‹ Adonis, étude de religions orientales comparéesChapitre 90 sur 189 · Rois XIX, 16; Isaïe, LX, I · texte numérisé non relu

Rois XIX, 16; Isaïe, LX, I

237. 1 Rois, XX, 41. C’est ainsi qn’en Afrique « les prêtres et les prétresses se distinguent facilement de la foule. Ils portent de longs cheveux, non peignés, tandis que les particuliers, sauf les femmes dans les villes sur le bord de la mer, les coupent ras... Prêtres et in-étresscs paraissent très souvent avec des cercles ronds peints autour de leurs yeux, ou avec tontes sortes de dessins, de marques ou de lignes peints eu blanc sur le visage, le cou, les épaules, ou les bras » (A. B. Ellis, The Tshi-speaking Beoples of the Gold Coast, p. 123). » Outre la marque ordinaire de la tribu, que poitent tous les iiuligénes, les i)rétres, dans le Dahomey, ont toute une variété de marques, quelques-unes d'un dessin très soigné, et un exjiert, d'après les signes que porte un prêtre, lient dire à quel dieu il est consacré, et quel rang il occupe dans son ordre. Ces marques de hiérarchie consistent en lignes, circonférences, losanges, et autres dessins, avec quelquefois l’image d’un crocodile ou d’un caméléon. On voit très souvent des-

NOTES

épaules couvertes d'un nombre infini de petites marques comme des points à côté les unes des autres. On considère tous ces signes comme sacrés, et il est interdit au.v la'iques de les loucher « (A. B. Ellis, The Ewe-speaking Peoples of the Slave Coast, p. 14(i). La raison pour laquelle les épaules du prophète portent des marques spéciales est peut-être fournie par cette phrase d'un Zoulou que n la partie sensible pour un homme-médecine est ses épaules. Tout ce qu’il sent est à l'emplacement de ses épaules. C est là l'endroit où les hommes noirs sentent l’Amatongo » (les esprits des ancèlresl. Voir K. Callaway, The Ileliifious System of the Amaziilii, part. II, p. 159. Ces analogies tirées de l'Afrique font penser que les « blessures entre les bras » (littéralement « entre les mains ») dont le prophète Zacharie parle iXIlI, 6) comme des insignes d’un prophète hébreu étaient des tatouages marqués sur ses épaules comme signes de sa fonction sacrée. Cette suggestion est confirmée par le récit même du prophète [l. c.), qui dit qu’il avait reçu les blessures dans la maison de ses amis : car le même mot d’amis est appliqué à plusieurs reprises par le prophète Osée aux Baalim (Osée, II, 5, 7, lü, iâ, 13, versets, 7, 9, lâ, 14, 13 en hébreui.

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