‹ Adolphe de la gardieChapitre 11 sur 11 · JEAN · texte numérisé non relu

JEAN

Puis , prenant un ton de caresse :

— Ma bien-aimee, reprit -il , tàclie de ne pas crier , je t'^en prie ; viens , appuie ta tcte

contre mon sein un peu de patience, ma

pauvre fille » les voilà qui s''en vont.

Manoéla luttait courageusement contre la douleur. Ses dents serrées craquaient horriblement , ses membres , raidis par la convulsion, semblaient prcs de se briser. Mais encore

une fois vaincue par la douleur , elle cria

et ce fut la dernière fois ! Son père , d''un seul coup de couteau , avait mis fin à ces déchirantes et mortelles tortures.

— Ils n''ont rien entendu, ajouta-t-il.

En effet, les douaniers retournaient sur leurs pas. Ortiz en profita pour se sauver avec son ballot. Pour moi, je ne voulus pas le suivre, et je ne Pai jamais revu. Je suis venu ici , parce que je ne puis souffrir la vue d\ine

montagne, et j'ai continué la contrebande^ parce qu'il faut vivre.

~ Allons^ monsieur 5 voici d'cxellent tabac d'Alicante.

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