PLANCHE I
A MARMANIEAN
Végétations adénoïdes
Le tissu morbide, recouvert d'un épithélium cylindrique, est formé d'une byperplasie simple des éléments lymphoïdes. On voit sur la coupe trois centres clairs typiques. (D'après Cornil et Ranvier).
LE
périphérie, on voit de petits amas de cellules lymphatiques présentant une coloration plus marron qui paraît être le produit d’une dégénérescence.
Le tissu de la tumeur est parcouru d'un grand nombre de vaisseaux auxquels le tissu réticulé forme une véritable enveloppe secondaire, une tunique adventice.
Dans l’intérieur de la masse, on trouve quelques formations épithéliales à limites extérieures très nettes. Ce sont des glandes acineuses, dont les culs de sac sont tapissés par des cellules muqueuses. Elles sont englobées par la prolifération lymphatique et présentent une cavité centrale ressemblant à une cavité kystique. Il est évident que ces culs de sac glandulaires, loin de constituer des éléments nouveaux, destinés à jouer un rôle actif dans la formation du bourgeonnement charnu, sont, au contraire, les restes des glandes normales de la muqueuse, enserrées et, pour ainsi dire, étouffées par les cellules lymphatiques. »
(Consulter la planche n° D
2° L’Entéro-Colite Folliculaire
« D’après Cornil et Ranvier, l’entérite folliculaire se manifeste principalement par une hypertrophie des follicules clos.
Le follicule clos de l'intestin est assimilable à un ganglion, mais il est, à ce point de vue, inséparable,du derme muqueux qui joue le rôle et possède la structure de la substance médullaire du gan-
glion. Dans l’entéro-colite, la tuméfaction des follicules et des plaques de Peyer est due à l'hyperplasie des cellules lymphatiques, à la germination active des centres clairs, à la multiplication des microphages, au gonflement et à la prolifération des cellules du réticulum, à une vascularité parfois très accentuée. Les éléments mobiles sont surtout représentés par des petits lymphocytes. Chez l’homme sain, Kippel et Pierre Weïll ont vu dans la muqueuse des plasmazellen et des formes intermédiaires aux cellules rondes : ils est très probable que certains processus provoquent plus facilement que d’autres, l'apparition de pareils éléments. De méme, il n’est pas rare de constater dans le chorion muqueux et au voisinage des follicules un développement plus ou moins actif des cellules éosinophiles. Nobécourt a noté l’infiltration du chorion par des mastzellen. Il y aurait donc différentes modalités de réactions cytologiques de la tunique adénoïde, en rapport peut-être avec des causes pathogènes spécifiques. Ce que l’on voit surtout au niveau des follicules, c'est la multiplication des petites cellules rondes et le développement des grands mononucléaires à noyau clair avec souvent des figures de macrophagie. »
(Consulter la planche n° ID
3° L'Appendice folliculaire
«Il y a des formes multiples d'appendicite chronique, nous disent Cornil et Ranvier. Une d’entre