‹ Adolphe (volume 4)Chapitre 18 sur 19 · REPONSE · texte numérisé non relu

REPONSE

Oui, Monsieur, je publierai le manuscrit que vous me renvoyez (non que je pense comme vous sur l'utilité dont il peut être; chacun ne s'instruit qu'à ses dépens dans ce monde, et les femmes qui le liront s'imagineront toutes avoir rencontré mieux qu' Adolphe ou valoir mieux qu'Ellénore), mais je le publierai comme une histoire assez vraie de la misère du cœur humain. S'il renferme une leçon instructive, c'est aux hommes que cette leçon s'adresse : il prouve que cet esprit, dont on est si fier, ne sert ni à trouver du bonheur ni à en donner; il prouve que le caractère, la fermeté, la fidélité, la bonté, sont les dons qu'il faut demander au ciel; et je n'appelle pas bonté cette pitié passagère qui ne subjugue point l'impatience et ne l'empêche point de rouvrir les blessures qu'un moment de regret avait fermées. La grande question

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