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II. — TRAITEMENT PAR LES INJECTIONS

Laméthode des injections hypodermiques appliquée tout d’abord par Luton ‘ (de Reims) au traitement du goitre a ouvert une voie nouvelle au traitement des adénopathies. Des résultats très importants ont été obtenus avec des substances diverses que nous devons passer en revue.

1. Tt'aité des injections sous-cutanées à effet local, Paris, 1875.

TRAITEMENT

1 “ Éther iodoformé.

Verneuil appliqua d’abord les injections d’éther iodoformé aux abcès froids, après ponction et évacuation du pus contenu dans la poche.

Verchère ‘ généralisa ce procédé aux adénopathies tuberculeuses.

Voici la façon de procéder indiquée par 1 auteur : 1» Quand l’adénopathie est suppurée, il faut procéder comme pour l’abcès froid, évacuer le contenu et injecter une solution à 5 ou 10 p. 100 d’éther lodoformé. La quantité variera suivant le volume de la poche évacuée, mais il faudra éviter une trop grande tension de la peau et laisser par prudence l’aiguille en place pendant quelques instants : elle servira de soupape de sûreté; on s’apercevra que la tension est trop grande à la teinte blanchâtre de la peau qui apparaît instantanément. Sans cette précaution, il pourrait y avoir un sphacèle plus ou moins étendu très désagréable au point de vue de la cicatrice et de la guérison.

2“ Quand l’adénopathie n’est pas encore suppurée, il n’y a pas contre-indication à la méthode : on injecte dans l’épaisseur même du ganglion une demi-seringue d’éther iodoformé. Rarement le ganglion suppure à la suite de cette petite intervention et l’mjection est reprise au bout de 8 à 10 jours. Dans les cas de suppuration consécutive à la première injection, il faudrait évacuer le ganglion et refaire une nouvelle injection dans sa cavité.

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