‹ Additions à la Bibliographie cornélienneChapitre 5 sur 56 · II. — Pièces de théâtre écrites par divers auteurs · texte numérisé non relu

II. — Pièces de théâtre écrites par divers auteurs

avec la collaboration de Corneille.

P. q3. L'AvEVGr.E \\ de || Smyrne. |1. . .

Lire :

Il A Paris \\ Che^ Augustin Courbe. . .

94'. L'AvEVGLE il DE || Smyrne. jl Tragi-Comedie. ji par les cinq avtheurs. || Sur Pimprimé. || A Paris, |j Che:^ Avgvstin Covrbé, Imprimeur' & Libraire de Mo?ifeigneur Frère \\ du Roy^ dans la petite Salle \\ du Palais, à la Palme. || M. DC. XXKIX. In-12 de 4 ff. non chiffrés et 122 pp.

Collation : i f. pour le titre et 3 0'. pour la dédicace, l'avis Av lectevr et les Actevrs.

Au titre le même fleuron observé par P. sur d'assez nombreuses contrefaçons (une tète d'nni;c entre deux cornes d'abondance accompagnées de rinceaux), fleuron qu'on trouve communément chez les imprimeurs de Rouen et Paris. (P. 270. etc.)

in. — Editions collectives du ttiéâtre de Corneille

publiées par lui-même.

97'. Le II Théâtre !| de (| Corneille. |} A Paris, || Che:{\\ Antoine de Sommaville, en la Gallerie \\ des Merciers, à VEscii de France. || Et '; Avgvstin Covrbé, en la mefme Gallerie, \\ à la Palme || A u Palais. || MDCXLIV. In-4.

Marque de Ccjurbé, au titre (L'Ecu de France); pas de mention de privilège. Le verso de ce titre est blanc. Second feuillet, recto :

Pièces contenues en ce \'olume, Meute, Comédie.

La Gallerie dv Palais.

Comédie.

La Svivante, Comédie.

La Place Royale, Comédie.

Medée, Tragédie.

L'IlLVSION COMIi^VE,

Comédie.

Le Cid, Tragi-comédie.

Horace, Tragédie.

Cinna, Tragédie.

PoLiEvcTE, Tragédie.

Le verso est blanc.

Ce précieux \olumc, exemplaire unique d'une collection d'œuvres restée inconnue jusqu'à ces dernières années, appartient à la Bibliothèque Nationale, où il est conservé sous la cote Réserve,^'. Y. (f) 64, Acquisition 170.868. Il provient de la bibliothèque Guyot de Villeneuve : son heureux possesseur le céda par voie d'échange à la bibliothèque de la rue Richelieu. iCatal. de la bibliothèque de feu M. Guyot de Villeneuve, no 817.) Il est revêtu d'une reliure ancienne en maroquin rouge très défraîchie, avec des filets à la Du Seuil, sur les plats ; ce n'est pas un remboitage, mais une reliure contemporaine de l'imprimé.

Si l'on ne consultait que le titre et la table de ce volume, l'on pourrait supposer que Sommaville et Courbé donnèrent, en 1644, une édition collective in-4 ^^ théâtre de Corneille, puis une seconde, on va le voir ci-dessous, en 1647, en même temps qu'ils donnaient leurs éditions collectives in- 12, aux mêmes dates de 1644 et 1647 'P- 98 et 99;, tout comme les pièces originales séparées paraissaient à la fois dans les deux formats.

Mais non : l'édiiion collective in-4 de 1644, l'édition collective in-4 de 1647, l'édition collective in-i-2 de i')47 ne mcrilcnt pas ce titre d'édition ; ce ne sont toutes trois que des collections factices de pièces séparées, originales, réunies sous un litre général artificiel, dans le simple but de faciliter la vente de ces pièces. Seule l'édition in-12 de 1644 (P. 98) est une véritable réimpression. M. Picot l'a nettement exposé : les premières pièces de Corneille ne se trouvaient plus, la célébrité qui m:'.intenant s'attachait au nom du poète faisait espérer une vente facile des œuvres antérieures au Cid, on en vint par suite à les réimprimer en un volume : c'est le no 98 de P. Mais des pièces suivantes de format in-12, mais de toute la collection in-4, '^^ exemplaires ne manquaient pas, et la spéculation des libraires se devine : de simples titres et une table permettraient de les grouper; de là le recueil in-12 de 1647 (P. 99), de là nos deux recueils in-4 de 1644 et 1647, ^o^s formés de pièces à paginations distinctes, éditions originales facilement reconnaissablés.

La présente collection de 1647 f*-'^ même composée avec assez peu de goût par les libraires : des pièces qu'ils réunissaient, en effet, ils ne recueilirent que le texte même, en élaguant les feuillets préliminaires, titres, épitres, extraits de privilège, etc.

La suppression de ces titres particuliers est absolument significative : en les enlevant, en effet, on comptait bien donner au volume l'apparence d'une édition générale du théâtre.

Continuons la description de notre volume et donnons l'indication du contenu de chacune des pièces dont il se compose, avec la référence à P. : il sera facile de comparer et de voir ainsi les retranchements opérés par les éditeurs.

Mélite, ou les Fausses lettres, i5o pp. (P. i). La Galerie du Palais, ou l'Amie Rivale, i4'-! pp. (P. 4). La Suivante, 128 pp. (P. 5).

La Place Royale, ou l'Amoureux extravagant, i 12 pp. (P. 6). Médée, 95 pp. (P. 7).

U Illusion comique, 124 pp. (P. 8).

Le Cid, iiopp. (P. 11). Si l'on pouvait avoir un doute sur la manière d'opérer des libraires. Le Cid inséré dans leur recueil le lèverait : certes, ce n'est pas un tirage nouveau, c'est bien celui de i6û9 (P. Il), privé de ses 4 tf. préliminaires; on y reconnaît, en etïet, les particularités relevées par P. dans le texte des stances, en particulier le titre courant est bien écrit en un mot, Tragicomedie. jusqu'à la page (14, en deux, Tragi-Comedie, ensuite. Ce n'est même pas le nouvel in-4 ''^ '644 (P. i3) que l'on place dans la collection factice qui nous occupe, c'est l'invendu des tirages antérieurs.

Horace, lo'i pp. (P. 16). On reconnaît toutes les particularités de texte signalées par P. sous son no 16. Le privilège et l'achevé d'imprimer se trouvant au verso de la dernière page, les libraires n'ont pas pu les enlever, comme ils ont fait aux autres pièces de la

même collection, et l'achevé d'imprimer est bien du i5 janvier 1641, comme aux deux originaux A et B de 1641 (P. i 5 et 16).

Cinna. 1 10 pp. et i f. hlanc (P. 20).

Polyeucte, Martyr, 121 pp. et i f. (P. 26).

Ici encore, force a été de laisser le privilège, parce qu'il commence au verso de la page 121 et dernière de la tragédie.

On remarquera que le volume ne contient ni Clitandre, ni La Veuve : rien d'étonnant, il n'y en avait pas d'édition in-4; pour les y mettre il eût fallu les réimprimer.

La preuve est faite ; mais, même factice, le volume de la Bibliothèque Nationale de 1644 n'en demeure pas moins, dans la bibliographie cornélienne, un document incomparable.

99'. (Cf. P. 99 bis. Additions, p. xiii). OEvvres || DE II Corneille, i; Tome premier. || A Paris, \\ Che^ Avgvstin Courbé, dans la petite Sale Ij du Palais, à la Palme. \\ M. DC. XXXXVII |i Avec Privilège du Roy. In-4.

Marque de Courbé, signée Joan Picart fe. Le verso de ce titre est blanc.

Second feuillet. — Recto : En tête, mince frise typographique, et au-dessous : Table || des pièces \\ contenues av \\ premier tome des II œuvres de Corneille. \\

Le Cid.

Horace.

La galerie dv Palais.

La Svivante.

La place Royale.

Medee.

Jllvsions comiques.

Le verso, blanc.

Justification, quinze centimètres et demi sur vingt et un et demi.

OEvvRES II DE II Corneille. || Tome second. || [A Paris, || Chez Avgvstin Courbé, dans la petite Sale || du Palais, à la Palme. || M. DC. XXXXVII. Il Avec Privilège du Roy.j ln-4.

Marque de Courbé. Le verso de ce titre est blanc.

Second feuillet. — Recto : En tête, même frise qu'au second feuillet du Tome premier, et au-dessous : Table || des pièces || contenves av \\ second tnme des jl œvvres de CorneilU. \\

Cina .

Polivcte martyr.

La Mort de Pompée.

Le Mentevr.

La suite dv mentevr.

Théodore.

Le verso, blanc.

iNdême justification qu'au premier tome.

Exemplaire unique de ces deux feuillets à la Bibliothèque Nationale, Réserve P. Y. F. q2 ; (Don 96.812, de M. Emile Picot).

Force a été de placer entre crochets la fin du titre de ce second tome, ainsi restitué selon toute vraisemblance, conformément au titre du premier. En effet, la partie inférieure du feuillet est déchirée, depuis le bas de la marque de Courbé, qui est atteinte ; on n'y trouve donc ni lieu d'impression, ni nom de libraire, ni date, ni mention de privilège.

Le second feuillet est également lacéré, et sa déchirure correspond à celle du précédent; on y lit la table des six pièces qui viennent d'être énumérées : la dernière lettre du mot Théodore a été emportée. Ce qui re.ste du feuillet ne permet pas de discerner si la table s'arrêtait avec ce titre ou si elle comprenait encore une ou même deux autres pièces. Or il est probable que la déchirure a emporté le mot Rodogune ; le tome second, en effet, eut ainsi contenu sept pièces, comme le premier. Mais, raison plus grave, avec Rodogune, l'édition collective in-4 de 1647 de Courbé se trouve formée des mêmes pièces que l'édition factice in- 12 de la même année (P. gg), et il ne paraît pas douteux que le libraire dut composer de même ses deux éditions collectives.

Un autre exemplaire, mais ne comprenant cette fois que deux feuillets, le titre et la table du premier tome seulement, appartenant à M. Durel, le libraire-expert du passage du Commerce, fut communiqué à l'Exposition de Rouen. Il a été offert par lui depuis à la Comédie-Française.

Quatre feuillets, c'est tout ce que l'on connaît des deux collections in-4 de 1647. ^^^ feuillets même ont leur histoire.

P. (loc cit.) constate que ces deux volumes sont un recueil factice d'éditions séparées des pièces de théâtre. « Un exemplaire, ajoute-t-il, est porté au catalogue La Vallière de 1767; un autre appartient à M. le comte de Lignerolles, qui a découvert successivement les deux volumes. » M. L. Potier signala ce recueil à l'auteur de la Bibliographie, qui ne put en prendre connaissance, pas plus qu'il ne vit celui qui est inscrit au catalogue La Vallière. On s'explique donc les inexactitudes de la notice du savant bibliographe.

Ainsi que le recueil de 1644, que nous venons de décrire, cette édition prétendue de 1647, '^^ format in-4, n'est qu'une spéculation de librairie. Comme en 1644, l'éditeur se borna, en 1647, ^ f^i^e imprimer les feuillets qui nous occupent, titres et tables, et à les placer en tête de collections de pièces séparées, de façon à composer deux volumes. La rareté extrême de ces feuillets ferait croire même que le libraire n'aurait formé qu'un très petit nombre de ces volumes artificiels.

Le duc de La Vallière a-t-il possédé les deux volumes complets? A lire le catalogue de sa bibliothèque (Catal. des livres, etc., De Bure, 1767, 2 vol.) on devrait le croire : « No 3044. Les Œuvres

de Théâtre de Pierre Corneille, avec figures gravées en taille douce. Paris Aug. Courbé 164J, 2 vol. in-4, v. m. ». Mais nul ne sait ce que sont devenus ces volumes, dont la destruction paraît aujourd'hui probable.

Q.uant à M. de Lignerolles, il n'a pas découvert successivement les deux volumes; le renseignement que L. Potier communiquait à M. E. l'icot était inexact. Ce que le célèbre bibliophile possédait figure à la Qjiatrieme Partie de sn bibliothèque : c'étaient uniquement les deux premiers feuillets du tome I ; ils furent vendus avec un lot d'éditions originales in-4 ^^ ^-j incomplètes, pour le prix de II francs. Cat. Lignerolles, IV'e partie, iSqS. no 1969.)

Puis on retrouve ces deux mêmes feuillets (ce semblent bien être les mêmes) dans la bibliothèque de .M. Guyot de Villeneuve. Ce bibliophile y réunit les sept pièces mdiquées à la table, le Cid en édition de i'344 et les autres en originaux in-4 (^^ Ci'rf, Horace, La Galerie dv Palais, La Svwante. La Place Royale, Medee, lllv- .^ions comiques) ; il ajoute un portrait de Corneille et fait relier le tout par Mercier, successeur de Cuzin.

A la vente Guyot de \'illeneuve (Catal., ii" 819). M. Durel est acquéreur, au prix de i,io5 francs, du volume ainsi formé. Le nouveau possesseur brise enfin ce tome, par trop factice, et en extrait les deux précieux feuillets : ce sont ceux qu'il communiqua, sous verre, à l'Exposition de Rouen, et qu'il a donnés à la Maison de Molière.

Quant à l'autre série, les quatre feuillets, titre et table du tome premier, titre et table du tome second, offerts à la Bibliothèque Nationale par M. E. Picot, eux aussi sont sortis de la bibliothèque Lignerolles ; mais alors ils ne furent pas jugés dignes des honneurs du catalogue, ils n'y figurent pas et ils furent vendus dans un lot de défets.

P. 100. Œuvres || de |j Corneille ||. . . 1 648.

« La Première Partie se termine par un privilège qui commence au bas de la p. 634 et se développe sur les deux faces du feuillet suivant, non paginé, avec achevé d'imprimer du 3o mars 1648. » Cette description de P. est exacte. Quoique, plus haut, il ait annoncé 6b^ pp. et i f . blanc, il n'y a pas de feuillet blanc ; les signatures s'y opposent, d'ailleurs. Nous avons vu deux exemplaires en cet état,

P. 102. Œuvres j] de || Corneillk ||. . . 1654. Au second volume lire :

Che:{ Augustin Courbé, au Pa|| lais. . .

Nous avons vu un exemplaire avec l'adresse :

A Paris jj c/ief lean Baptiste Loyson, |) prés la fainte Chap-

pelle, à l'entrée || de la petite Salle des Merciers. \\ M. DG. LIV, [Première partie.)

Claudin {Catal. Rochebdi'ere, i\° 58) signale un exemplaire de cette édition rajeunie au moyen d'un titre nouveau, conforme, mais daté de i655.

P. io3. Œuvres II DE II Corneille ||. . . i655.

L'adresse d'Antoine de Sommaviile n'est pas uniCormémeat disposée sur les trois volumes. On lit :

Première et Seconde Partie : A Paris, |] Clie^ Antoine de Sommaviile, Il . . . Gallerie des Mer || ciers,

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