‹ Adonis, étude de religions orientales comparéesChapitre 168 sur 189 · Tite-Live, VIII, I, 6; XLV · texte numérisé non relu

Tite-Live, VIII, I, 6; XLV

823. Festus, p. 186, éd. C. O. Müller « Opirna spolia dicunlur oriyinem quidem trahenlia ah Ope Salurni uxore »; id., j). 187 « Opis dicta est conjux Satiirni »; Macrobe, Saturnal, I, 10, 19 « Hanc aiitem deam Opem Saturni conjuyem credideriint, et ideo hoc mense Saturnalia ilemque Opalia celehrari, qiiod Saturniis ejusque uxor tam frityum quam fructuum repertores esse creduntur •>. Varron met ensemble Saturne et Ops [De Unyua latina, V. 57 « Principes in Latio Salnrnus et Ops « comparez id., 64), mais sans allirmer expressément qu'ils sont mari et femme. Le prof. G. Wissowa soutient néanmoins (pie le compagnon mâle (il ne dit pas l’époux) d'Ops était non pas Saturne, mais Cousus. Voir G. Wissowa » De feriis anni Uomanorum vetustissimi observationes seleclæ », réimprimé d ms son livre, Gesammelte Abhandlunyen zur rômischen Heliyionstind Stadlyeschichte (Munich, 1904), p. 156 sqq. W . M’arde Fowler adopte son opinion {Homan Eestivals of ttie Period of ttie Republic, p. 212; The Religions Expérience of lhe Roman Peuple, p. 482).

824. Lactancc, Divin. Dislit. IV, 3, » Itaque et Jupiter a precanlibus pater vocalur, et Salurnus, et Janus, et Liber, et celer i deinceps, qnod I.ucilius in deorum consilio irridel :

Cl nemo .'lit no.struni, gain aul pater optiniiis diviim VI Neptunus pater, Liber, Sattirnii.i pater. Mars,

Janus, Quiriniis pater noinen dUaliir ad unum.

Comjjarez Aulu-Gelle, 12, 5; Servius, sur Virgile, Geory., Il, 4. Les déesses romaines qui recevaient le titre de mère étaient Vesta, la Terre, Gps, Maluta et Lua Sur la » Mère A'esta », voir 'The Magic Art and lhe Evolution of Kinys, |):ir ,I.-G. Frazer, II, 229; sur la Terre Mère, voir II. Dessau, //iscri/jtioMe.s Laliniv seleclæ, n”' 395'i-:i9 i.ï, 3960 ; sur 0|)s Mère, voir Varron, De Unyua Lalina, V, 64; sur Maluta Mère, voir L. Prellcr, Rômische .Mythologie^. 1, 322 sqq. ; G. ^^'isso^va, Religion und Eullus der Ruiner*, p. 110, S(|([. ; id., s. v « Mater Maluta», dans le Lexikon der yriech. und rom. Mythologie de W. H. Itoschcr. Il, 2462, sqq. Nous

ADONIS

ne citons ces passages que pour prouver que les Romains donnaient communément à leurs divinités les titres de « Père » et de « Mère ». C’est nous qui en inférons que ces titres impliquaient la paternité ou la maternité, mais nous avons donné, dans le texte, certaines raisons qui portent à croire que les Romains eux mêmes pensaient ainsi. D’autre part W. Warde Fovvler préfère supposer que l’on n’employait ces titres que dans un sens figuré pour « montrer combien le citoyen humain dépend de son protecteur divin » ; mais il admet qu’il n’est pas facile de déterminer ce que les Romains entendaient exactement par les mots paler et mater ai)pliqués aux divinités {The lleligioiis Expérience of the Roman People, p. 155-157). Il fait en même temps celte observation importante que, autant qu’il en peut juger, jamais les Romains ne donnaient les titres de Père et de Mère à des dieux étrangers, mais « seulement aux cli indigetes ceux que leurs ancêtres regardaient à l’origine comme leurs compatriotes et leurs protecteurs ». La limitation est significative, et paraît plus facilement explicable dans notre lij'pothèse que dans celle de notre savant ami.

8^0. Voir Corpns Inscriplioniim I.atinarnm, XIV, n" 2862, 2863; H. Dessau, Inscriptiones Latinæ seleclæ, n"' 368i, 3685; R. Peter, .s. v. « Fortuna », dans le Lexikon der griechischen nnd rômischen Mgthologie de W. II. Rosclier, I, 1542; G. Wissovva, Religion iind KiiUus der Romer‘‘, p. 25!l. Nous devons remercier notre savant ami W. Warde Fovvler, qui nous a indiqué cette preuve excellente de la paternité de Jupiter.

826. L. Preller, Rômische Mythologie^ (Rerliii, 1381-1883), I, 379.

827. L’épitliète Inuiis, appli({uée au dieu Faune, était entendue dans ce sens par les Anciens, et ceci suffît à prouver l'idée qu’ils se faisaient de la virilité du dieu, que l’étymologie soit exacte ou non. Voir Servius, sur Virgile, En., VI, 775 « Dicitiir aiilem Inuus ah ineundo passim ciim omnibus animalihus ». Sur ce nom, voir G. Wissowa, Religion iind Kullus der Rômer^, p. 211, qui rejette cependant l'ancienne elyunologie et l’identification d’Inuus av'ec Faune.

828. Macrobe. Satiirn, I, 12, 21-24; Lactance, Divin. Instit., I, 22; Servius, sur Virgile, En., VIII, 314; Plutarque, César, 9; id., Quaest. Rom, 20. Selon Varron, la déesse était la fille de Faune (Macrobe, Satnrn,, I, 12, 27); selon Sextus Clodius, elle était sa femme (Lactance, l. c; comparez Arnobe, Adversus Naliones, V, 18).

829. Tite-Live, 1, 4, 2; Plutarque, Romuliis, 6; Denys d’Halicarnasse, Antiquit. Roman , I, 77.

830. Voir ,1. G. Frazer, The Magic Artaud the Evolution of Kings, II, 195 sq.

831. Plutarque, Romiilus, 2. L’autorité de Plutarque était Promathion, dans son histoire de l'Italie. Voir The Magic Art and the Evolution of Kings, II, 196.

Page 1