I. — SYMPATHIQUE ABDOMINAL
Considérant ma thèse comme une Inlroduclion à l’élude du sympathique, j’ai continué d’étudier ce département nerveux, au double point de vue normal et pathologique.
A. Anatomie normale. — J’ai complété mes descriptions antérieures par des recherches sur l’homme et les animaux et par l’expé-
l'HoaPHOLoeiefU).—J’avais montrélaconstance duplan général du plexus solaire dans la série des mammifères et ramené, par l’anato-
le 56 dessins d’après décalque
plextts solaires pris chez la grenouille, le cobaye, le lapin, le chien, le chevalet l’homme, enfant, adulte ou vieillard, montré la différenciation ganglionnaire proportionnelle au degré de l’échelle évolutive.
Chez l’homme, j’ai insisté sur les variations compensatrices des différents ganglions solaires dans leurs dimensions réciproques.
Les ganglions sympathiques sont des miettes de moelle. Les noyaux
vidualisés dans l’intérieur des ganglions, sont les homologues des noyaux médullaires ou bulbaires. Leur existence est nécessaire ; leur atrophie, leur disparition pathologiques. Mais que, dans leurs groupements macroscopiques, ils fassent partie de ganglions plus ou moins volumineux et nombreux, leur valeur réelle n’en est en rien modifiée. Pour juger d’un plexus, c’est donc la totalité des noyaux ganglionnaires qu’il faut envisager et non leur degré de coalescence.
2» Histologie (29, 36, 1\, 73.). — J’ai complété l’étude de la oylo-
en y appliquant la méthode de Cajal à l’argent réduit qui m’a permis de distinguer trois variétés de cellules sympathiques :
1" Les grandes cellules réticulées ;
2" Les petites cellules réticulées ;
3» Les cellules d’aspect fasciculé.
parla méthoV de NiLV
Il est, en effet, facile d’identifier grandes gryochromes (type A) mx grandes cellules réticulées, les petites gryochromes (type B) aux
Déplus,des coupes sériées m’ont permis de me faire une opinionsur certains points controversés de l’anatomie des neurofibrilles. Je les
argyrophües paraissent répondre aux grains de sécrétion d’adrénaline. J’ai institué des expériences en vue d’étudier leurs variations.
S" Expékimkntation (2S).— L’ablation unilatérale gauche du sympathique thoracique chez le chien a déterminé des réactions cellulaires b distance dans,la moelle, qu’on voit nettement sur les figures 1,2, 3,4, 6 et 6, dans la corne latérale gauche de D'“ et le noyau latéro-externe de la base de la corne antérieure gauche de G"“‘. Des neurones de la
La neuronophagie (75). — Pour juger de la valeur des figures de neuronophagie, j’ai, avec M. R. Voisin, étudié la rage à virus fixe du lapin et les réactions du cortex à des infections, intoxications et traumatismes expérimentaux.
Ces expériences, jointes à mes observations anatomo-cliniques, m’ont permis de conclure que les neuronophages sont divers de nature (noyaux névrogliques, lymphocytes, polynucléaires, cellules conjonctives, cellules endothéliales, plasmazellcn) et d'origine (ectodermique et mésodermique). De leur aspect on ne peut pas toujours induire leur nature. Leur rôle dépend de leur origine.
Les éléments d’origine ectodermique ne jouent qu’un rôle de remplacement. Parmi les éléments d’origine mésodermique, je n’ai constaté aucun neuronophage proprement dit, au sens de Metchnikolî ; mais les lymphocytes, s’ils ne sont pas cytophages, peuvent produire
touchée primitivement
vitalité.
M. Faure, je suis revenu sur l’existence, déjà signalée par nous, de lésions cellulaires d’origine toxique dans les méningites et surtout dans les méningites tuberculeuses.
Avec M. R. Voisin, j’ai examiné, par les mêmes techniques, 18 cerveaux d’enfants morts de broncho-pneumonie, avec ou sans phénomènes méningés. Dans les cas de méningite confirmée, les lésions cellulaires étaient très marquées. Dans les autres cas, les aspects cellulaires étaient divers. Il existait tous les échelons dans les altérations méningo-encéphaliques, depuis la congestion simple jusqu’à la
dans les résultats de la ponction lombaire, mais le parallélisme entre lésions corticales et convulsions ne fut pas constant. Pour que la réaction réflexe apparaisse, il ne suffit pas, en effet, que l’excitant produise seulement des perturbations cellulaires appréciables anatomiquement, il faut encore que ces perturbations s’opèrent dans un organisme doué d’un certain degré d’irritabilité nerveuse.
L’écorcb cérébrale des tuberculeux (47, 49, 52, 53, 56). - J’ai, pendant plusieurs années, examiné au microscope le cerveau des tuberculeux.
Quand j’ai rencontré des tubercules soii/aim, j’ai noté, comme dans les ganglions solaires, l’absence de réaction à distance des cellules nerveuses. II s’agit dans ces cas de poisons locaux.
Dans les méningites tuberculeuses, je crois avoir démontré qu’iV existe des lésions cellulaires corticales qui ne dépendent pas directement de lésions méningo-vaseulaires.
Les lésions cellulaires corticales de môme ordre, quoiqu’à des titres divers, que j’ai relevés dans la psycho-polynévrite, le deliriitni tremens, la confusion mentale, le délire onirique, permettent d’affirmer leur origine toxique, comme est admise la pathogénie
Chez les phtisiques qui s’éteignent de consomption, sans accidents cérébraux notables, j’ai remarqué l’extrême fréquence et l’abondance de la pigmentation des cellules corticales. C’est un phénomène d’in- Tolution.
4» Les Lésions coaTio.sLES dans les psychoses D’oniamE toxiqde (58- 68).— Pour démontrer la valeur des lésions corticales dans les psychoses toxiques, il fallait mettre en évidence que :
1“ Les aspects cellulaires que fournissent les méthodes cytologiques, les méthodes de Nissl et de Cajal en particulier, ont, à l’examen nécropsique, une valeur pathologique ;
2* li existe des lésions cellulaires corticales dans des psychoses d’origine toxique ;
3" Lésions celluiaires corticales et troubles mentaux sont deux expressions d’un même trouble morbide toxique en | deux langues très différentes. Aussi leur parallélisme n’est pas toujours rigou-
Avec M. Ballet, au Congrès de Lisbonne, je me suis efforcé de démontrer ces propositions. Nous avons, en effet, étabii la valeur des lésions corticales dans les psychoses toxiques, d’après 50 observations personnelles, jusqu’alors inédites.
Chez 28 délirants, tuberculeux, alcooliques, pneumoniques, rhumatisants, érysipélateux, typhoïdiques, cirrhotiques, urémiques, asystoliques, cancéreux, il existait 13 fois des lésions cellulaires corticales, tandis que chez 31 malades non délirants, typhoïdiques, broncho-pneumoniques, tuberculeux, cancéreux, cirrhotiques, asystoliques, il n’en fut observé qu’une fois chez un cancéreux cachectique, albuminurique et morphinomane.
11 ressort donc de cette étude que les lésions corticales ont une valeur explicative, c’est-h-dire sont l’expression anatomique de la majoration de l’empoisonnement sur l’écorce cérébrale dont le délire
Le parallélisme entre lésions corticales et délires n’est pas toujours rigoureux. 11 n’en existe pas moins. C’est un rapport non de causalité, ni même de simultanéité, mais d’identité. Trouble mental et perturbation cellulaire structurale sont l'expression, fixée par deux méthodes différentes, la physiologique et l’anatomique d'un même phénomène toxique.
5' Démence pbécooe (25, 48). — Chez deux déments
précoces, je
gée, ni conjonctivo-Tasculaire. Il n’existait que des lésions cellulaires en rapport avec les accidents terminaux.
Ces faits, analogues à ceux de Klippel et Lhermitte, Alzheimer et Vigoureux, ne permettent pas d'admettre ici une origine infectieuse.
B. Paralysie générale. — J’ai continué, avec M. Vigoureux, à examiner l’encéphale et la moelle des paralytiques généraux de son
!• CïKvEAU (22, 36, n). - Avec M. Ballet, j’ai décrit et figuré les lésions des neurofliriUes dans les cellules pyramidales de l’écorce
Un paralytique général aphasiçue moteur de Broca, avait lemaxaKta-v,..— /thritique des lésions de méningo-encéphalite au niveau du cap de F •. Un autre, correspondant au type arthritique de Klippel, succomba h une hémorrhagie cérébrale.
2" Moelle (H, 12, 28, 46). — La moelle des paralytiques généraux est beaucoup moins souvent touchée dans la substance grise que dans la blanche.
Un cas, réalisant Vatrophie musculaire type Aran-Duchenne, est intéressant, non seulement par sa rareté, mais parce qu’il montre, derrière la multiplicité des syndromes anatomo-cliniques, paralysie générale, tabes, atrophie musculaire Aran-Duchenne, l’unité du
L’étude des scléroses combinées confirme cette conception.
Six cas différents de scléroses médullaires m’ont montré ;
Des scléroses latérales répondant à la description de Westphal;
Des scléroses postérieures tabétiques;
Des tabes complexes avec méningite et inOammation de la partie postérieure du cordon latéral;
Des lésions suspectes de méningo-myélo-encéphalite répondant au type de Raymond et Nageolte ou s'exprimant par les lésions pseudosystématiques de Joffroy et Rabaud ;
Des scléroses enfin du faisceau fondamental du cordon latéral par poliomyélite.
La diversité d’aspect de ces scléroses, comme la multiplicité de
démence épileptique, paralytique et spasmodique à l'époque de la puberté, j’ai trouvé, avec MM. J. et R. Voisin, une encéphalite scléreuse spéciale, caractérisée par l’épaississement névroglique considérable de la couche sous-méningée.
Chez deux malades présentant les symptômes d’une tumeur céré-
et des membres, observée avec M. Cauzard, m’a permis d’' mécanismes des syndromes de Jackson et Claude Bernard-, de les rapporter à un ramollissement de l’hémar-bulbe thrombo-artérite syphilitique.