‹ Adonis, étude de religions orientales comparéesChapitre 71 sur 189 · Tacite^ Annales, III · texte numérisé non relu

Tacite^ Annales, III

99. Hérodote, I. 105; comparez Pausanias, I, 14, 7. Hérodote parle seulement du sanctuaire d’Aphrodite à Chypre, mais il doit faire allusion au grand sanctuaire de l’aphos. A Ascalon, on adorait une déesse à la forme de Sirène sous le nom de Derceto, et on lui consacrait des poissons et des colombes (Diodore de Sicile, II, 4; comparez Lucien, De dea Syria, 14). Le nom de Derceto, comme la forme plus correcte Atargatis, est une corruption grecque de ’Attâr, la forme araméenne d'Astarle, mais les deux déesses Atargatis et A.starté, malgré l’atïiiiité de leurs noms, paraissent avoir été historiquement distinctes. Voir Ed. Meyer, Geschichle des Altertums^ (Stuttgart et Berlin, 1909), pp. 603, 650 sq; F. Baethgen, Beilraye zur Sernilischen Reliyionsgeschichle (Berlin, 1888), pp. 68 sqq.; F. Cumont, svv. « Atargatis» et « Dea Syria » dans Real-Encyclopadie der classischen Altertiiinswissenschaft de Pauly-Wisso'vva ; René Dussaud, Notes de mythologie syrienne (Paris, 1903), pp. 82 sq ; R. A. Stewart Macalister, The Philistines. their History and Civilization (Londres, 1913), pp. 94 sqq.

100. Il est décrit par des écrivains anciens et représenté sur des monnaies. Voir Tacite, Histoires, II, 3; Maxime de Tyr, Dissert., VIII, 8; Servius, sur Virgile, Enéide, I, 720; T. L. Donaldson, Archilectura Numismatica, p. 107, avec la fig. 31 : Journal of Hellenic Studies, IX (1888), pp. 210-212. Selon Maxime de Tyr, on ne connaissait pas la matière de la pyramide. C’était probablement de la pierre. Les archéologues anglais ont trouvé plusieurs fragments de cônes blancs sur l’emplacement du temple de Paphos; Tun d'eux, qui reste encore dans son ancieiwae position, dans la chambre centrale, était en calcaire et de dimensions un peu plus grandes {Journal of Hellenic Studies, IX (1888), p. 180).

102. Sur des monnaies de Perga, le cône sacré est représenté avec une aussi riche décoration et s’élevant, dans un temple, entre des sphinx. Voir B. V. Head, Hisloria Nuinoruin (Oxford, 1887), p. 585; P. Gardner, Types of Greek Coins (Cambridge, 1883|, pl. XV, N'' 3; G. F. Hill, Catalogue of the Greek Coins of Lycia. Pamphylia, et Pisidia. (Londres 1897), pl. XXIV, 12, 15, 16. Cependant, M. G. F. Hill m'écrit : « La pierre de l’erga est elle réellement un cône? J'ai toujours jiensé que c’était un cube ou quelque chose de ce genre : sur les monnaies, la partie supérieure inclinée est sans doute un voile travaillé avec soin ou une coill'ure. La tête attachée à la pierre sc voit au milieu, surmontée d’un kalathos élevé. » Le sanctuaire se dressait sur une hauteur, et là se tenait une fête annuelle (Strabcjn, XIV, 4, 2 p. 667). Le véritable nom de la déesse était Anassa, c’est à dire « Reine ». Voir B. V. Head, 1. c.; Wcrnicke, s. v. » Artémis » dans Pauly-Wissowa, Real-Encyclopiidie der classischen Alterlumsirissenschafl, II, I, col., 1397. Aphrodite portait le même titre à Paphos. Voir note 133. Le culte de l’Artémis de Pci’ga à Ilalicarnasse était assuré i)ar une prêtresse, qui remplissait cette fonclion toute sa vie. et devait prononcer des prières pour la ville à chaque mnivelle lune. Voir G. Ditlenberger. Sytloge Inscriptionum Graecaruin, (Leipzig, 1898-1961) t. II, p. 373, N“ 601.

103. Hérodicn, Y, 3, 5. Ce cône était en pierre noire, avec quelques bosses comme la pierre de Cybéle à Pessinonte. Il est représenté sur les monnaies d’Kmése. Voir B. V. Head, Hisloria Numorum (Oxford 1887), p. 659; P. Gardner, Types of Greek Coins, pl. XV', N’ I. La pierre sacrée de Cybéle (pic les lîomains apportèrent de Pessinonte à Rome pendant la seconde guerre punique était tonte petite, noire, et rugueuse, mais ou ne nous dit pas qu’elle était de forme

ADONIS

conique. Voir Arnobe, Adversus Nutiones, VII, 40; Tite-Live, XXIX, II, 7. Selon une leçon, Servius (sur Virgile, Enéide, VII, 188), parle de la pierre de Cybèle comme d’une aiguille (acus), ce qui ferait penser à une forme conique. ' Mais la leçon ne paraît pas s’appuyer sur l’autorité des manuscrits, et d’autres corrections ont été suggérées.

104. G. Perrot et Ch. Chipiez, Histoire de l’Art dans l’Antiquité, 111, 273, 298, sq., 304 sq. Le sanctuaire d’Aphrodite, ou plutôt d’Astarté, à Golgi passe pour avoir été plus ancien encore que son sanctuaire à Paphos (Pausanias, VIII, 5, 2).

103. W. M. Flinders Petrie, TIesearc/ies in Sinaï (Londres 1900), pp. 133 sq., 189. Des cônes votifs, en argile, ont été trouvés en grand nombre en Babylonie, surtout à Lagash et Nippur. Voir M. Jastrow, The Religion of Bahylonia and Assyria (Boston, U. S. A., 1898), pp. 672-074.

lÔO. Tacite, Histoires, II, 3.

108. Nous savons ceci par une inscription trouvée à Paphos. Voir Journal of Hellenic Studies, IX (1888), pp. 188, 231.

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