‹ Adénome Apocrine FibromateuxChapitre 12 sur 19 · DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL

L'IDRADÉNOME ÉRUPTIF

I se présente sous forme de petits nodules de la grandeur d’une tête d’épingle à la grandeur d’un gros pois. Légèrement pigmentés, les uns dépassent en demisphères les téguments, les autres sont aplatis. Ils sont iso+ lés et disposés sans régularité. On remarque une prédilection pour la partie supérieure du thorax. L’image micros: copique montre des changements dans le chorion et que lé corps papillaire reste indemne. Au grossissement moyen, on constate que le tissu cutané est plus épais, dans ces en+ droits, mais la mensuration comparative de la distance dé la glande sudoripare à l’épiderme montre que ce n’est pas une prolifération du tissu conjonctif, c'est plutôt la compression passive au fur et à mesure du développement des kystes et cellules proliférantes. Des vaisseaux, on n’aperçoit que de minces lignes. Ce qui fait surtout penser

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au développement du tissu conjonctif, ce sont les fibres collagènes qui sont déviées de leurs directions parralèles à l’épiderme formant les faisceaux irréguliers.

Le tissu élastique est aminci ét ratéfié. Les kystes et amas cellulaires sont bien limités du tissu conjonctif environ: nant. Quelquefois, on remarque une bande conjonctive mince, ovalaire ou ronde avec des noyaux fusiformes entourant les kystes. L’épiderme est visiblement épaissi, surtout le stratum spinosum. Les zones interpapillaires sont également épaissies et allongées, avec parfois des proliférations jusqu’au chorion.

Dans le chorion, on trouve les faisceaux cellulaires et les kystes prédominant sans régularité Suivant le cas.

Les faisceaux vont dans toutes les directions, unissant les kystes. Les kystes sont de grandeurs et de formes diffé: rentes. Le plus souvent circulaires ou ovalaires d’autres même la rainure qui rappelle je canal excréteur d’une glande sudoripare. Leur contenu est fait de cellules épithéliales aplaties, parfois reconnaissables par leur structure, siégeant dans une masse cornée sans forme nétte ni colorable. Dans quelques kystes, on voit des granulations très bien colorables par le bleu de méthylène polychrome qui sont unies par des fils fins. La paroi du kyste est formée de. plusieurs couches d’un épithélium plat, leur nombre peut varier dans la même paroi: Hs peuvent aussi être cubiques. Dans tous les cas, on remarqué la parenté ‘entré ces cellules et les cellules tapissant. les canaux excréteurs.. Les cellules cubiques reposent sur une « Membrana pros pia ». Leurs noyäux sont surtout basals. Les faisceaux cel lulaires imitent les canaux excréteurs. Partant d’un- pôle

d'un kyste, ils se birfurquent en 2 ou 3 branches. Formés. des cellules polygonales quelquefois fusiformes avec un. noyau ovalaire ou, rond, remplissant presque toute la (11) CE lule. Quelquefois on voit les faisceaux entourés d’une mem-. brana. propria très mince. |

.Cliniquement, notre cas diffère dé l'iradénome par le, groupement très différent des éléments disposés sans ordre. et. aucune régularité dans le cas de l’idradénome. Cepéndant, M. Naegeli a publié un cas d’idradénome éruptif circi-. né, lequel, l’autèur explique par involution du centre. Les, raisons’ seraient, d’après lui, le manque de nourriture dans, le centre, région où le Processus | est le plus vieux et ee plus distant du tissu normal. FE

Les argunrents qu’il cite sont basés sur l histologie 3

‘1° Le tissu élastique a subi beaucoup de transformations | dans le tissu cutané. Des deux côtés de l” idradénome, la disposition régulière du tissu élastique devient très irrégu-. lière. À Ja périphérie, on constate seulement une compression avec légère raréfication ; au. centre, quelques fibres. et. des restes, en voie de disparition.

Pa Al a pu. constater des. restes. de “cellules pleines, A. se de au centre, ce. “qui fait ee à une is de 1: idradénome. au milieu. ie & Sy)

Les différences Re par contre, avec l'idrade-

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nome, sont beaucoup plus. importantes AE “4

ln n 1. a. Jà ni les cylindres épithéliaux pleins, : ni ne kystes de > contenu corné, . ni. même les kystes de types sudoripares. mais à à couches épithéliales nombreuses c qui constituent les lé sions de d'idradénome. éruptif. S de ja maifo mé tion; elle

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né se porte que Sur des glandes sudoripares et, ençore,, toute célle-ci aboutit au type adulte, c'est-à-dire normal. à ‘Encore la malformation-n ’apparaît-elle pas avec évidence. et l’on peut se demander s’il ne’s’agirait: pas. des kystes sudoraux par rétention èt dus à l’inflammation. de glandes. où à l’étranglement de Le tubes . -excréteurs dans du trssu de sclérose. LR à Fe & - 11 faut cependant qu il existe contre cette interprétation quelques arguments très ‘forts. Tout d’abord, il. est. curieux que cette lésion n'ait porté, que sur, des glandes apôcrines.- Une nappe d’inflammation aurait Vraisemblablement sectionné ou oblitéré tous les. conduits sudoripares. qu’elle aurait trouvé sur son passage. Je remarque d'ail: leurs que dans la chéloïde nous trouvons les types mêmes, de cette sclérose brutale qui provient en effet des: tubes, su-. doripares où je n'ai jamais trouvé pareille lésion glandulaire. Peut-on mieux ädmettre une inflammation systématisée autour de &quelques glomérules et qui aurait produit cette sclérose de voisinage et qui serait ainsi un véritable type de ce qu'on appelait autrefois l’inflammation chronique parenchyimateusé ? La réaction de sclérose serait bien. fosté pour: une lésion parenchymateuse, . Bien: faible, ‘press: que invisible. sous les épithéliums. sudoripares. que, nous, montre Ja: coupe: Ouen. totis cas, -bien-pey étendue si J’on: veut: one de ‘tous: ceux. ue Ont: des FoupRs < Ont. dis.

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pans ft sers supers Mr La ; L'absence. de: Ja sitrbe. te Fee . die note plutôt à à admettre une malformation primitive, car il est bien peu a ane que cette Apanee soit. due à une lésion

inflammatoire. Le pee RAGE M, STE MR à

En outre, cette masse fibreuse, non seulement on n’y trouve aucun élément cellulaire de type inflammatoire, mais. elle est à peu près dépourvue de fibroblaste. M. Civatte né croit pas que la cicatrice la plus ancienne arrive à prendre cet aspect tendineux. Enfin, si on veut même néglis, ger ces faits, que ces glandes apocrines sont bien éloignées du mammelon et méritent d’être considérées comme hétero, topiques, on est au moins surpris par l’importance des glomérules sudoripares voisins, et l’on ne peut s ‘empêcher dé penser à une’ inflammation complexe qui aurait porté sut tout l'appareil sudoripare. La présence d’une forte sclé-. rose ne serait pas pour y surprendre, puisqu'elle est constante dans l’adénome sébacé du type Pringle ; et la systématisation autour des glandes hérérotopiques s expliquerait fort bien.

“A ce titre enfin, les etat dns évolutives LE l’affec< tion que nous présentons, se rapprochent un peu de l’idra= dénome éruptif. On sait que dans celui-ci on trouve des. malformations glandulaires, qui portent entre autres glandes, sur les sudoripares et spécialement, dit Kyrle : « les. apocrines ». Ces dernières seules ici seraient touchées:. Mais: cela suffit à expliquér. que nous trouvons: cette affec=: tion comme la plupart de l’idradénome éruptif, chez une: jeune fille et sur la poitrine, puisque dans les deux cas; les: apocrines sont en cause, et l’on sait que ces glandes sont bien plus nombréuses chez la femme que chez CHR I: se eo au début de la ee ue x:

LES FIBROMES ET CHELOIDES

Les caractères de ces tumeurs fibreuses sont cliniquement et histologiquement, faciles à différencier de notre cas. Leur aspect commun, leur localisation, leur histoire clinique et leur.évolution font cliniquement l’erreur de diagnostic possible, mais l’histologie permet aisément de Les HAE quer,

Fibrome cutané : Rare, c'est un nodule dur, dermique ou hypodermique, A volume très variable. Il apparaît à tout âge, est unique où multiple. Evolution très lente.

Histologie : Tissu fibreux dense, absence de réseaux élastiques. Possibilité de dégénérescence graisseuse partielle (fibré lipome dont la consistance devient inégale et Suivant les points, est molle ou fibreuse), xanthomateuse, muqueuse ou calcaire. Sous le nom de nævi fibreux.{Binde- ‘gewebenaëvi) Lewandowsky ‘puis Jadassohn, Sachs; Gut- -mann ont signalé des nodules lenticutaires, durs et blancs, à peine saillants, dede a en disposi- ‘tion zoniforme. : cé

- Certaines de ces tumeurs ein être des arbiles ne venueS fibreuses, d’autres ont pu être considérées comme des chéloïdes sous-cutanés (Darier) ;.il faut se méfier de -Semblabiles fibromes, car l'intervention aboutit à une: cica- .trice chéolidienne plus disgracieuse que la tumeur primi-

tive.

Le fibrome en pastille (Civatte). Est une sorte de pastille dure, de consistance fibreuse, enchâssée dans le derme superficiel, du diamètre d’une grosse lentille, parfois un peu bombée, de teinte brunâtre, brun rougeâtre ou simplement bistre ; l’épiderme adhère plus ou moins à la surface de cette petite tumeur sur les plans sous-jacents et aux bords nettement arrêtés. À la vitropression, le centre pâlit, mais ne s’efface pas ; à la périphérie, on note un anneau anémique correspondant à la limite de la tumeur, entouré parfois lui-même par un anneau congestif peu intense (Sezary, Levy, Coblentz).

Cliniquement, sa localisation diffère de notre cas, ‘ele siège habituellement sur les membres, plus souvent sur teurs faces externes, le début en est fréquemment méconnu, mais on peut dire que c’est une tumeur bénigne de l’âge mûr. Il n’est pas rare d’en retrouver 3-4 chez lé même sujet, de volume inégal ou même des éléments bien plus nombreux. Histologiquement, on note, occupant le derme moyen, une tumeur aux contours peu précis sans capsule, effilochés. Elle est séparée de l’épiderme qui est parfois normal, parfois épaïssi, par une bandelette de tissu

conjonctif. Cette tumeur est constituée par des cellules fu- : siftormes à fuseau très allongé, à protoplasme clair scidophile à noyau lui même fusiforme. Ces cellules qui ont fa morphologie des fibroblastes se: ER en age ou en tourbillons.

Contrairement à Dé ron de Lee a ronsidère e fibrome en pastille non pas comme un fibrome vrai, maîs ‘comme une hypertrophie fibreuse, Civaitte semble s'orienter vers une interprétation nævique. sole

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