‹ Additions à L'anatomie générale de Xav. Bichat :Chapitre 15 sur 35 · AU SYSTÈME EXHALANT. I · texte numérisé non relu

AU SYSTÈME EXHALANT. I

vint au-delà des vaisseaux rouges , dans un réseau formé par des vaisseaux d’un autre ordre, quinaissolent des artères et revenoient se terminer aux veines ; la matière grossière ne remplissolt, au contraire, les artères et les veines que jusqu’au point de leur continuation directe. Ruysch avolt reconnu depuis long-temps que les Injections colorent des parties qui ne sont point naturellement colorées. C’est à tort que l’on a prétendu que cette différence ne dépen- ! doit que de la quantité du sang et non de la nature de ce fluide ; car , vu au microscope , un seul globule paroît coloré.

Mais ces vaisseaux blancs , comme le montrent les injections, se terminent ainsi que les rouges en se continuant avec les veines ; rien ne prouve qu’ils , aillent plus loin. Que nous apprend à cet égard le I fait des exhalations , celui de la nutrition , celui i des transsudations par les extrémités des artères I dans les injections fines ? Qu’il y a des ouvertures : à ces extrémités , par lesquelles s’échappent les

fluides exhalés , les matériaux de la nutrition , la ! matière même de l’injection. Mais ces ouvertures se , rencontrent-elles au point de continuation des artèi-es avec les veines , où bien sont-elles les extréi mités libres d’un ordre de vaisseaux qui se prolon- . geroit au-delà? C’est ici que l’observation s’arrête , comme on le conçoit aisément.

AU

SYSTÈME ABSORBANT

Origine des Absorhans.

Page 582. « Ce n’est qii’après qu’ils ont parj) couru un certain trajet^ que ces vaisseaux de- » viennent accessibles à nos sens, que nous pouj) vons les étudier par conséquent d’une manière )) générale. »

Voici, en effet, les seules notions anatomiques que nous ayons sur la disposition des lymphatiques à leur origine.

1°. Cruiksliank dit que, si on examine l’intestin grêle pendant le travail dé la digestion , on aperçoit distinctement à sa surface interne les orifices de ces vaisseaux, terminés en arrosoir et remplis d’une matière chyleuse qui les rend plus visibles. Hewson , Bleuland , Iledwig ont fait des observations analogues à celle-ci , que contredisent, à la vérité, celles de RudoJpbi et d'Alb. Meckel.

2°. En injectant la surface du foie, et en faisant passer ensuite le mercure, par la pression du doigt.

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dans des vaisseaux de plus en plus petits , on le voit bientôt, suivant la remarque de Mascagni, sortir de ces vaisseaux par de petites ouvertures et venir à la surface de la séreuse. Ces ouvertiu’es, il est vrai , peuvent bien n’être que des porosités inorganiques ou même des crevasses , et non les orifices naturels des vaisseaux absorbans.

5°. On a vu dans le foie , dans le testicule , le mercure poussé par le conduit déférent , le cholédoque, revenir par les vaisseaux lymphatic[ues , ce qui semblerolt prouver que ces derniers sont ouverts à l’intérieur de ces conduits. J’ai eu moi-même occasion de vérifier ce fait.

4°. Quant à la continuation des lymphatlc[ues avec . les extrémités des artères , admise par les anciens , le fait est encore douteux. La plupart des auteurs expliquent les résultats que donnent les injections, en disant qu’elles ne passent des artères ou des veines dans les vaisseaux absorbans , qu’après s’être épanchées dans les tissus envlronnans. Mascagni admet , en outre, que la communication peut s’établir directement par les orifices des vaisseaux lymphatiques ouverts à l’intérieur des artères.

Absorption veineuse. — Terminaison des Absorbans.

Page 5g8. k Ici , comme clans tant d’autres » points, on a encore besoin de grandes lumières...

)) Beaucoup de probabilités contre , et ciuelques )) probabilités pour l’absorption veineuse... »

Avant la découverte des vaisseaux lymphatiques , les veines étoient généralement considérées comme

lesagens uniques de l’absorption. Plus tard , Hunter et Cruikshank les dépouillèrent de cette propriété pour en revêtir exclusivement les vaisseaux absorbans. On est aujourd’hui en partie revenu à l’idée des anciens , reproduite avec de nouvelles preuves par Meyer, MM. Magendie, Ribes et d’autres physiologistes modernes. Un fait des plus concluans surtout est celui-ci. On isole dans une certaine étendue l’artère et la veine d’un membre, en ayant soin de couper tons les autres liens vivans qui l’unissent au tronc ; une substance vénéneuse est introduite dans le tissu cellulaire : l’animal ne tarde pas à éprouver tous les symptômes de l’empoisonnement. Tiedemann etGmelin ont constaté par une multitude d’expériences que toutes les substances reconnolssables à leur odeur , à leur couleur, ou à leur composition chimique , ingérées dans l’estomac , se retrouvent dans le sang de la veine porte avec les caractères qui leur sont propres. Il faut donc admettre , ou bien que les veines ont des orifices absorbans ouverts sur toutes les surfaces , ou quelles communiquent peu après leur origine avec les vaisseaux absorbans. Abernethya observé'quelque chose de semblable à cette dernière disposition : il a vu des elférens partir d’une glande lymphatique pour aller se rendre dans une veine, et l’injection passer de la première dans la seconde.

AU SYSTÈME ABSORBANT

Struclure des Glandes lymphatiques.

Page 6og. r Dans rintérleur de ces glandes , » ces rameaux (alîsorbans), très-flexiieux , repliés » sur eux-mêmes de diverses manières , occupent >) une grande partie du tissu propre de ces orga- » nés, que plusieurs ont cru, en conséquence, n’être » autre chose que l’entreci’oisement des aLsorbans; » idée qui n’est point prouvée, puisque ce tissu » n’est point encore bien connu. »

Cette idée , savoir , que les glandes lymphatiques ne sont autre^chose que l’entrecroisement des absorbans , est celle de Mascagni , qui les regarde comme entièrement formées de vaisseaux. Gordon partage cette opinion , qui paroît, en effet, la plus probable , d’après les considérations que nous allons exposer.

Il y a , comme on a pu le. voir, deux ordres de vaisseaux lymphatiques dans les glandes de ce nom : les uns arrivent à ces glandes , les autres en sortent. Ce sont les vaisseaux affércns et efférens ; on les distingue à leur situation en sens contraire , et surtout à la direction de leurs valvules : celles des premiers ont leur bord libre plus près que l’autre de la glande ; c’est l’inverse dans les seconds. Le nombre de ces vaisseaux varie; on en trouve depuis un jusqu’à trente de chaque côté. Il y a, en général , moins d’efférens que d’afférens , quelquefois alitant , rarement plus. Pour bien voir la disposition de ces vaisseaux dans la sulistance propre de

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