‹ Adolphe AdamChapitre 21 sur 63 · COMPOSITIONS DIVERSES · texte numérisé non relu

COMPOSITIONS DIVERSES

Adam a écrit quelques arrangements pour musique militaire. Outre la Marseillaise, qu'il a instrumentée ainsi, on lui doit, entre autres compositions, deux pas-redoublés sur le Brasseur de Preston et un sur le Val d'Andorre. Il a composé, en outre, une grande marche militaire, qui fut exécutée le 15 novembre 4840, aux funérailles de Napoléon.

Il a publié aussi quelques morceaux pour harmonium :

Trois Mosaïques (Paris, Alexandre).

Souvenirs du Eouzard de Berchini (id.,\d.).

Récréations (id., id.).

L'Annonciation, marche religieuse en duo pour harmonium et piano (id., id.).

Nocturne pour piano et orgue (Paris, Lemoine).

Impromptu pour orgue seul (id., id.).

Fantaisie sur la Muette de Portici, de Thalberg, arrangée pour orgue et piano (Paris, Brandus).

Notices sur Adam.

Une seule notice de quelque étendue a été consacrée à Adam ; c'est celle qu'Halévy a lue dans la séance publique annuelle de l'Académie des Beaux-Arts du 1er octobre 4 859, en sa qualité de secrétaire perpétuel de cette compagnie : Notice sur la vie et les ou-

vrages de M, Adolphe Adam, par F. Halévy (Paris, Didot, 1859, in-8) , et qu'il a insérée plus tard dans son volume de Souvenirs et Portraits (Paris, Lévy, 1861, in-12). En dehors de cela, il n'existe qu'un des piètres petits volumes si nombreux, écrits sans goût, sans style et sans soin par M. Eugène de Mirecourt, lequel volume est consacré au comédien Arnal et à notre musicien : Arnal- Adolphe Adam (Paris, Faure, 1868, iri-18).

Mais, en dehors des grands recueils biographiques, on trouve des notices sur Adam dans les ouvrages suivants :

Les Musiciens célèbres, par Félix Clément. — Paris, Hachette, 1868, in-8 K

1. Il n'est pas inutile de faire remarquer le dédain superbe avec lequel M. Félix Clément traite Adolphe Adam, dans la notice qu'il a consacrée à ce compositeur. L'écrivain exagère les défauts de l'artiste dont il veut faire le portrait, sans lui accorder aucune des qualités qu'il possédait si bien ; c'est à peine s'il daigne nommer quelques-uns de ses ballets, genre dans lequel Adam s'est montré si supérieur, sans même accorder un éloge à aucun, pas plus à Giselle qu'à d'autres. Dans son Dictionnaire lyrique, si fertile en erreurs et en omissions surprenantes, M. Clément n'est pas plus équitable envers Adam et ses œuvres, et notamment il traite le Chalet avec un remarquable sans-façon : — « C'est, dit-il, le meilleur ouvrage du compositeur, ou du moins celui qui a été le plus populaire. Le poëme et la musique se valent et s'équilibrent mutuellement. Après le duo, Il faut me céder ta maîtresse, quia delà chaleur, de l'effet, et dont le style est tout à fait scènique, on ne peut guère citer que l'air de basse Arrêtons-nous ici, bien écrit dans les cordes de la voix de basse, et devenu sous ce rapport un air classique. Tout le reste est commun et trivial, d'ailleurs orchestré avec ingéniosité, à la portée des intelligences musicales les plus bornées; c'est de la musique française dans le sens assez

Les Jugements nouveaux, par Xavier Aubryet. — Paris, librairie nouvelle, in-12, 1860.

Mes Souvenirs, par Léon Escudier. — Paris, Dentu, i863,in-12.

Annuaire dramatique pour 1839. — Bruxelles.

abaissé du mot, et non pas telle que l'avait comprise et exprimée le maître de l'auteur du Chalet, l'illustre Boieldieu. » — Boieldieu, dont la notoriété était plus grande, en effet, que celle de M. Félix Clément, avait plus d'estime que lui pour le Chalet; je l'ai fait voir en parlant de cet ouvrage.

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