‹ Adénopathies tuberculeusesChapitre 63 sur 86 · TRAITEMENT PAR TOPIQUES OU APPLICATIONS EXTERNES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT PAR TOPIQUES OU APPLICATIONS EXTERNES

Beaucoup de médecins, au début d’une hypertrophie ganglionnaire, se servent, plutôt, croyons-nous, par tradition que par conviction, d’un certain nombre de topiques qui nous semblent sans valeur reelle quand il s’agit vraiment d’adénopathies tuberculeuses. , . • t

Les vésicatoires, les emplâtres de ciguë, la teinture d’iode, les pommades iodurées ou mercurielles, les frictions au savon noir, le naphtol camphre en applications externes, les huiles médicamenteuses, ete., n’ont jamais, à notre connaissance, fait disparaître de tuberculose ganglionnaire, si ce n’est quand, en même temps, on faisait agir le traitement général auquel revenait le succès obtenu.

Les bains sulfureux, les bains de mer, les bains d’eaux mères n’agissent pas non plus localement, mais en excitant les fonctions cutanées et par 1 heureuse modification qu’ils apportent à l’état général.

Nous avons essayé à Pen-Bron d’entourer le cou des écrouelleux de compresses mouillées d eaux mères mitigées : il en résulte une légère irritation, sans inconvénients mais sans avantages.

Ce serait donc se faire une illusion complète que

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de se borner à ces topiques, illusion d’autant plus dangereuse qu’elle fait perdre un temps précieux et que l’adénite tuberculeuse ne doit pas être abandonnée à elle-même. Ce n’est pas une lésion qu’on soit autorisé à négliger comme peu importante ; elle est une source de dangers pour les glandes voisines et pour l’économie tout entière. Elle mérite qu’on s’en occupe activement, sitôt qu’elle a été constatée, alors même qu’on aurait des doutes sur sa nature. N’avonsnous pas vu les difficultés qui entourent un diagnostic précis et les ganglions les moins suspects de prime abord se manifester brusquement comme francbement tuberculeux? Les adénopathies peuvent disparaître d’elles-mêmes par les seules forces de la nature, mais le médecin y aide puissamment en instituant dès leur début un traitement général et en agissant môme chirurgicalement quand ce dernier reste insuffisant.

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