‹ Adèle et Théodore, ou, Lettres sur l'éducationChapitre 43 sur 43 · LETTRE XLVIII · texte numérisé non relu

LETTRE XLVIII

M. d'Aimeri à madame de ValmonU

Enfin ^ j'ai eu un entrelien particulier avec madame d' Almane^ je lui ai tout avoué, et je m'en applaudis : elle m'a dît sans dé* tour qu'eUe étoit enchantée que Charles se montrât plus sensible aux charmes de la modestie et des talens qu'aux séductions de la coquetterie : elle m'a parlé de lui avec un air 4'intérét , et même d'amitié^ qui me confirme dans mes espérance» : elle étoit d'avis que j'exigeasse de Charles le sacrifice absolu <le sa pasôon , c'est-à-dire qu'il partit sur-le-champ avec moi sans revoir madame d'Ostalis^ et que nous ne revinssions à Paris que dans un an. Mais^ ce parti m'ayant semblé trop rigoureux, nous sommes convenus que je parlerois fortement à Charles , et que jel'engagerois à éviter madame d'Os talis autant qu'il seroit possible. Le jour même

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de celte conversation, j'ai mène Charles ii un bal l'après-^dîner,' Adèleyétoit; hioii petit-fils ne l-avoit jamais vue > danger ,^ et il m'a paru ohardiéde-sa' grâcef il l'a entendue chanter aujourd'hui , il l'a vue dessiner î et il m'a dit ce soir cjfi'ilécoitpersuàd^tt'-Adèle auroit un jour- tous* lès talens^^-tous- lèè agrëmens et ' toutes les vertus de madame d'Ostalis. Au reste , madame dé Vaké peir* sévère toîjjours dans ses ptajetsV ell^'-^ conduit' même k cetégaird'd'uMr^majtiâèr^ si imprudente^ cpe tontlle pionde est'Oâïï-' vainctivque Charles a renfplb«ëM^de€réâi>car on ne suppose' pas .qu'un leaMiboi^e de * dix-huit' ans pttiKe résister UiJ^dç semblables avances;, ^^r:: '-.li i}^ : .v.î ::i Dimanche dernier nûustsàopames-chés" madame dlAlmanè^'putncrusiréiiëomrâine^ pour la ' preiiûère i fin» j defMsis i tifpiji se^ maines> madame: *ii'^Ctetaliai)7ÇkiBtrl69 âo put cacher : son /.tix>ùh]e^ /et/tnouva' le moyen dé se piaàenÀlÈible àcôté d'èSe; j'étois trop loih>de!i3h«rlerpDuhp3UVO^

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4i6 ' . APBUB

uî#ti»^ qui jm'aldniia ; y$ lui en demm*- 4m m ÇMAS0 ^ jil xxm ^rra b maia ^nf jpou*^ fcirvH^pipQndvfSB «t j|e *i# que s^r yew

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lui ai diti xnaiif j^ Q^iKie rappeUtt que trpp le T^^d qp'^P: % Jeié./*ui: moî*.^.. ce regard ^ mqycHr^ iln.ji^^ fitiîd,

pi;»soH,pj}. dU^ncff s^A^u,;.!:! Cet âiseuide

ttmdam^id^O^t^lUiiiif .mangncroit pas d'iiii¥« trvur? .«44ra(ird';ÀJbn^^d^ iom ce deùîV eU?.réto)w.d'iiflQr^laiiien pitfleraMMkméttie; ^ ^ff^d je lèiadçiÉiBiiaî eiuàce «njet uim Ç99YAiMMiè âine.alle^ Ma;oonfianQ« fSiftît la (QUjtboR j f(t«| «If ètp'èn «voir reiqefcîé ] Vous voyez, me dit-elle, que j'avois quek que raison en vous conseillant de partir sans délai ; les grands partis sont toujours les plus sûrs; vous eussiez déterminé le chevalier de Valmont au sacrifice entier de sa passion; ram i^'avcs poittt 6x%l de lui ce que vous étiez en droit d'en attendre , et vous n'en avez rien obtenu; vous avez augmenté sa foiblesse en la ménageant , vous auriez accru sa force en paroissanty compter. Ces réflexions de madame d'AImane m'ont fait beaucoup d'impression; mais à présent il n'est plus temps de partir , Charles

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n'y coDftentirott qo^avec dëseipoir : d'ail-; leursi Tainour Foccope bien nioins nuiin^ tenant que le dâftf de regagner l'estime de^ madame d'Oitalis; il sent (ju'il n'y peut parvenir qu'en la fiiyant de bonne foi^ et en lui persuada|it qu'il veut sincèrement se guérir d'un sentiment qu'eOe condamne et quil'offense. Ainn^ je ne vois nul iiû^nvénientà rester à Paris jusqu'au mob de mai; au restei ma chère fille, si je change de dessein, .vous en ierea instruite- aussitôt I et je ne quitterai Paris que pour vous aller retrouver .

FU« DU SfiCOlU) VOLUME.

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