‹ Adénoïdiens et AppendiculairesChapitre 9 sur 25 · SV DEA · texte numérisé non relu

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degrés et restait élevée pendant quatre jours. Au bout de ce temps, l'accès cessait brusquement.

Ces accès fébriles, dit la mère, étaient toujours précédés d'une inflammation des muqueuses du nez et de la gorge qui obligeaient l'enfant à dormir la bouche ouverte.

Quand j'examinai le petit malade, je constatai une rhino-pharyngite des plus accentuées. L'enfant élait pâle et triste. Les parents étaient véritablement désespérés de la persistance des accidents intestinaux qu'on ne parvenait pas à faire disparaître d'une manière définitive. J’instituai un régime sévère ; je fis faire de grands lavages de l'intestin à l’eau de guimauve bouillie additionnée d’hyposulfite de soude et je prescrivis un traitement très énergique du nez et de la gorge : injections antiseptiques, attouchement de la gorge avec un collu: toire boraté, et de la glycérine iodée, cautérisations des amygdales au galvanocautère.

L’entérite muco-membraneuse s’amenda pro-.

oressivement ; six mois après, l'enfant était fort et vigoureux, son tube digestif fonctionnait à souhait Depuis il se porte très bien.

OBSERVATION IX

(GAUCHER, in thèse ATTIAS, 1901)

VÉGÉTATIONS ADÉNOÏDES. — DIARRHÉE. —> ICTÈRE. — COLITE DYSENTÉRIFORME

Louis C..., âgé de 6 ans, entre salle Bouchut, lit n° 5, le 29 janvier 1901. Cet enfant, né à terme, a été élevé au sein d'une façon régulière, jusqu’à l’âge de treize mois. À huit mois, l'enfant à eu une bronchite. Depuis cette époque, tous les hivers, il s'enrhume facilement. D'autre part, il : présente aussi fréquemment des diarrhées accompagnées de fièvre. Samedi dernier, l'enfant rentrant de l’école se plaint de maux de tête, le ventre est douloureux, la fièvre est assez vive, la nuit a été très agitée. Dimanche, le même état persiste : en outre, apparaïil une diarrhée jaune et demi-fluide.

Un médecin appelé constate 4o degrés de fièvre et prescrit de la quinine. L’enfant n’a encore rien mangé depuis deux jours. |

À son entrée, on constate de l’inflammation aiguë du rhino-pharynx, des végétations adénoïdes, volumineuses, adénopathie cervicale considérable et très douloureuse.

On prescrit des injections d'huile mentholée dans le nez et des attouchements de l’arrière-gorge avec de la glycérine phéniquée faible. Le 31 janvier, la température revient à la normale.

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Le 5 février, la température se relève à 38°4, en même lemps apparaît de lictère. Le foie est très gros, les matières restent colorées. La rate est normale. Rien au cœur, ni aux poumons.

Le 9 février, le foie est moins gros, mais l'enfant se plaint beaucoup du ventre. La température est à 38 degrés. L’inflammation du rhino-pharynx peisiste toujours les jours suivants, la glande hépatique ne diminue pas de volume, l'ictère persiste, la température oscille entre 38 degrés et 39°5. Il y a une toux continuelle, mais l’auscultation de l’appareil respiratoire ne révèle rien.

Le 16 février, au soir, l'enfant a de la diarrhée : une des selles présente des glaires et des mucosités sanguinolentes.

Le 18 février, il y a une poussée aiguë, intense du côté du naso-pharynx : en même temps, l’enfant a une nouvelle selle dysentériforme, avec un peu de sang rouge.

Les injections antiseptiques dans le nez sont continuées, ainsi que les attouchements du gosier. On administre également bo centigrammes d’antipyrine. Les troubles du cavum ne disparaissent qu'après l’ablation des végétations infectées et l'enfant ne présente plus, par la suite, de symptômes intes-

linaux.

Deuxième Groupe

OBSERVATION I

(D' DeLcacour, 1904. Syndrôme adénoïidien)

ADÉNOÏDITE ET APPENDICITE

En septembre 1902, M. Le Marc'hadour procède à l'ablation de végétations adénoïdes volumineuses, datant de l'enfance, chez une jeune fille de quatorze ans. Cette malade, dernier enfant, présentait une déformtaion et une bouffissure de la face caractéristiques ; elle était, de plus, atteinte de « rhinite hypertrophique chronique ».

Au mois d'octobre 1903, une crise violente d’appendicite se déclare et l’appendice est réséqué.

OBSERVATION II

(D° Deracour, 1904. Syndrôme adénoïdien)

ADÉNOÏDITE ET APPENDICITE

Un de nos malades, Eugène H..., âgé de neuf ans, enfant unique, chez lequel nous avons trouvé des végétations adénoïdes et une hypertrophie des

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amygdales palatines, fut, à l’âge de sept ans, pris de coliques subites et violentes dans l'hypochondre droit : l’appendice fut enlevé à chaud par M. Brocca (septembre rgo1i).

OBSERVATION II (Groc. Ed. thèse Lyon, 1905)

HYPERTROPHIE DES AMYGDALES. — APPENDICITE CHRO- NIQUE. — CRISE APPENDICULAIRE SURVENANT AU COURS D'UNE INFLAMMATION AIGUË DU PHARYNX.

G. P..., âgé de quinze ans.

Rien à noter dans les antécédents héréditaires.

Elevé au sein, a présenté fréquemment, depuis sa naissance, des inflammations aiguës de la gorge et du nez. S’enrhume à la moindre variation de température et respire alors difficilement. Au printemps et à l'automne de chaque année, prend de léoères angines.

Aussi loin que remontent ses souvenirs, il souffre du ventre à peu près constamment : douleurs vagues quant au siège, ressenties dans tout l’abdomen et dans les reins, mais persistantes, continuelles. quelquefois plus vives après les repas pendant la période de digestion sans que la nature de l’alimen-

tation paraisse les influencer. La marche prolongée

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