‹ Adolphe (volume 5)Chapitre 3 sur 26 · LR D NE EL D PT A DL D LL A DDR TB · texte numérisé non relu

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1824 | Mort de Louis XVIII. Avènement de Charles X.

18328 Benjamin Constant travaille à son ouvrage De la Religions considérée dans ses formes et ses développements.

RS 1830 | Prise d'Alger par les Français. Chute de Charles X. Avènement de Louis Philippe, roi des Français.

1830 Benjamin Constant est nommé président du Conseil d'Etat. [l achève son ouvrage : De la Religion.

1830 10 décembre. Mort de Benjamin Constant. Son enterrement, suivi par une multitude d’admirateurs, donne lieu à une manifestation politique.

En à la fin de 1806 ou au début de 1807 que Benjamin Constant a commencé son roman, Adolphe. € J'ai fini mon roman en quinze jours », écrivait-il au mois de jarvier 1807. Il est probable que Constant a retravaillé longuement ce premier jet. Mais, dès cette époque, il en fait des lectures.

Il est hors de doute qu’Adolphe est un roman autobiographique. Mais il est plus difficile de préciser quel fut le modèle d’Ellénore. L’héroïne est un composé de plusieurs femmes que l’auteur a aimées, en premier lieu M"° de Staël, mais aussi M”° Lindsay. D’autres femmes ont fourni des détails plus ou moins épisodiques, M®° de Charrière, sa propre épouse Charlotte de Hardenberg et enfin Julie Talma. En 1814 et en 1815, Benjamin Constant fit de nombreuses lectures de son ouvrage dans les salons de Paris et, en 1816, à Londres. C’est sans doute à cause de certaines difficultés financières qu'il décida de faire publier son roman en même temps à Londres et à Paris. Dans une de ses lettres, Benjamin Constant prétend : « Je ne l’ai publiée (mon œuvre) que pour me dispenser de la lire en société. Après en avoir fait quatre lectures par semaine, j'ai trouvé qu'il valait mieux que les autres prissent la peine de la lire eux-mêmes. »

Le roman paraît sous le titre suivant : Adolphe, anecdote trouvée dans les papiers d’un inconnu, et publiée par M. Benjamin de Constant.

Les deux éditions, celle de Londres et celle de Paris, parurent en 1816, au même moment. Une deuxième édition parut la même année à Paris. Une troisième édition parut en 1824 et une quatrième, la dernière qui ait été publiée du vivant de l’auteur, en 1828, également à Paris.

Le Cahier Rouge, qui ne fut publié qu’en 1907 dans La Revue des Deux Mondes, avait été rédigé en 1811. Constant a donc quarante-quatre ans quand il se propose d'écrire ses souvenirs d’enfance et de jeunesse. Le manuscrit est un cahier de 236 pages dont 227 écrites. « Il reste dans le manuscrit plusieurs pages vides (neuf pages blanches) qui font supposer que le journal n’a pas été continué », a fait remarquer le premier éditeur du Cahier Rouge. En rédigeant ce cahier, Benjamin Constant songeait davantage à écrire un récit qu’à organiser ses opinions et ses théories.

On suppose que Benjamin Constant a écrit une suite au Cahier Rouge, mais on n’a pas retrouvé, ou pas voulu retrouver, le manuscrit de cette suite.

Il convient de ne pas oublier ce que Benjamin Constant affirmait, non sans sincérité et avec une singulière et - peut-être fausse modestie, dans la préface de la troisième édition d’Adolphe : &« Quoi qu’il en soit, tout ce qui concerne Adolphe m'est devenu fort indifférent ; je n’attache aucun prix à ce roman et je répète que ma seule intention en le laissant reparaître devant un public qui l’a probablement oublié, si tant est que jamais il l’ait connu, a été de déclarer que toute édition qui contiendrait autre chose que ce qui est renfermé dans celle-ci ne viendrait pas de moi, et que je n’en serai pas responsable. »

Il importe donc que l'édition d’Adolphe et du Cahier Rouge soit conforme au texte que l’auteur avait revu et corrigé.

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