et nous révèlent un triste état de choses '. Lisez les Faits divers des journaux

t. Cf. H. JoLï, L'enfance coupable [Lecottre, édileor}.

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