III. - FAITS ANATOMO-CLINIQUES
Je rangerai ces observations sous plusieurs chefs.
A. Moelle et nerfs {13, 23, 38, 39, 70, 77). — Une hématomyéîie traumatique m'a permis d’étudier la répartition des hémorrhagies, les réactions cellulaires immédiates, les perturbations vaso-motrices en bandes et l’autonomie relative des centres vaso-moteurs 'périphériques et médullaires vis-à-vis des centres bulbo-encéphaliques.
J’ai, avecM. Belin, étudié la moelle d’un syringomyélique.
d’ao’oméÿaiigMe, faite avec M. Ballet, m'a permis d’insister sur les coirélations fonctionnelles des glandes à sécrétions internes et la possibilité d’hypertrophies compensatrices réciproques. Il existait, en effet, dans ce cas, corrélativement à l’hypophysite parenchymateuse hypertrophique, une cirrhose thyroïdienne hypertrophique, une cirrhose surrénale hypertrophique avec adénomes et des granulations calcaires très nombreuses des plexus choroïdes.
La même corrélation fonctionnelle des glandes il sécrétion interne peut être invoquée, chez une goitreuse avec syndrome de liasedoui et trophœdème vue avec M. Thaon, pour expliquer, entre autres Iroubles morbides, la pigmentation cutanée, la glycosurie alimentaire et les troubles menstruels.
L’autopsie d’une autre basedowienne, morte phtisique, m’a montré ainsi qu’à M. Bloch, en plus d’une pachypleurite du sommet du poumon gauche engainant et irritant la partie inférieure du sympathique cervical, une sclérose thyroïdienne hypertrophique caractérisée par la prolifération des cellules endothéliales des vésicules et la diminution de la substance colloïde.
C. Cœur et poumons (1, 33, 56, 63). — Le radio-diagnostic m’a permis de confirmer l’hypothèse de dextrocardie acquise par rétraction pleuro-pulmonaire avec caverne tuberculeuse. J’ai, avec M. Vitry, observé des formes malignes, chez lu jeune fille, de rhumatisme articulaire aigu. La mort, dans deux cas, survint par dilatation
Jacob et Thaon. Atteinte de cirrhose hypertrophique syphilitique avec insuffisance hépatique grave et crises de tachycardie paroxystique, elle fut considérablement améliorée par le traitement spéci-
E. Tumeurs (20, 66, 72). — Trois fois j’ai signalé des coexistences de tumeurs malignes, épithélioma tubulé de l’oesophage et sarcome à myéloplaxes de l’os iliaque, sarcome angiolithique et sarcomatose h myéloplaxes généralisée, carcinome du pylore et fibrome excentrique de la vessie.