The Hihberl Journal, IV. (1906), p
809. Varron. De linyua Lalina, Y, 07, » (juoJ Jovis Juno conjux et in cælum ».
8(0. Saint Augustin, De civilale Del, IV, J.’. « Dicite liam [scil. Varro] de yene-
ralionibus deorum mayis ad poêlas quam ad physicos fuisse jjopulos inclinatos, el ideo et sexum el yeneraliones deorum majores suos, id esl veleres credidisse Romanos et eornm coiisli tuisse conjuyia.
811. Séncqnc, cité par saint-Augustin, De civilale Dei, 17, 10, « Quid quod et malrimonia, inquit, deorum junyimus, el ne pie quidem, fratrum ac sororum? Bellonam Marti conlor.amus, Vulcano Venerem, Neptuno Salaciam Quosdam larnen caelibes reliixinimus, quasi condicio dcfeceril, præsertim ciiui quædam l'idiiœ sinl, ul l'opulonia vel Fiilyora el dira Rumina; quibus ?ion miror petitorem defuisse ». Dans ce passage, le mariage de \’cnus et de ^'ulcain vient probablement de la Grèce. Mais tout le reste est purement romain.
812. Servius, sur ^'irgile, Geory. I, 514 « Aliiid est sacrum, aliud nuplbas Cereri celehrare, in quibus re vera vinum adhiberi nefas fiieral. quæ Orci nuptiæ dicebanlur, quas praesenlia sua ponlifices inyenli solemnilale celebrabanl ».
813. Servius, sur Virgile, Géory. I, 341 cl sur VEn. H'’, 58. Sur l'interdiction du vin, comparez Macrobe, Saliirn. III, II. Il paraît n'être pas douteu.v qu’Orcus était un dieu italien, iiuligène, de la mort et des morts. Voir les preuves rassemblées par 11. Peter, .s. v. « Orens », dans le Lexihon der yriech. und rom. Mythologie, de W. H. Roscher, III, 940 sqq., qui dit : « Orcus était évidemment l’un de ces anciens dieux romains qui occupèrent les pensées du peuple de la façon la plus vivace ». D’autre part le prof. G. Wissowa suppose qu’Orcus n’est qu’une forme d’emprunt du mot grec Horkos {Religion und Kultus der Rômer^, p. 310). Mais ilorkos n’était pas un dieu de la mort et des morts; il était simplement une personnification du serinent (opxoî; voir Hésiode, Les travaux el les jours, 804 "Opxov yeivép-evov, tov "Epiç xsxe irrip’ STtiépxoïsl, une idée abstraite qui ne joue qu’un rôle elTacé dans la mythologie et la religion grecques. Qu’une pareille abstraction grecque, si vague et si pâle, ait été, par un grossier malentendu, transformée en un dieu romain de la mort, extrêmeinenl populaire, non seulement accepté par le peuple, mais admis par les pontifes eux-mêmes dans le panthéon national et honoré par eux dans des cérémonies solennelles, voilà qui serait au plus haut jioint improbable.
814. Aulu-Gelle, XIII, 23 (22), I, sq., « Cornprecaliones deum immortaliiim, qiiae rilu Romano fiunl, exposilae sunl in libris sacerdolum populi Romani el in plerisque anliquis oraliojiibus. Di his scriplum esl : Luam Salurni, Salaciam Nepliini, Horam Quirini, Viriles Qiiirini, Maiam Volcani, Heriem Junonis, Moles Martis Nerieenmque Martis ». Au sujet de cette liste, voir W. Warde Fowler, Roman Festivals of lhe Period of lhe Republic (Londres, 1890), p. 60-62; id., The Religions Expérience of lhe Roman Peuple (Londres. 1911), p. 150 sqq., 481 sqq. Il soutient (p. 485) que les noms de femmes Salacia, etc., ne désignent
NOTES
pas des déesses, les épouses des dieux, niais qu’ils « indiquent les fondions ou attributs de la divinité niàle à qui ils sont appliqués ».
bl5. Aulu-Gelle, XIII, 23 (22). II-IC.
816. Macrubc, Salurn., I, 12, 18 « Cinyius meiisem[ilaiiim] nominatiini piilal a Maia, qiiarn Viilcani dicit uxorem, argumentoque iililur qnod flamen Vulcanalis Kalendis Maiis Unie deae rem divinam faeit: sed Piso uxorem Vulcani Majeslam, non Maiam, dicil vocari ». L’ouvrage de Cincius ((’.ingius) est mentionné par MacroFie dans le même chapitre (§ 12 « Cingiiis in eo Ubro qiiem de faslis reliqiiit) ». Sur la vie et les écrits de cet ancien annaliste et érudit, voir M. Schanz, Geschichte der rômischen Litteralur^, I (Munich, 1898), p. 128; G. M’issoxva, Münzer, et Cichorius, s. t'. « Cincius », dans la Real-encycîopadie der classischen Alterliimsiüissenschafl de Pauly-Wissowa, III. 2.')3) sqq. Tous ces auteurs modernes distinguent l’ancien annaliste de l'érudit, qu’ils croient avoir été un écrivain postérieur du même nom. Mais la distinction paraît être purement arbitraire, et ne s'appuie sans aucune autorité de l'antiquité.