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I. Bouchard, Les microbes pathogènes, p

ADÉNOPATHIES TÜBERCDLEUSES.

des enfants (Rilliet etBARTHEz, Bouchut, Legendre, etc.) ne parlent de la tuberculose des enfants que pour en signaler la rareté dans le premier âge.

Sans parler de la tuberculose congénitale, qui nenous intéresse qu’indirectement dans l’espèce, mais dont il existe des exemples très nets (Gharrin, Berti, Jacobi, Birch-Hirchsfeld, Landouzy, h. Martin, Ati- RAGüET, Sabodraud), il est positif que la tuberculose ganglionnaire peut se voir à un âge très peu avancé.

Pour en citer un exemple, Pascal* rapporte le fait d’un enfant de 17 jours, né d’une mère tuberculeuse dont le placenta était indemne, et qui portait dans l’aine un ganglion dont la bacillose a été constatée par les moyens classiques et notamment par des inoculations très affirmatives sur des cobayes.

Pour M. Lannelongue, l’enfant ne naît pas seulement tuberculisable, mais il a constaté chez des enfants en très bas âge (de 15 à 16 jours) des lésions si avancées qu’il était bien difficile de les expliquer autrement que par une infection durant la vie fœtale.

Engelnah “ a publié une statistique portant sur l’examen bactériologique de 120 enfants morts à Saint-Pétersbourg et âgés de 5 jours à 8 mois. 11 furent trouvés tuberculeux, et à cet âge ce sont surtout les ganglions lymphatiques qui révèlent le bacille aussi souvent que les poumons.

La tuberculose ganglionnaire de la première enfance, dès les premiers temps de la vie, n’est donc pas rare, soit sous forme de tuberculose à gros ganglion, soit et surtout sous forme de micro-polyadénite généralisée.

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