CONCLUSIONS
Dans le cadre des Polyadénites tuberculeuses on conGeissait, jusqu’à ce jour, ? formes :
1° Celles des Polyadénites suppurées sur lesquelles tout le monde est d'accord et qui se compliquent fréquemiment de lésions ulcéro caséeuses du poumon ;
8& Une forme de Polyadénites, ne suppurant Jamais, simulant des tumeurs dont la nature tuberculeuse n'était démontrée que par les recherches de laboratoire, ayant en général une évolution lente et chronique à moins que ne survienne une poussée de granulée intercurrente se terminant par une pousséed’infection progressive. C'estlalymphadénie;
3% Il semble résulter de nos observations qu'il y a lieu de faire dans le cadre des Lymphadénies tuberculeuses une division, de réserver cette appellation aux cas où la tuberculose est atypique, non folliculaire, purement inflammatoire, et de décrire une troisième forme intercalaire entre les adénites suppurées et la lymphadénie tuberculeuse, forme que nous nous proposons d'appeler tuberculose ganglionnaire.
Dans cette forme, les ganglions ont des lésions tuberculeuses anatomiquement différenciées qui
évoluent quelquefois et à la fin seulement vers la caséification.
Il semble s’agir alors d’une tuberculose des séreuses avec Polyadénite, péritonite, péricardite sans lésions viscérales habituelles. L'évolution de cette forme, observée surtout chez les Sénégalais, nous a paru être rapide et comporter un pronostic sévère.
Le Président de la Thèse, ROQUE.
AU Le Doyen, LÉPINE.
Vu et permis d'imprimer :
Lyon, le ?3 décembre 1920.
Pour le Recteur et par délégation :
Le Vice-Président du Conseil de l’Université, ALBERT WADDINGTON.