Duplay et Reclus, Traité de Pathologie, t. I, p
Cornet ‘ (de Reichenhall) et avec lui bien d’autres expérimentateurs ont inoculé à des chiens des bacilles de Koch dans le but d’étudier le mécanisme de l’infection qui produit l’adénopathie chez l’homme. Les inoculations ontréussi non seulement surune muqueuse ulcérée naturellement ou artificiellement, mais encore, quand on opérait par simple friction sur une muqueuse intacte, les ganglions correspondants se prenaient aussitôt. Non seulement cela, mais des crachats tuberculeux ou des cultures pures déposées dansles fosses nasales, dans le cul-de-sac conjonctival inférieur, sur les gencives, dans le conduit auditif externe ou dans le vagin, ont produit des adénopathies tuberculeuses, alors même qu’on avait bien pris soin de ne pas éroder la muqueuse.
Le professeur Cornil ^ a présenté au Congrès de la tuberculose (1888) le résultat de ses études à ce sujet: « Après une seule injection de quelques gouttes de culture pure dans l’intestin, on a toujours de la tuberculose, et les bacilles se rencontrent de 5 à 6 jours après dans les ganglions lymphatiques du mésentère. »
11 en est de même pour l’utérus ; « Les bacilles pénètrent, et, les follicules tuberculeux se manifestent dans le tissu conjonctif situé au-dessous de l’épithélium sans que celui-ci soit tombé. »
Drobrôklonsky’’ a eu des résultats analogues sur
1. Cornet, xviii» Congres des chirurgiens allemands, 1889, et Centralblatt fur Chir., n” 29, p. 7, 1889.
2. Cornil, Tuberculose des muqueuses considérées comme portes d’entrée du virus tuberculeux : Congrès de la tuberculose, 1888, p. 259. .