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des ganglions iliaques, au nombre de 3 ou 4, qui sont jaunâtres. Ils sont conservés au Kaiserling.
De l’histoire des cobäyes Les IX et X (le cobaye XI ayant succombé 24 heures après son inoculation) il faut retenir les points suivants : de deux cobayes inoculés dans les mêmes conditions, l’un vit en parfaite santé après 15 mois, n’ayant présenté comme témoignage de son infection tuberculeuse d’une adénopathie relativement discrète et une réaction positive à la tuberculine ; l’autre présentait une adénopathie en apparence analogue ; l’ablation de l’un de ces ganglions a .montré l'existence d’une suppurafion locale, et cette intervention a entrainé la formation d’une lésion caséuse au point traumatisé. Cette lésion qui pourtant était particulièrement riche en bacilles acidorésistants a guéri spontanément, et lorsque l’animal a été sacrifié (six mois après la date de l'inoculation) on a pu constater l’intégrité viscérale et vérifier la complète guérisou de la lésion caséeuse inguinale.
Les cobayes XIL XIII et XIV font partie, comme les précédents, d'une série de 2e passage chez l'animal ; ils ont été inoculés avec le produit de broyage des ganglions du cobaye Les IV ; ce dernier exempt de toute lésion viscérale, avait reçu sous la peau les fongosités articulaires prélevées à l'intervention du D' Gernez.
Le cobaye Les XII est inoculé le 19 septembre 1928 ; au bout de quinze jours se montre une adénopathie d’abord modérée, qui s'accroît progressivement jusqu’au 9 novembre date à laquelle l'animal succombe. Pendant cette période on observe un amaigrissement considérable : de 505 gr. le poids passe à 360 gr., et l'animal meurt cachec-
tique. Une intradermo-réaction à la tuberculine pratiquée le 31 octobre (six semaines après l’inoculation) est douteuse, mais paraît devoir être plutôt considérée comme négative. L'autopsie montre ici encore qu'il n’existe pas la moindre lésion viscérale ; la seule petite anomalie suspecte est représentée par l’existence sur le foie de 2 petites zones blanchâtres ; mais les frottis et l'examen histologique montrent qu'il s’agit d'une zone amicrobienne, sans aucune structure organisée. Par contre, l’atteinte ganglionnaire est des plus importantes ; s’il n’y à aucune lésion au lieu même de l’inoculation, dans la région inguinale on trouve trois ganglions profonds, volumineux, non suppurés, mais sur les frottis desquels existent quelques rares baeilles de Koch. De plus, au niveau du mésentère existe un gros ganglion mesurant {1 cm. 5 sur 2 cm. 5, pesant 2 gr. environ, suppuré, qui contient des bacilles en très grand nombre. À côté existent également plusieurs ganglions, de volume beaucoup plus petit, mais également suppurés. De même dans la région lombaire.
Dans tous ces groupes ganglionnaires, on peut déceler quelques rares bacilles acido-résistants isolés et granuleux.
Par contre les ganglions trachéo-bronchiques ne paraissent guère atteints et les recherches les plus minutieuses ne peuvent y faire découvrir de bacilles acido-résistants.
Le cobaye Les XIII, inoculé dans les mêmes conditions que le précédent, paraît durant quatre mois indifférent à l'injection qu’il a reçue. Il ne présente à ce moment qu’une adénopathie modérée, qui, après avoir légèrement augmenté, rétrocède et disparaît. Les réactions à la tuberculine sont négalives. L'animal est sacrifié après six mois: on ne trouve ni lésion viscérale ni atteinte ganglionnaire.
Le Cobaye Les XIV, inoculé également dans les mêmes conditions que le cobaye Les XII, supporte d'emblée très
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mal l'injection. Il commence à maigrir aussitôt, ne mange pas, son poil se hérisse et il meurt cachectique au bout de cinquante jours, ayant présenté entre temps une très légère adénopathie inguinale. Les réactions à la tuberculine sont négatives.
L’autopsie ne montre ancune lésion viscérale : les ganglions lombaires et bronchiques sont un peu hypertrophiés, mais il est impossible d’y déceler de bacille acido-résistant.
Tels sont les résultats fournis par le 2e passage du virus tuberculeux issu des lésions delamalade Les.chez le cobaye. Ils présentent un double intérêt que nous devons signaler dès maintenant : d’une part ils montrent que l'injection de bacilles très nombreux comme ceux provenant de l’inoculation des ganglions du cobaye Les V ne détermine cependant chez l'animal inoculé que des lésions ganglionnaires à l'exclusion de toute manifestation viscérale, et d’autre part qu’inversement une lésion paraissant très pauvre en bacilles acido-résistants peut cependant déterminer des lésions d’adénite suppurée richement bacillifère, comme dans le cas du cobaye Les X, sans que l’animal inoculé ne présente la moindre lésion viscérale.
Dans cette série d'expériences la survie des animaux est suffisamment longue pour que l'on puisse écarter l’hypothèse d’une tuberculose typique d'évolution lente.
L'étude de ces lésions atypiques à élé poursuivie en réalisant chez l'animal un troisième passage des bacilles de l’ostéo-arthrite de Les. Les ganglions du cobaye Les V ont été inoculés à deux animaux XV et XVI; ceux de Les X à un seul cobaye Les XVII.
Le cobaye Les XV (39 passage, ayant reçu 4 cc. du pus de l’abcès inguinal du cobaye Les V) est inoculé le 2 octobre 1928. Le pus qui a servi à cette inoculation contient des bacilles acido-résistants. À cette date, ce cobaye pèse 790 gr. mais l’injection de pus entraîne un amaigrissement très rapide, et dix jours plus tard, l'animal ne pèse plus que 610 gr. À ce moment on constate chez lui l’existence d’une petite adénopathie inguinale, sous forme de 3 petits ganglions, du volume d’une lentille. Peu à peu l'animal cesse de maigrir, et bientôt commence à engraisser : le 28 octobre, 25 jours après l'inoculation, son poids est revenu à 650 grammes. Mais, à ce moment, on pratique chez lui une intradermo-réaction à la tuberculine, qui 'se montre très fortement positive, mais entraîne un nouvel amaigrissement : en 13 jours il passe de 650 à 510 gr. Puis peu à peu son poids va augmenter à nouveau : 575 gr. le 27 novembre, 600 gr. le 2 janvier 1929, eb dès lors il va se maintenir à ce poids.
Le 22 février, 3 mois 1/2 après l’inoculation il n'existe plus que de tout petits ganglions insignifiants. L'animal est sacrifié, on trouve les lésions suivantes : adénopathie iliaque, de volume modéré, portant sur 3 ou 4 ganglions, de coloration blanchâtre ; le plus volumineux a les dimensions d’un petit haricot. Les ganglions lombaires sont légèrement tuméfiés et présentent des points nécrotiques. Enfin, il existe un gros ganglion trachéo-bronchique, qui atteint les dimensions d’un pépin d'orange et dont la coupe laisse sourdre un liquide louche.
Dans les frottis de ces ganglions on trouve des bacilles acido et alcoolo-résistants en petit nombre.
Il n’y a pas trace de lésion viscérale.
Le cobaye Les XVI, homologue du précédent, inoculé à la même date (2 octobre 1928) est encore en parfaite santé le 15 septembre 1929, après un an. On est cependant