A . L'EXAMEN HISTOLOGIQUE
- Il n’y a aucune lésion appréciable dans l’épiderme ni dans le corps papillaire. Par contre on voit dans les couches profondes du chorion des lésions importantes dont la présence explique la saillie du tégument et la nodosité qu’à Fexamen clinique on percevait dans son épaisseur.
- Toute la partie inférieure du derme et une portion de D dense sont occupées par une masse fibreuse, allongée, lobée et bien limitée. Elle est découpée en trois serrées les unes contre les autres, les suivant les points qu’intéresse la coupe, séparés par les muscles érecteurs du poil par un trousseau de chorion normal, ou même adossés immédiatement les uns aux autres tout en restant nettement distincts. Chacun d’eux forme un système autonome à peu près parallèle à la limite du derme et de l’hypoderme,
Le collagène de ces lobules diffère du collagène des trousseaux voisins par une densité plus grande, les faisceaux n’y sont pas individualisés, de couleurs différentes allant de l'orange au rouge daim, dans les préparations colorées. au Van Gieson et enfin par une densité très faible du réseaü élastique, qui est réduit à quelques fibres disséminées dans l’épaisseur du nodule.
Cette masse fibro-nodule, bien limitée Fer (de très Fe sur préparation coupée où elle est coupée targentiellement, les cheloïdes banales mais sur toute da série de préparations, il en va tout autrement ; or que le centre de
chaque nodule est occupé par des formations kystiques plus où moins volumineuses.
Ce sont, tantôt, deux ou trois grandes cavités adossées À courbures à peu près circulaires et séparées par un chorion plus ou moins épais.
Ce sont parfois des cavités jte petites, un peu plus éloignées les unes des autres et à contour parfaitement circulaire. C’est parfois une cavité unique, mais multiloculée par des cloisons incomplètes.
Par contre, ces parois sont partout identiques, ce ne possèdent pas de sac fibro-élastique propre, elles sont creusées de même dans la masse fibreuse et tapissé par une couche épithéliale appuyée directement sur le tissu fibreux évidé.
La couche épithéliale des cavités les plus vastes est td’ Ordinaire un peu aplatie, mais est composée de cellules toujours de même type ; plus ou moins hautes, mais toujours très chargées de grains de sécrétion. Le plus souvent, quelques autres cellules plus petites et plus sombres, à cytoplasme très réduit s’intercalent entre ces cellules granuleuses
et sur quelques préparations on voit nettement qu'il s’agit des cellules myo-épithéliales obliques et sphéroïdes caractéristiques des glandes sudoripares. Les kystes se sont donc formés par des canaux excréteurs des glandes sudoripares, plus ou moins dilatés et ici manqueront la vitré et e grain élastique externe.
D'ailleurs, on voit sur quelques coupes, au pe de kystes, des glomérules sudoripares, tout proches, parfois très volumineux. Sur j’un mène un canal excréteur tout à fait normal qui vient s’aboucher dans l’un des kystes. Glomé-
rules et tubes excréteurs s’insinuent dans les travées du tissu normal qui sépare les lobes fibreux.
Les dimensions déjà importantes des segments les moins
dilatés et dans lesquels l’épithélium sécréteur n’est pas aplati, la grande quantité de grains de sécrétion surtout, et enfin quelques figures où l’on voit le pôle supérieur de la cellule se morceler, montre qu’il s’agit là de glandes apocrines.
Au total, la tumeur se compose de masses fibreuses coiffant le segment sécréteur plus ou moins dilaté, de quelques glandes apocrines, et s’abouchent peut-être, toutes encore étant des tubes sudoripares perméables.
L'EXAMEN BACTÉRIOLOGIQUE - Dans les laboratoires de l’hôpital Cochin ont été faites les se suivantes :
° Ensemencement d’une biopsie de la fe sur les miia ordinaires (bouillon ordinaire, bouillon ascite, gelose T. de l’Institut Pasteur). À 2° Ensemencement sur milieux de Lace die et après passage à l’acide sulfurique (méthode de LOSNERS stein).
3° Inoculation sous-cutanée à des cobayes.
4° On a fait un ensemencement du sang sur milieu de Loewenstein (méthode de Loewenstein) : résultat négatif. 5° Ces épreuves ont été faites deux fois, les deux Le éloignées d’un mois et demi l’une de l’autre. - Elles n’ont donné aucun résultat, Les milieux sont restés sans changement. Les cobayes bien portants.