ADOLPHE , GASPARD , CLARA
coiffée tomme quelqiiun qni allait se coucher , et qui avait commencé à faire sa toilette de nuit ; une petite cassette sous le bras y et un bougeoir à la main,
CLABA, s' arrêtant à l^ entrée de la salle.
\ Comme mon cœur bat et palpite. En ce moment cruel et doux.
ADOLPHE va à elle , la rassure et chante: Comme mon cœur bat et palpite.
( Elle tombe dans les bras d'Adolphe.)
GASPARD
Allons, ilfaut porter l'e'chelle; Elle est là...
ADOLPHE ,ye fan f sa redingote et restant en veste. Je vais la placer.
CLARA
Prends bien garde de te blesser.
GASPARD
Je ferai sentinelle.
(Adolphe revient , portant une longue échelle.)
ADOLPHE
Ne craignez rien.
GASPARD
Eh bien . va f elle?
ADOLPHE
Très bien.
GASPARD
C'est qu^en bas le fossé ....
A dixyiedsd'eau....
• ADOLPHE
Que nous importe ?
GASPARD
Lt si l'on était renversé...
ADOLPHE
Dans mes bras , o est moi qui la portei^
G^lSPARD.
On aurait l(.ul le corps brisé.
( Voyant la cassette que tient Clara*) Qu'est-ce. ceci ?
CLARA
Des diamans pour vivre En pays étranger o'i vous allez nous suivre.
GASPARD
Et les caitons:
Plus jamais , plus jamais, Mon amour, mes vertus, pareront seidsmestrwits.
GASPARD , «yWrt/V,
Oh ! pour le coup , elle est guérie.
ADOLPHE
Ah ! je Tadore , et pour la vie.
( A Clara , en lui offrant sa redingote qui est sur un fauteuil. )
Mets cet habit , car il fait froid.
CLARA
Froid . . . près de toi .'
(Montrant Gaspard.)
Au plus âgé... c'est lui qui doit...
(Elle met la redinj^otte sur le corps de Gaspard, qui se laisse faire avec attendrissement. )
Attendez , que je la boutonne.
GASPARD
Soins louchans...
ADOLPHE
Ah , comme elle est bonne....
CLARA , se méprenant sur ce quéproui^e Gaspard.
J'avais raison... Comme il frissonne.
Partons à présent.
A»OLPHE descend le premier.
M'y voici.
A toi... la main... bon... le pied par ici.
(Il lui pose un pied sur le premiei^échtjlon , et là , tous reprennent le premier motif.)
ENSEMBLE
( Atlolnbe est sur réchctle , Clara prête h y mon» 1er, et Gaspard en avant.
qsî cn- , (t
Comme mon cœtir hat el palpite , En ce moment cruel et doux , O nuit! protège notre fuite.
GASPARD
Mon cœur aussi bat et palpite ; Mais vraiment ce n'est pas de peur.
O nuit , que l'instant de leur fuite , Soit le signal de leur bonheur.
(On entend u» coup de canon, )
&ASPARD , feignant. O éîèl ! tout découvert! ralarme 'est donné, les s linelles averties; ùous sommes perdus (jiie vais-je devenir !..
( Le tambour bat la générale.)
CLARA. Mon ami, nous dirons rjue c'est nous...