Guersant, Dictionnaire en 30 vol., p
128 ADÉNOPATHIES TDBERCÜLEÜSES.
Hirschfeld* admettent d’une façon générale que les scrofuleux deviennent souvent phtisiques pulmonaires.
Dans une statistique quia porté sur 182 tuberculeux pris dans les hôpitaux de Paris, Quinquaud a constaté des antécédents strumeux chez 76 de ces malades, soit 41 p.lOO. Sur ces 182 tuberculeux, il y avait 127 hommes et 55 femmes. 43 hommes accusaient des manifestations scrofuleuses diverses, les femmes qui présentaient ces accidents étaient au nombre de 33.
En rapportant ces chiffres à 100, il y aurait 60 femmes scrofuleuses sur 100 tuberculeuses et seulement 32 hommes, ce qui donnerait un scrofuleux sur 2,4 tuberculeux : chez les hommes, 1 sur 3 ; chez les femmes 1 sur 1,7.
Il est vrai que dans ces antécédents dits scrofuleux Quinquaud ne fait point entrer que les adénopathies, mais les éruptions à la tête, les affections suppurées des os, etc.
Sanchez Toledo rapporte une observation de Sevestre ^ qui montre bien la marche que peut suivre la tuberculose dans les cas où elle débute par les ganglions.
Il s’agit d’un individu entré dans le service du professeur Jaccoud et atteint d’un ulcère fongueux de l’amygdale gauche et du pilier gauche du voile du palais dont le début remontait à trois mois; les ganglions du cou, du même côté, étaient engorgés, volumineux et indurés; ceux du côté droit furent pris quelque temps après.
1. Voir la thèse de Quinquaud (de la Scrofule dans ses rapports avec la phtisie pulmonaire), agrégation, 1883, p. 102.