ACTE III, SCÈNE II
MAURICE
Ah! prenez garde, princesse, je finis toujours par conquérir les libertés que l'on me conteste.
LA PBItVCESSE.
C'est ce que nous verrons, et dussé-je vous perdre vous et celle que vous me préférez ; dussé-je pour la connaître, tout sacrifier...
MAURICE
Ecoutez donc... ce bruit dans la cour...
Un bruit de voiture !
MAURICE
Est-ce que vous attendez quelqu'un ?
LA PRINCESSE
Eh ! non, vraiment... M"e Duclos qui, seule, peut venir ici, ne s'en aviserait pas, sachant que nous devions nous y trouver.
maurice, à la Princesse, qui s'approche de la croisée, à droite.
Voyez donc... par la fenêtre du jardin, vous qui connaissez cette maison...
la princesse, redescendant vivement .* 0 ciel! c'est mon mari !
MAURICE
Que dites- vous?
la princesse.
Le prince de Bouillon, j'en suis sûre... je l'ai vu, descendant de voiture!
MAURICE
Qu'est-ce que cela signifie?
LA PRINCESSE
Je l'ignore... Mais il n'est pas seul, d'autres person- • Maurice, la Princesse.
nés l'accompagnent, que la unit ne m'a pas permis de distinguer...
Je les entends !... elles montent cet escalier!
LÀ PRINCESSE
C'est fait de moi !
HADRicE, remontant vers ls fond.
Non, tant que je serai près de vous.
LA PRINCESSE
Il ne s'agit pas de me défendre, mais d'empêcher que je sois vue dans celte maison !... Si le prince, si quelqu'un au monde se doute que j'y ai mis les pieds... je suis perdue de réputation!
MAURICE
C'est vrai !
LA PRINCESSE
Ils viennent... (Montrant la porte à droite.) Ah ! de ce côté...
MAURICE
Où cela conduit-il?
la princesse, traversant te théâtre et s'èlançant dans le cabinet à droite.
A un petit boudoir!