I AU SYSTÈME GLANDULEUX." 2Ô
I pancréas , etc. Il seroit donc possible que dans ceîles- I ci les granulations qu’on y aperçoit fussent réellement de petits corps intermédiaires aux artères , et aux veines, et aux excréteurs, coramelepensoitMal- \ pigbi , des espèces de follicules dans lesquels se terminent les unes et d’oii partent les autres ; tandis que tout seroit A'^asculaire , selon l’hypothèse de ( Ruysh , dans les glandes de l’autre genre. Voilà sans doute pourquoi les excrétions sanguinolentes ( sont bien plus fréquentes dans ces dernières, dans le rein surtout, c[ue dans les premières.
Influence des nerfs sur V action des glandes.
Page 6o5. «■ Si on pèse les preuves données ' » par Bordeu sur l’influence des nerfs sur les séj )) crétions, enverra qu’elles sont ou appuyées sur 1 » des faits faux , comme ceux de la section , du ' « sommeil , etc. , ou sur des données vagues. »
Tout ce qui est relatif à l’action propre des glandes est en générai très-peu connu, comme tous les phénomènes qui se passent dans l’intimité des oi’ganes. Tout ce cjii’on sait sur ceux de la sécrétion glanduleuse se borne à-peu-près à ceci ; du sang contenant les matériaux de la sécrétion arrive aux glandes. par les artères , excepté pour le foie, qui i le reçoit des veines et des artères ; ce sang , en tra- I versant les glandes, y éprouve dés changemens par suite desquels un liquide totalement différent de lui est produit. Mais ces changemens se font-ils brus-
quement, ou lentement et à mesure que le sang t avance dans son cours, et quelle est leur nature? ^ Sont-ils simplement un résultat de la configuration des parties et un phénomène purement mécanique? est-ce une action chimique ou galvanique qui les . détermine , doctrine qui , pour le dire en passant, ! rècne aujourd’hui dans beaucoup d’écoles? est-ce 1
.gixv. aujourd iiui dans beaucoiq; une suite de l’influence nerveuse , ou enfin toutes
ces causes
y concourent-elles à la fols? Voilà ce qu’on Ignore.
Quant à cette dernière influence , celle des nerfs dans les sécrétions , il est probable qu’elle existe , comme le dit Blchat , quoiqu’il soit très-diificile de s’en assurer directement. La section de tous les nerfs d’une glande, imaginée par Bordeu, est presque par - tout Impraticable. On trouvera sans doute peu concluantes les expériences rapportées plus haut par Bichat. En voici d’autres qui ne le sont peut-être guère plus, mais dans lesquelles pourtant les résultats semblent un peu plus prononcés, et qui d’ailleurs paroissent d’autant plus remarquables quelles sont en contradiction manifeste avec les premiers ; ces expériences sont dues à iij M. Brodle.
1°. Le cerveau ayant été enlevé, la respiration étant entretenue artificiellement afin que la circulation ne s’arrête pas et que l’animal continue dej vivre , l’urine n’a plus été sécrétée. Ce fait ne prouve' pas positivement , il est vrai , que l’action céré- ^ braie influe sur la fonction qu’a le rein de sécré- , ter l’urine ; car il se pourroit que la circulation fut 1 alFolblie dans ce cas au point de rendre la sécré
tloiî moins active : néanmoins c’est une forte présomption pour croire à cette Inlluence.
2°. Pour pouvoir apprécier le mode d’influence des nerfs de la huitième paire sur la sécrétion muqueuse de la face interne de l’estomac , sécrétion trop peu abondante dans l’état naturel pour qu’on obtienne des résultats bien tranchés, on a cherché à en augmenter les produits en donnant à un animal l’arsenic et d’autres substances vénéneuses de la classe des poisons corrosifs, lescjuels produisent, entre autres phénomènes , une accumulation des fluides muqueux et autres versés habituellement à la face interne de l’estomac : les nerfs de la huitième paire ont ensuite été coupés. A la mort de l’animal , on n’a point trouvé cet amas de fluides, cpii ne manque jamais dans toute autre circonstance. Il semble résulter de là que l’intégrité de ces nerfs est nécessaire pour que les glandes ou follicules mucjueux de l’estomac répoiident aux excitans C|ui leur sont directement appliqués.
Anatomie pathologique du Système glanduleux (p. 689) .
L’extrême diversité cpii règne dans ce système fait qu’il est prescpie impossible de décrire d’une t manière générale les altérations pathologiques des I glandes ; il y a trop de particularités appartenant I à l’anatomie descriptive, trop peu de points communs ; il faudroit presque autant de divisions qu’il y a d’organes compris sous le nom de glandes;
ADDITIOISS