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LA TEMPÉRATURE DU SOL 7S

le lever du soleil jusqu'aux premières heures de l'aprèsmidi, pour décrotlre ensuite jusqu'au lever du soleil du jour suivant. L'amplitude de cette oscillation est beaucoup plus considérable que celle de l'air.

Si, dès lors, on observe la température du sol à une certaine profondeur, on voit que la température des couches sous-jacentes suit une marche analogue à celle des couches superficielles, mais que l'amplitude diminue très rapidement avec la profondeur, en même temps que Tépoque " des maxima et des minima retarde de plus en plus.

Ainsi, pendant le mois de juillet 1904 (qui restera dans les annales de la Météorologie comme l'un des plus constamment chauds que l'on ait observés dans les climats tempérés), à 25 centimètres de profoDdeurdanslesoI.l'am. plitude moyenne n'a été que de 3^,5; à 5o centimètres d'enfoncement, cette amplitude tombait à quatre dixièmes de degré; à 75 centimètres de profondeur, l'amplitude était nulle. C'est en vain que le Soleil, poursuivant sa carrière, versait des torrents de lumière sur la surface ; son ardeur ne se communiquait qu'à une épaisseur de terrain absolument inQme.

Cela explique fort bien, d'ailleurs, pourquoi, alors que les chaleurs anormales sont néfastes pour l'homme et les animaux, elles sont par le fait sans grande influence tout au moins sur la grosse végétation. Tous les végétaux, par exemple, dont les racines vont plonger à 75 centimètres et plus, dans le sol, n'auront été aucunement influencés par le déversement du calorique; les grands bouquets d'arbres restaient bien verts sous le ciel sans nuages.

Nous aurons, dans ces circonstances, l'occasion de bien constater quel rôle respectif jouent, dans le fonctionnement général, les radiations émises par celte prodigieuse source d'activité qui constitue le Soleil.

Le Soleil émet, en somme, trois sortes de radiations que

l'on confond dans le langage courant sous le nom de <i lumière ». Les anciens physiciens les avaient pressenties; à l'heure actuelle, les recherches sur les rayons Roentgen en ont confirmé la classification générale.

Ces trois ordres d'actions qui émanent du Soleil sont l'action éclairante, l'action thermique, l'action magnétique réunies en un faisceau que résume un simple rayon solaire. A chacune de ces actions correspond une série de vibrations, d'ondulations, qui ne diffèrent entre elles que par leur longueur et par la rapidité avec laquelle elles se produisent. Il en résulte que, dans l'insolation générale d'un mois d'été, tel ou tel de ces groupes d'ondulations peut prédominer. Les ondes dont la longueur est comprise entre 768 et 369 millionièmes de millimètre sont capables de faire vibrer notre nerf optique ; elles produisent aussi la sensation de la lumière; la diversité des couleurs ne dépend que de la longueur des ondes, les plus grandes se trouvent dans le rouge et elles vont en décroissant vers le violet.

A partir de la couleur verte, en allant vers le violet, les ondes lumineuses produisent les actions thermiques, chimiques et magnétiques et correspondent à de nouveaux ébranlementsmoléculaires.

Il n'est point téméraire de dire que, pendant l'été de 1904, les actions magnétiques solaires auront eu une importance particulière et il semble que l'on puisse en chercher la cause dans l'apparition de taches solaires très considérables qui furent observées au début de l'année. D'une façon générale, on a constaté des saisons estivales beaucoup plus chaudes, et au cours desquelles cependant l'insolation fut toute différente dans ses effels. Le peu de pénétration relative du calorique dans le sol est un des témoignages de la particularité d'allure des phénomènes que l'on a pu observer.

On a prononcé, de nouveau à cette occasion, le terme

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