B. — HISTOLOGIE PATHOLOGIQUE
Dans le chapitre précédent nous avons montré l'identité des tissus ; dans ce chapitre, nous exposerons l'identité des lésions anatomo-pathologiques.
4° L’Amygdalite Pharyngienne ou Adénoiïdite
« D'après Collet, examinée au microscope, voici l'aspect que présente une coupe d’une tumeur adénoïdienne.
Deux éléments bien distincts nous apparaissent : 1° Un épithelium et 2° une masse, constituant la tumeur. Etudions successivement chacune de ces deux parties.
A. Epithelium. — La préparation est bordée par une couche de cellules longues, étroites, parallèles entre elles. Leur extrémité libre est large et aplatie, formant avec celles des cellules voisines un revêtement uniforme, tandis que l'extrémité, qui sert à l’implantation, se termine en s’effilant et contient un noyau assez volumineux, fortement coloré en rouge : ce sont des cellules cylindriques'à cils vibratiles. |
Au-dessous d'elles, se trouvent d’autres cellules, de nature épithéliale, fusiformes, répondant à la
ET GRUELE
couche génératrice de l’épithelium cylindrique stra- Lifié.
8. Masse de la tumeur. — Le centre de la tumeur est occupé par un faisceau de tissu connectif, à fibres parallèles et serrées au niveau du pédicule, et qui s’épanouit dans le reste de la production en rameaux de plus en plus minces et isolés. Il constitue la charpente de la végétation et supporte le tissu réticulé qui la forme. Ce tissu forme des mailles plus fines et plus serrées à la périphérie de la végétation, plus lâches et plus grandes vers le centre. Elles contiennent une quantité considérable de follicules clos, qui sont beaucoup plus nombreux au voisinage de l’épithelium au-dessus duquel ils forment une couche presque ininterrompue. Les follicules sont arrondis et font souvent saillie à la surface de la production, c’est l’exagération de l’état normal. |
Ils sont, eux aussi, formés d’un riche réseau lymphatique à mailles plus serrées à la périphérie qu’au centre ; ils contiennent des capillaires dont la paroi est formée d’une simple couche endothéliale.
Tout l’espace libre qui existe entre les mailles du tissu réticulé, aussi bien qu’à l’intérieur du follicule, est comblé par une quantité innombrable de cellules Iymphatiques, semées et entassées les unes contre les autres. Elles sont arrondies et prennent, sous l’action du carmin une belle coloration rouge. En certains endroits, et surtout au voisinage de la