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la glande , on peut injecter celle-d à sa surface avec du mercui-e , ou dans son intérieur avec une matière susceptible de passer à l’état solide. i°. Si l’on injecte la surface , soit par les vai^eaux afférens , soit par les eflérens, cette surface présente, d’une part, des divisions ramifiées à l’infini , et formant, comme il a été dit, deux systèmes capillaires opposés ; de l’autre , des rameaux dilatés , renflés , anastomosés un très-grand nombre 'de fois , formant , ainsi que les précédens , des réseaux intermédiaires entre les deux ordres de vaisseaux , et appartenant à tous les' deux. 2°. Cette disposition se retrouve à l’intérieur : remplis avec de la cire, les vaisseaux parolssent de même communiquer de deux manières , d’abord par des extrémités capillaires semblables à celles qui , dans le système sanguin , finissent les artères et commencent les veines, et en outre par des renllemens qu’on ne sauroit mieux comparer qu’aux renflemens analogues qui surmontent les veines dans les tissus érectiles. C’est dans ces renllemens qu’est contenue cette matière blancliâtre , épaisse , que Èicbat place , d’après Haller, dans des cellules particulières , et que l’oii trouve plus abondante chez les enfans.'
Toutes les glandes un peu volumineuses offrent d’une manière évidente la structure que nous venons d’indiquer.; on la distingue même dans beaucoup de petites , quoiqu’elle y soit moins apparente. Il y a très-peu de tissu cellulaire dans ces| glandes, et il y est très -fin, si on en excepte la membrane fibro-celluleuse qui les entoure. Leurs veines sont en assez grand nombre , surtout dans*
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l’épaisseur de cette membrane. Mascagnl , Walter et autres n’y ont pas suivi de’nerfs.
Propriétés des Absorbans. — Contractilité organique sensible.
Pctge^ 6i5. <( La contractilité organique sen- )) slble y est donc au moins douteuse ; et , si elle y )) existe , elle est très-obscure , et tout au plus com- » parable à celle du dartos. »
Sclireger a vu, dans diverses expériences , les absorbans se contracter sous l’ influence des agens irritans. Non-seulement les acides concentrés, mais I encore le beurre d’antimoine , l’alcool , l’eau chaude ,
: qu’on ne peut soupçonner d’agir par racornissement , ont produit cet elFet. Il a souvent suffi de I l’action de l’air froid pour obtenir le même résultat.
! Des irritations mécaniques ont été suivies de contractions et de relâchemens alternatifs. DanS toutes I ces circonstances , le resserrement se propageoit I toujours au-delà du point touché, dans' une certaine étendue. Ces phénomènes , bien tranchés pendant la vie, s’observoient encore apx’ès la mort; ils per- ( sistoient même davantage que ceux de l’irritabilité I musculaire. Si l’on joint à cela que le canal thora- ; cique est souvent, après la mort, large et olfaissé 1 sur lui-même, quoique vide, tandis que sur le vi- ' vaut on le trouve presque toujours contracté et à peine visible, on sera très-porté à accorder aux vaisseaux lymphatiques une force de oontraction vitale différente de celle dont ils jouissent hors l’é~
tat de vie. C’est à cette force qu’ils devroient de revenir sur eux-mêmes et de se vider plus ou moins complètement lorsqu’on les ouvre entre deux lii^atures ; et en effet , Tiedemann à observé que ce phénomène, très-marqué, pendant la vie, dans le canal thoracique et dans quelques autres troncs , qui se vident alors par un véritable jet, l’est fort peu après la mort.
Anatomie pathologique du Système absorbant (p. 636).
§ I". Altérations dans les formes extérieures.
Les absorbans paroissent pouvoir se dilater accidentellement comme on l’a vu (t. iii , p. 585 et 610). Quelques auteurs regardent comme des dilatations de ce genre des espèces d’hydatldes que l’on remar- (|ue surtout au plexus choroïde , où elles sont rangées sur une même ligne, réunies entr’elles par des lilamens.
§ n. Altérations dans V organisation.
L’inllammatlon des vaisseaux lymphatiques est suivie, comme celle des veines, de suppuration, d’épanchement albumineux, d’oblitération, etc. Il en a déjà été question , ainsi que de celle des glandes.
^ Les plaies de ces parties se guérissent en général assez facilement; on ignore si c’est avec oblitération du vaisseau : le tissu cellulaire concourt sans doute
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pour beaucoup au travail de la réunion. Ce travail est quelquefois fort lent dans les glandes : aussi préfère-t-on souvent les enlever , dans les opérations , de crainte que leur gonflement n’écarte les bords de la plaie et ne nuise aux progrès de la cicatrisation. On a vu, dans les absorbans, des ruptures analogues à celles c[ui s’opèrent dans les veines : Assalini et Th. Bartholin en rapportent des exemples pour le canal thoracique.
Les glandes lymphatiques sont assez souvent le siège de la transformation osseuse, même dans un âge peu avancé. Leur ossification n’a lieu communément c[ue dans une partie de leur étendue. On connoît la fréquence de la dégénération tuberculeuse de ces organes-: ce n’est pas ici le lieu de décrire cette altération.
§111. Altérations dans le développement.
Comme dans le système sanguin , les variétés anatomiques sont très-nombreuses dans le lymphatique, à part même celles qui sont purement accidentelles et qui dépendent du genre de mort, de la maladie qui a précédé, etc. Ces variétés portent sur les troncs principaux comme sur les rameaux secondaires, sur les glandes comme sur les vaisseaux. Ainsi, le canal thoracique est c[uelquefois double, au moins dans une certaine partie de son trajet; souvent alors les deux branches se réunissent de nouveau et circonscrivent ainsi des espèces d’îles. Rien n’est plus variable c|ue la terminaison de ce canal à son extrémité supérieure : tantôt unique,
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tantôt versant la lymphe par deux ou même trois orifices dans la veine sous-clavière gauche, on l’a vu, au lieu de s’ouvrir dans cette veine, se porter dans la jugulaire, dans la sous-clavière droite , envoyer une branche dans la veine azygos , etc. Les glandes ne varient pas moins dans leur nombre et leur situation.
L’inspection n’a point encore démontré de vaisseaux lymphatiques dans les tissus accidentels , tels que les cicatrices : cependant l’absorption les y suppose, à moins qu’on n’aime mieux avoir recours à celle des veines.