PLANCHE II
Entérite folliculaire
Tuméfaction d’une plaque de Peyer dont le dessin représente une partie. On voit trois follicules clos avec des centres clairs très apparents. Les vaisseaux sont dilatés et congestionnés. À gauche, le revêtement muqueux est intact. Au niveau de la plaque elle-même, on ne retrouve que des culs-de-sacs glandulaires. Il y avait en ce point une érosion visible macroscopiquement. Le chorion muqueux est infiltré de cellules Iymphoïdes. (D’après Cornil et Ranvier).
| ni elles a été décrite comme une appendicite chronique d'emblée, c’est l'appendicite folliculaire hypertrophique. Les autres visent tout un ensemble de lésions subaiguës où chroniques, souvent simples reliquats d’altérations aiguës et comprenant les scléroses atrophiques ou hypertrophiques de l'appendice, les oblitérations, les sténoses, les kystes.
Dans les cas les plus typiques, l’appendicite folliculaire hypertrophique est reconnaissable à l'œil nu. Au dessous de la muqueuse qu’elle repousse, en formant des mamelons plus ou moins saillants, s'étend, considérablement hypertrophiée, la zône folliculaire de la sous-muqueuse : elle se présente sous la forme d’une couronne grisâtre molle, humide, d'aspect ganglionnaire, a un faible grossissement, la lésion est formée par l’hyperplasie du tissu adénoïde, la multiplication apparente des follicules et leur augmentation de volume. Leur nombre est assez variable : on voit quelquefois sous la muqueuse, deux, trois ou quatre amas composés de quelques îlots folliculaires, ou, en d’autres circonstances, une et même plusieurs bandes uniformes et régulières de follicules lymphatiques bien reconnaissables à leur centre clair.
Du côté de la muqueuse, ces formations refoulent la musculaire muqueuse ou s’infiltrent dans la muqueuse en Soulevant l’épithélium et en refoulant les glandes. Le chorion s’épaissit, les glandes muqueuses dévient leurs culs-de-sacs qui tendent à se multiplier. Suivant les cas, la couche réticulée ne
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dépasse pas la partie moyenne de la celluleuse où vient affleurer la musculaire. Sa structure est simple ; c’est celle du tissu adénoïde hyperplasié, tel qu'on le rencontre dans les hypertrophies simples de l’amygdale ou dans les végétations adénoïdes, .avec les centres clairs, les nappes lymphocytaires, les éosinophiles et les matzellen. Letulle insiste sur ce fait que souvent, à la périphérie des follicules, on rencontre une condensation fibroïde du tissu sous-muqueux, il y a sclérose péri-folliculaire, souvent même sclérose sous-muqueuse, indice de processus inflammatoires anciens. »
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