Gf. p. 87 sq
522. Dans la Grèce ancienne, il semble qu’on trouve un souvenir de cet usage pour les veuves de périr sur le bûcher dans la légende qui rapporte que, tandis que le corps de Gapanée était consumé par les flammes, sa femme Evadné se jeta dans le feu et périt. 4’oir Euripide, Suppliantes, 980 sqq.; Apollodore, Bibliotheca, IH, 7, 1; Zénobe, Cent. 1, 30; Ovide, Tristes, V, 14, 38.
523. Isa'ie, XXX, 33. La version anglaise revue donne n un Topheth » au lieu de « Tophet ». Mais l’hébreu ne possède pas d'article indéfini (ces quelques passages de la Bible où est employé l’araméen rn ne forment pas une exception à la
NOTES
régie), et il n’y a aucune preuve que Topliet (Tophetli) ail jamais été employé dans un sens général. W. lioberlson Smilh a, avec raison, interprété le passage d’Isaïe dans le sens que nous indiquons dans le texte; mais il nie qu'il contienne aucune allusion au sacrifice d’enfants, ^’oir ses Lectures on lhe Religion of lhe Semites^, p. 372 sq. Il remarque Ip. 372, note’) : « Le corps de Saul fut brûlé (I, Sam., XXXI, 12), peut-être pour le préserver du danger d'être exhumé par les Philistins, mais plus probablement dans une intention religieuse, et presque comme un acte d'adoration, car ses ossements furent enterrés sous le tamaris sacré de Jabesh ». Dans I Chroniques X, 12, l'arbre sous lesquels les ossements de Saul furent enterrés n'est pas un tamaris, mais un lérébinthe ou un chêne.
3i’i. 2 Chroniques, X^T, 14, XXI, 19; Jérémie, XXXIV, 5. Il n’y a aucune raison pour supposer, à propos de Jérémie XXXIV, 5, qu’on ne brûlait que des aromates à ces occasions; aucun de ces trois passages ne fait la moindre mention d’aromates brûlés. Les « doux parfums et les aromates de toutes sortes préparés par l’art des apothicaires » que l’on plaça dans le lit du roi défunt (2 Chroniques, XVI, 14), étaient sans doute destinés à l'embaumer, non à être brûlés à ses funérailles. Car, si « de grandes crémations » avaient lieu régulièrement pour les rois défunts de Juda, il n’y a aucune preuve (sauf dans le cas douteux de Saul) que leurs cadavres aient été brûlés. Le passage d’Isaïe semble montrer que, ce qu’on brûlait aux funérailles d’un roi, était un grand bûcher vide. Renan a bien vu que celle coutume était d'origine païenne {Histoire du Peuple d'Israël, III, 121 , note).
,323. Josèphe, Bell. Jud. V, 4, 1. Voir Encgclopaedia Bihlica, s. v. « Jérusalem » t. II, 2423 sq.; Perrot et Chipiez, Histoire de l’Art dans l'Antiquité, IV, Kit).
o.2o. Sur le culte de Moloch, voir l’Appendice I à la fin du volume. Nous tenons à remercier le Rév. Professeur R. II. Kennett, qui nous a indiqué la déduction que l’on peut faire de l'identification de la vallée de l'IIinnom avec le Tyropéon.
527. W. M. Thomson, The Land and the Book. Central Palestine and Phcenicia (Londres, 1383), p. .'i75-57y; Ed. Robinson, Bihlical Besearches in Palestine* (Londres, 1367), II, 430 sqq. ; K, Raedeker, Palestine and Sgria', (Leipzig, 1906), p. 253,
.328. Hérodote, V, 02, 7.
329. C. Rock, Temples and Eléphants (Londres, 1884), p. 73-76.
330. Raoul-Rochette a, il y a longtemps, soutenu cette opinion, relativement à la mort et de Sardanapalc et de Crésus. 11 supposait que « le monarque assyrien, réduit à la dernière extrémité, aurait vou'u, par le genre de mort qu'il avait choisi, donner à son sacrifice la forme d’une apothéose, et s’identifier avec le dieu national de son pays en se laissant consumer comme lui sur le bûcher ; de celle manière, en elfet, la mythologie et l'iiistoirc se seraient combinées dans une légende, oû le dieu et le monarque auraient fini par se confondre, ce qui n’a sans doute rien ijue de très conforme aux idées et aux habitudes de la civilisation asiatique ». Voir son mémoire « Sur l’Hercule assyrien et phénicien », Mémoires de l' .Xcadémie des Inscriptions et Belles-Lettres. XVII. Deuxième partie (Paris, 1848), j). 247 sq., 271 s([q. 11 a de même pleinement reconnu la notion de régénération par le feu {op. cil . p. 30 sq.). 11 est utile de noter que Crésus brûla sur un énorme bûcher les offrandes riches cl opulentes (ju’il dédia à Apollon à Delphes. Il pensait, dit Hérodote (1, 30), que, ainsi, le dieu prendrait possession de ces oITrandes,
531. Sur Isis, voir Plularcjue, Isis et Osiris, 16. Sur Déméter, \oir Homère, lignine à Déméter, 231-262; Apollodore, Bihliotheca, I, 3, I; Ovide, Eastes, IV. 547-36(1, Sur Thétis, voir Apollonius de Rhodes, .Xrgon, IV, 865-879; Apollodore, Biblioth. 111, 13, 6, La plupart de ces auteurs expriment très elairemenl l’idée que le feu consumait l’élément mortel et laissait l’élément immortel. C’est ainsi que Plutarque dit, lUpuatsiv tx Ovt.tx toC 'TÛ|j.aToç. Ai^ollodore dit (1. 5, 1). ek to» •zaTETÎOei TÔ PpÉ'fo; xal Ttepiiifipet Tàç Ovri-cà; ^xpza; aÙTOü et encore (1 Il-I ,'’.-6) sk to TiOp eyxpuÇoüax tt,; vuxtô; ê<p6Eip£v é r.v aÙTtp (ivf,T6v ■Tra'cpûov. Apollonius de Rhodes
ADONIS
dit : 'H (isv yàp pooTsa; aicl ~6pi jâpxa; ioalîv vjxTa ôià (j.iaTT,v s>>OY|i(ô "jpô?, cl on lit dans Ovide,
Inque foco l'ueri corpus vivente favilla Obruit, humanum purget ut ignis omis.
Sur l’usage de faire passer les enfants au-dessus d’un feu en guise de purification, voir tiolre note « Tlie Youlli of Achillcs », ClassicaJ Ueview, VII (189S), p. 293 sq. et l’Appendix à mon édition d’Apollodore, Bibliotheca, t. II, p. 311 sqq. Sur la vertu purificalive que les Grecs attribuaient au feu, voir aussi Ervin Rhode Psj/c/ié^ (Tiiliingen et Leipzig, 1903) II, 101, note 2. Les Warramungas de l’Australie Centrale gardent la tradition d’un grand homme qui « brûlait les enfants dans le feu pour les rendre plus vigoureux » (B. Spencer et F. J. Gillen. The Northern Trihes of Central Aiistralia, Londres, 1904, p. 429'.
.532. On dit qu’elle rendit la jeunesse à son époux Jason, à son beau-père Eson, aux nourrices de Dionysos et à leurs maris (Euripide, Médée, Argum.: Scoliaste sur Aristophane, Chevaliers, 1321 ; comparez Plaute, Pseudolus, 879 sqq.); et elle employa avec succès le même procédé pour un vieux bélier (Apollodore, Bihl. I, 9, 27; Pausanias, ^’III, ll,2;Hygin., Fab. 24).
333. Pindare, Olymp. I, 40 sq., avec le scoliaste : J. Tzetzes, Scol. sur Lycophron,